Économies d'énergie · Guide pratique
Combien coûte vraiment une journée de télétravail en électricité ?
Une journée de télétravail coûte 0,24 € d'électricité hors saison de chauffe et 1,07 € en plein hiver, face aux 2,70 € par jour exonérés par l'URSSAF. Le calcul poste par poste, le cas Tempo qui inverse le résultat, et vos droits si l'employeur ne verse rien.
Une journée de télétravail coûte 0,24 € d’électricité hors saison de chauffe, et 0,88 à 1,07 € en plein hiver, au Tarif Bleu Base à 0,2001 €/kWh. Face aux 2,70 € par jour que l’URSSAF exonère au titre de l’allocation forfaitaire, le compte est donc largement positif pour le salarié : sauf dans une configuration précise, l’option Tempo un jour rouge, où la journée grimpe à 3,90 € et dépasse le remboursement. Voici le calcul poste par poste, et ce que vous pouvez exiger si votre employeur ne verse rien.
Le surcoût d’une journée, poste par poste
Le point de départ compte autant que le calcul : ce qui pèse sur votre facture n’est pas ce que vous consommez en télétravaillant, mais l’écart entre une journée chez vous et une journée au bureau. Cette distinction élimine d’emblée le poste que tout le monde cite en premier.
La box internet tourne 24 heures sur 24, que vous soyez à votre bureau ou dans le train. Ses 25 W permanents coûtent environ 45 € par an, mais ils sont identiques les jours de télétravail et les autres : le surcoût est nul. Même raisonnement pour le réfrigérateur, la VMC ou le chauffe-eau, dont le fonctionnement ne dépend pas de votre présence.
| Poste | Hypothèse retenue | kWh par jour | Coût au Tarif Bleu Base |
|---|---|---|---|
| Ordinateur portable + écran externe | 80 W pendant 8 h | 0,64 | 0,13 € |
| Ordinateur fixe + deux écrans (variante) | 200 W pendant 8 h | 1,60 | 0,32 € |
| Éclairage du poste de travail, LED | 25 W pendant 6 h | 0,15 | 0,03 € |
| Bouilloire, cafetière, micro-ondes du midi | ≈ 0,40 kWh | 0,40 | 0,08 € |
| Chauffage électrique d’une pièce, en saison de chauffe | 1 000 W à 40 % pendant 8 h | 3,20 | 0,64 € |
| Box internet, réfrigérateur, VMC | fonctionnent de toute façon | 0 | 0 € |
Coûts calculés à 0,2001 €/kWh TTC, Tarif Bleu Base 6 kVA au 1er août 2026, hors abonnement.
Trois totaux se dégagent selon la saison et le matériel :
- Journée hors saison de chauffe, poste portable : 1,19 kWh, soit 0,24 €.
- Journée en saison de chauffe, poste portable : 4,39 kWh, soit 0,88 €.
- Journée en saison de chauffe, poste fixe et deux écrans : 5,35 kWh, soit 1,07 €.
L’enseignement tient en une ligne : le chauffage représente les trois quarts du surcoût hivernal. L’informatique, que l’on désigne spontanément comme le coupable, pèse 0,13 € par jour avec un portable. Vous pouvez retrouver la consommation de chaque équipement du foyer dans notre simulateur de coût des appareils électroménagers, qui applique les mêmes tarifs.
Une précision s’impose sur ces 80 et 200 W. Ce sont des puissances en usage actif, machine sollicitée et écran externe allumé, pas des moyennes annuelles. La campagne de mesures Panel Elecdom, menée par l’ADEME, Enedis et RTE, aboutit à 27 kWh par an pour un portable et 140 kWh pour un fixe, en lissant les longues plages de veille et d’inactivité d’un usage domestique ordinaire. Les deux approches ne se contredisent pas : ici, seules comptent les 8 heures pendant lesquelles la machine travaille vraiment. Le détail par type de machine figure dans notre dossier sur la consommation d’un ordinateur portable ou fixe.
Pourquoi le chauffage pèse autant
Un logement inoccupé la journée est censé passer en réduit : 3 à 4 °C de moins pendant les heures de bureau. Télétravailler supprime ce réduit sur la pièce occupée, parfois sur tout le logement quand le pilotage est centralisé. L’hypothèse retenue ici, un radiateur de 1 000 W fonctionnant 40 % du temps sur 8 heures, correspond à une pièce de bureau d’une quinzaine de mètres carrés correctement isolée.
Deux situations changent radicalement le résultat. Si votre logement est chauffé au gaz ou en collectif, ce poste disparaît de votre facture d’électricité, le surcoût existe toujours, mais il apparaît ailleurs. À l’inverse, dans un logement mal isolé où le radiateur tourne en continu pour tenir 19 °C, la journée peut atteindre 8 kWh et 1,60 €.
Sur l’année, ce que cela représente vraiment
Passer de la journée à l’année demande deux hypothèses explicites : 45 semaines travaillées, congés payés et jours fériés déduits, dont 26 semaines en saison de chauffe de mi-octobre à mi-avril.
| Rythme | Jours télétravaillés / an | Consommation ajoutée | Coût électricité | Allocation forfaitaire mensuelle | Écart |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 jour / semaine | 45 | 137 kWh | 27 € | 132 € | + 105 € |
| 2 jours / semaine | 90 | 274 kWh | 55 € | 264 € | + 209 € |
| 3 jours / semaine | 135 | 410 kWh | 82 € | 396 € | + 314 € |
| 5 jours / semaine | 225 | 684 kWh | 137 € | 660 € | + 523 € |
Allocation calculée selon la formule mensuelle admise par l’URSSAF en 2026 : 11 € par mois pour chaque jour de télétravail hebdomadaire, sans accord collectif, sur 12 mois.
Le rapport est constant : l’allocation représente environ cinq fois le surcoût électrique. Un télétravailleur à temps plein ajoute 684 kWh à sa consommation annuelle, soit 137 €, l’équivalent d’un sèche-linge utilisé normalement, ou d’un huitième de la facture du client type de la CRE, qui s’établit à 1 072 € TTC par an pour 4 500 kWh.
Ce constat mérite d’être dit clairement, parce qu’il circule très peu : le télétravail n’est pas un gouffre pour votre facture d’électricité. Il déplace des dépenses, le transport disparaît, les repas changent de nature, le chauffage augmente, mais le poste électrique reste modeste. Si votre facture a explosé depuis que vous télétravaillez, la cause est probablement ailleurs : une puissance souscrite mal dimensionnée, un chauffe-eau déréglé, ou simplement la hausse des tarifs.
Le cas Tempo, où le calcul s’inverse
C’est la seule configuration dans laquelle une journée de télétravail coûte plus cher que ce que l’employeur rembourse, et elle est loin d’être marginale, puisqu’elle concerne les foyers ayant souscrit l’option Tempo pour en tirer un gain annuel.
Les 22 jours rouges d’une saison ne peuvent tomber qu’entre le 1er novembre et le 31 mars, et jamais un samedi, un dimanche ou un jour férié. Autrement dit, ils tombent exclusivement des jours ouvrés : un télétravailleur les subit tous, alors qu’un salarié présent au bureau en passe l’essentiel hors de chez lui. Les heures creuses courant de 22 h à 6 h, une journée de travail se déroule intégralement en heures pleines.
| Type de jour Tempo | Prix du kWh en heures pleines | Coût de la journée de télétravail |
|---|---|---|
| Bleu (300 jours) | 0,1654 € | 0,88 € |
| Blanc (43 jours) | 0,1921 € | 1,03 € |
| Rouge (22 jours) | 0,7295 € | 3,90 € |
| Rappel : Tarif Bleu Base | 0,2001 € | 1,07 € |
Sur la base d’une journée d’hiver à 5,35 kWh, poste fixe et chauffage d’une pièce.
Un jour rouge porte donc le seul poste de télétravail à 3,90 €, soit 4,4 fois une journée bleue et au-dessus des 2,70 € exonérés. Sur les 22 jours rouges d’une saison, le surcoût atteint environ 66 € pour ce poste isolé, par rapport aux mêmes journées passées en jour bleu.
Ce chiffre ne concerne que le poste de travail. Un jour rouge, c’est l’ensemble du logement qui bascule à 0,7295 €/kWh en heures pleines, et la présence à domicile démultiplie l’effet sur le chauffage, la cuisson et l’eau chaude. Un télétravailleur intensif doit refaire son arbitrage Tempo avec son taux de présence réel : notre simulateur Tempo permet de le chiffrer sur son taux de présence réel.
Ce que votre employeur doit vous verser
Le principe juridique
L’obligation de prise en charge a changé de support en 2017 : l’article L. 1222-9 du code du travail ne la mentionne plus explicitement. Le principe n’a pas disparu pour autant. L’article 3.1.5 de l’accord national interprofessionnel du 26 novembre 2020, étendu par arrêté du 2 avril 2021, rappelle que les frais engagés par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle et dans l’intérêt de l’entreprise sont à la charge de l’employeur.
L’extension a été assortie d’une réserve utile à connaître : la validation de l’employeur mentionnée par l’accord doit s’entendre comme préalable à l’engagement de la dépense, non postérieure. Vous ne pouvez donc pas acheter un fauteuil de bureau et en réclamer le remboursement ensuite ; mais l’employeur ne peut pas non plus vous opposer une absence de validation qu’il n’a jamais organisée.
Les barèmes 2026
L’URSSAF admet deux formules, exonérées de cotisations sociales sans justificatif dans les limites suivantes :
| Formule | Sans accord collectif | Avec accord collectif ou charte |
|---|---|---|
| Par jour télétravaillé | 2,70 € | 3,30 € |
| Plafond mensuel correspondant | 59,40 € | 72,60 € |
| Par mois, et par jour de télétravail hebdomadaire | 11 € | 13,20 € |
La formule mensuelle est souvent la plus avantageuse et la plus simple : deux jours de télétravail par semaine ouvrent droit à 22 € par mois, versés toute l’année, y compris les mois de congés. Au-delà de ces plafonds, l’exonération reste possible, mais l’employeur doit alors produire les justificatifs en cas de contrôle.
Si l’employeur ne verse rien
C’est un cas fréquent, et il ne vous laisse pas sans recours. Trois démarches, dans cet ordre :
- Vérifiez ce qui existe déjà. Consultez votre convention collective, l’accord d’entreprise et la charte de télétravail s’il en existe une. Beaucoup d’accords de branche prévoient une indemnité que l’entreprise n’applique pas spontanément.
- Saisissez les représentants du personnel. Le comité social et économique est consulté sur la charte de télétravail ; l’absence de prise en charge des frais est un sujet légitime de négociation, appuyé sur l’ANI de 2020.
- Chiffrez votre demande. Une demande argumentée pèse plus qu’une revendication de principe. Le calcul de ce dossier, appliqué à votre rythme et à votre matériel, tient en cinq lignes, et il joue en votre faveur, puisqu’il montre que le forfait de 2,70 € couvre l’électricité sans difficulté.
Un point d’honnêteté : le solde positif du tableau annuel n’est pas un gain net. L’allocation forfaitaire est censée couvrir l’ensemble des frais du domicile devenu lieu de travail, abonnement internet, chauffage toutes énergies, eau, assurance habitation, mobilier, consommables. L’électricité n’en est qu’une composante, et la plus faible.
Mesurer votre propre surcoût, sans rien estimer
Toutes les valeurs de ce dossier sont des moyennes. Votre compteur, lui, connaît le chiffre exact.
Activez l’enregistrement de la courbe de charge sur votre espace client Enedis : le compteur mémorise alors votre consommation par tranche de trente minutes, sur les douze derniers mois glissants. Sélectionnez ensuite deux journées de température extérieure comparable, l’écart doit rester inférieur à 2 °C, l’une télétravaillée, l’autre passée au bureau, et relevez la consommation entre 8 h et 19 h. La différence est votre surcoût réel.
Répétez l’opération sur trois ou quatre paires de journées pour lisser les aléas : une lessive, un four allumé ou un enfant malade suffisent à fausser une comparaison isolée. Multipliez ensuite l’écart moyen par le prix TTC de votre kWh et par votre nombre de jours télétravaillés dans l’année.
Si le résultat vous surprend nettement à la hausse, le coupable est presque toujours le chauffage : un radiateur laissé à pleine consigne dans une pièce peu utilisée, un thermostat d’ambiance qui pilote tout le logement sur la température du bureau, ou un réduit d’absence que la programmation n’applique plus. C’est là que se joue l’essentiel, pas sur la mise en veille de l’ordinateur.
Ce qu’il faut retenir pour agir
Si vous télétravaillez et que votre employeur verse l’allocation forfaitaire, l’électricité est un non-sujet : le forfait la couvre environ cinq fois. Concentrez votre attention sur le chauffage de la pièce de travail, seul poste réellement significatif, et sur la cohérence de votre programmation les jours de présence.
Si votre employeur ne verse rien, sachez que l’enjeu électrique se chiffre à 27 € par an pour un jour de télétravail par semaine et 137 € à temps plein. Cela vaut une demande argumentée, mais moins que le gain d’un changement d’offre : un écart de 10 % sur le prix du kWh représente plus de 100 € par an sur une facture moyenne, soit davantage que le surcoût du télétravail à temps plein. Notre comparateur d’offres chiffre cet écart sur votre consommation réelle.
Et si vous êtes à Tempo, refaites le calcul avant l’hiver. C’est la seule configuration où le télétravail change vraiment la donne, dans le mauvais sens, et de façon parfaitement prévisible.
Chiffrer le surcoût électrique de son télétravail
La méthode pour calculer, puis vérifier au compteur, ce que votre télétravail ajoute réellement à votre facture d'électricité.
Relever la puissance de votre poste de travail
Lisez la puissance inscrite sur le bloc d'alimentation de l'ordinateur et sur l'étiquette de l'écran. Comptez 60 à 90 W pour un portable avec un écran externe, 180 à 250 W pour une tour avec deux écrans. La box internet ne compte pas : elle tourne déjà 24 h sur 24, que vous soyez chez vous ou non.
Multiplier par la durée réelle de la journée
Retenez 8 heures de fonctionnement. Un poste à 80 W consomme 0,64 kWh par jour, un poste à 200 W en consomme 1,60. Ajoutez environ 0,15 kWh d'éclairage et 0,40 kWh pour la bouilloire, la cafetière et le micro-ondes du midi.
Estimer le poste chauffage, décisif en hiver
Si vous chauffez électriquement une pièce qui serait restée en réduit pendant votre absence, comptez un radiateur de 1 000 W fonctionnant à environ 40 % du temps sur 8 heures, soit 3,2 kWh par jour. Ce poste ne s'applique qu'en saison de chauffe et disparaît si votre logement est chauffé au gaz ou en collectif.
Passer à l'année
Multipliez le total d'une journée d'hiver par 26 semaines de chauffe et le total d'une journée hors chauffe par 19 semaines, chaque fois par votre nombre de jours télétravaillés par semaine. Multipliez le résultat en kWh par le prix TTC de votre kWh.
Vérifier sur la courbe de charge du compteur
Activez l'enregistrement de la courbe de charge sur votre espace client Enedis, puis comparez deux journées de température extérieure comparable, l'une télétravaillée, l'autre au bureau. L'écart mesuré entre 8 h et 19 h valide ou corrige votre estimation.
Comparer avec ce que verse l'employeur
Rapportez le total annuel à l'allocation perçue : 2,70 € par jour télétravaillé ou 11 € par mois et par jour hebdomadaire. Si l'employeur ne verse rien, demandez l'ouverture d'une négociation ou l'élaboration d'une charte, et conservez le détail de votre calcul.
Questions fréquentes
Combien coûte une journée de télétravail en électricité ?
Entre 0,24 € et 1,07 € selon la saison et le matériel, au Tarif Bleu Base à 0,2001 €/kWh. Hors saison de chauffe, un poste portable avec son écran, l'éclairage et les boissons chaudes du midi représentent environ 1,19 kWh, soit 0,24 €. En hiver, si vous chauffez électriquement une pièce qui serait restée en réduit, comptez 3,2 kWh de plus, ce qui porte la journée à 0,88 € avec un portable et 1,07 € avec un poste fixe et deux écrans. Le chauffage pèse donc à lui seul les trois quarts de la facture d'une journée d'hiver.
L'employeur est-il obligé de rembourser l'électricité du télétravail ?
Le code du travail ne le prévoit plus explicitement depuis 2017, mais le principe demeure : l'article 3.1.5 de l'accord national interprofessionnel du 26 novembre 2020, étendu par arrêté du 2 avril 2021, rappelle que les frais engagés par le salarié pour les besoins de son activité et dans l'intérêt de l'entreprise sont à la charge de l'employeur. L'extension a été assortie d'une réserve : la validation de l'employeur doit être préalable à la dépense, pas postérieure. En pratique, la plupart des entreprises s'acquittent de cette obligation par une allocation forfaitaire plutôt que par un remboursement au réel.
Quel est le montant de l'allocation forfaitaire de télétravail en 2026 ?
Sans accord collectif, l'URSSAF admet 2,70 € par jour télétravaillé, dans la limite de 59,40 € par mois, exonérés de cotisations sans justificatif. Une formule mensuelle existe en parallèle : 11 € par mois pour chaque jour de télétravail hebdomadaire, soit 22 € pour deux jours par semaine, 33 € pour trois. En présence d'un accord collectif ou d'une charte, ces plafonds passent à 3,30 € par jour, 72,60 € par mois, ou 13,20 € par mois et par jour hebdomadaire.
L'allocation forfaitaire couvre-t-elle le surcoût d'électricité ?
Largement, dans la quasi-totalité des cas. À deux jours par semaine, le surcoût électrique annuel s'établit autour de 55 € quand l'allocation mensuelle atteint 264 € sur l'année. L'écart n'est pas un bénéfice pour autant : le forfait est censé couvrir l'ensemble des frais du domicile professionnel, abonnement internet, chauffage toutes énergies confondues, eau, assurance, mobilier et consommables. L'électricité n'en est qu'une composante, et la plus modeste.
Le télétravail est-il compatible avec l'option Tempo ?
C'est la configuration la plus risquée. Les 22 jours rouges tombent uniquement des jours ouvrés entre le 1er novembre et le 31 mars, jamais un samedi, un dimanche ou un jour férié : un télétravailleur les subit donc tous, alors qu'un salarié au bureau les passe en grande partie hors de chez lui. Le seul poste de télétravail passe de 0,88 € un jour bleu à 3,90 € un jour rouge en heures pleines, soit environ 66 € de surcoût sur une saison complète pour ce poste isolé, et bien davantage sur le chauffage de tout le logement.
Peut-on déduire ses frais de télétravail des impôts ?
Oui, si vous optez pour les frais réels au lieu de l'abattement de 10 %, et à condition que ces frais n'aient pas déjà été remboursés par l'employeur. Les allocations forfaitaires versées dans les limites admises sont elles-mêmes exonérées d'impôt sur le revenu ; elles ne sont donc ni imposables, ni déductibles une seconde fois. Le calcul aux frais réels n'a d'intérêt que si vos frais professionnels totaux, trajets compris, dépassent l'abattement forfaitaire.
Comment mesurer précisément le surcoût de mon télétravail ?
Votre compteur Linky enregistre une courbe de charge à la demi-heure, consultable sur votre espace client Enedis une fois l'enregistrement activé. Comparez deux journées de même température extérieure, l'une télétravaillée, l'autre passée au bureau, et relevez l'écart entre 8 h et 19 h. Répétez l'opération sur trois ou quatre paires de journées pour lisser les aléas, puis multipliez l'écart moyen par le prix de votre kWh et par votre nombre de jours télétravaillés dans l'année.
À lire ensuite
Ordinateur portable ou fixe : combien coûte-t-il vraiment sur la facture d'électricité ?
Un ordinateur portable consomme en moyenne 27 kWh par an, un ordinateur fixe 140 kWh, selon la campagne Panel Elecdom (ADEME, Enedis, RTE) : un facteur supérieur à 5. Le détail par type de machine, l'évolution sur quatre ans et le cas des serveurs domestiques, chiffres à l'appui.
- Un ordinateur portable consomme en moyenne 27 kWh/an (5,40 €), contre 140 kWh/an (28 €) pour un fixe, selon le Panel Elecdom (ADEME, Enedis, RTE), un facteur supérieur à 5.
- La consommation des ordinateurs fixes a augmenté de 123 à 140 kWh/an en quatre ans de mesures, une tendance à contre-courant des autres appareils du foyer, portée par des configurations plus puissantes.
Couverture chauffante électrique : combien coûte-t-elle vraiment en électricité ?
Une couverture chauffante coûte entre 0,01 € et 0,07 € par nuit selon le format et la durée d'usage, soit moins de 11 € sur toute une saison de chauffe. L'arrêt automatique de sécurité, imposé par les fabricants, limite aussi naturellement le coût.
- Une couverture chauffante 1 personne (55-60 W) coûte entre 0,01 € et 0,04 € par nuit selon la durée d'usage ; un modèle 2 personnes (120 W), entre 0,01 € et 0,07 €.
- Sur une saison de chauffe de 150 nuits, le coût total reste entre 0,90 € et 10,81 € selon le format et la fréquence d'usage maximal.
30 façons de réduire sa facture d'électricité, chiffrées en euros
30 gestes pour réduire votre facture d’électricité, classés par gain et effort, avec économies annuelles au tarif d’août 2026 et pièges à éviter vraiment.
- Au tarif réglementé Base d’août 2026, chaque tranche de 100 kWh évitée représente 20,01 € TTC d’économie sur la consommation.
- Changer d’offre peut économiser environ 54 € par an pour une facture moyenne de 1 072 €, sans modifier vos habitudes ni vos appareils.