Abonnement
Prix et facturation Partie fixe de la facture d’électricité, payée pour maintenir le contrat et l’accès au réseau, même sans consommation.
Définition complète
L’abonnement est la part fixe de votre facture d’électricité. Il finance notamment l’accès au réseau, le comptage et les coûts fixes liés à votre contrat. Vous le payez que vous consommiez beaucoup, peu ou pas d’électricité pendant la période facturée.
Son montant dépend principalement de la puissance souscrite, exprimée en kVA, et de l’option tarifaire choisie : Base, Heures Pleines/Heures Creuses ou Tempo. Au tarif réglementé de vente, un contrat de 6 kVA en option Base coûte 190,32 € TTC par an au 1er août 2026, soit environ 15,86 € par mois. Ce montant s’ajoute à la part variable calculée selon vos kWh consommés.
Comparer uniquement le prix du kWh peut donc être trompeur, surtout pour un logement peu consommateur : un abonnement moins cher peut compenser un prix du kWh légèrement plus élevé.
Voir aussi : Part variable · Prix du kWh · Puissance souscrite · Coût complet du kWh
Accise sur l’électricité
Taxes et contributions Taxe nationale calculée sur chaque kilowattheure consommé, fixée à 30,62 €/MWh et intégrée au prix final de l’électricité.
Définition complète
L’accise sur l’électricité est un impôt indirect national dû pour l’électricité consommée. Elle est facturée par le fournisseur puis reversée à l’État. Son montant dépend uniquement du volume consommé, et non du fournisseur choisi, de la puissance du compteur ou de l’option tarifaire. Au 1er août 2026, son tarif est de 30,62 €/MWh, soit 0,03062 €/kWh. Pour 100 kWh consommés, l’accise représente donc 3,062 € avant application de la TVA.
Elle fait partie de la fiscalité déjà intégrée dans le prix TTC affiché par les fournisseurs. Par exemple, le tarif réglementé en option Base 6 kVA est de 0,2001 €/kWh TTC : ce prix comprend l’énergie, l’acheminement et les taxes, dont l’accise. La TVA de 20 % s’applique aussi à cette taxe. L’accise est le nom en vigueur de la TICFE depuis 2022.
Voir aussi : TICFE · CSPE · TVA sur l’électricité · TURPE
Ampère
Réseau et compteur L’ampère est l’unité d’intensité du courant électrique, utilisée pour dimensionner les circuits et régler certaines protections.
Définition complète
L’ampère, symbolisé par A, est l’unité qui mesure l’intensité du courant électrique, c’est-à-dire le débit de charges électriques dans un circuit. Cette valeur sert notamment à choisir les sections de câbles et les calibres de disjoncteurs, afin d’éviter l’échauffement excessif des conducteurs.
La relation entre puissance, tension et intensité permet d’obtenir un ordre de grandeur : pour un appareil résistif alimenté en 230 V, une intensité de 10 A correspond à environ 2 300 W. La puissance réelle peut toutefois différer pour des appareils comportant des moteurs, des alimentations électroniques ou d’autres composants : le facteur de puissance entre alors en jeu.
Un disjoncteur de 16 A ne signifie pas qu’un appareil consommera toujours 16 A. Il indique le courant maximal prévu pour le circuit avant déclenchement selon ses caractéristiques. L’ampère ne doit pas être confondu avec le watt, qui mesure une puissance.
Voir aussi : Watt · Puissance apparente · Disjoncteur · Monophasé
ARENH
Marché et production L’ARENH permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter une part de l’électricité nucléaire historique d’EDF à un prix régulé.
Définition complète
L’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) était un dispositif français qui permettait aux fournisseurs concurrents d’EDF d’acheter une partie de la production nucléaire historique à un tarif fixé par les pouvoirs publics. Son objectif était de leur donner accès à une électricité dont le coût de production ne dépend pas entièrement des prix du marché de gros.
Le volume total disponible était plafonné à 100 TWh par an et le prix de l’ARENH était fixé à 42 €/MWh. Lorsque les demandes des fournisseurs dépassaient ce plafond, les volumes étaient écrêtés : chaque fournisseur recevait moins que la quantité demandée et devait compléter ses achats sur le marché.
L’ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, il est remplacé par le Versement nucléaire universel, qui ne repose plus sur la vente de volumes nucléaires réservés aux fournisseurs.
Voir aussi : Versement nucléaire universel · Marché de gros · Prix spot
Arrêté S21
Énergie verte et production locale Arrêté tarifaire encadrant, pour les projets photovoltaïques concernés, les conditions de vente de l’électricité et certaines primes d’investissement.
Définition complète
L’arrêté S21 désigne l’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 encadrant le soutien à certaines installations photovoltaïques. Malgré son nom, il ne s’applique pas uniquement aux panneaux posés en 2021 : il fixe un cadre qui a été modifié depuis et dont les paramètres tarifaires évoluent périodiquement.
Dans son champ d’application, il détermine notamment les conditions de l’obligation d’achat, les modalités de vente en totalité ou de vente du surplus, ainsi que certaines primes à l’investissement. Le montant applicable dépend notamment de la puissance de l’installation, de son type, de son mode de valorisation et de la date retenue pour la demande complète du projet.
Une installation de 3 kWc en toiture qui autoconsomme sa production et vend son surplus peut relever de ce cadre si elle remplit les conditions prévues. S21 ne désigne donc ni une marque de panneaux ni un contrat d’électricité : c’est un texte réglementaire à distinguer du devis de l’installateur et du contrat de fourniture du logement.
Voir aussi : Obligation d’achat · Surplus · Autoconsommation · Puissance crête
Autoconsommation
Énergie verte et production locale Consommation directe, sur votre site, de tout ou partie de l’électricité que vous produisez, le plus souvent grâce à des panneaux photovoltaïques.
Définition complète
L’autoconsommation consiste à utiliser directement l’électricité produite sur votre logement, votre local ou votre terrain. Elle concerne surtout les installations photovoltaïques : quand les panneaux produisent et que des appareils fonctionnent au même moment, cette production réduit les kilowattheures achetés au fournisseur.
Par exemple, une installation qui produit 10 kWh sur une journée et dont le foyer consomme instantanément 6 kWh permet d’autoconsommer 6 kWh. Les 4 kWh restants constituent le surplus : ils peuvent être injectés sur le réseau, vendus dans certains cadres ou non valorisés selon le contrat retenu.
L’autoconsommation ne rend pas automatiquement autonome. La nuit, lors d’une faible production ou quand les besoins dépassent la puissance solaire disponible, le logement reste alimenté par le réseau. Son résultat dépend principalement de la simultanéité entre production et usages : chauffe-eau, lave-linge, recharge d’un véhicule ou pompe de piscine peuvent être programmés pendant les heures ensoleillées.
Voir aussi : Taux d’autoconsommation · Surplus · Puissance crête · Onduleur
Autoconsommation collective
Énergie verte et production locale Dispositif permettant à plusieurs participants de partager localement, via le réseau public, l’électricité produite par une ou plusieurs installations renouvelables.
Définition complète
L’autoconsommation collective permet à plusieurs consommateurs et, éventuellement, à plusieurs producteurs de se répartir une production locale d’électricité renouvelable. Elle peut réunir, par exemple, les habitants d’un immeuble, des maisons voisines, des commerces ou des bâtiments d’une même collectivité.
Le partage ne passe pas par un câble privé reliant chaque participant aux panneaux. L’électricité circule sur le réseau public et la répartition est réalisée de façon comptable grâce aux compteurs communicants. À chaque pas de 30 minutes, la part de production attribuée à chaque participant est déduite de sa consommation facturée par son fournisseur.
Une personne morale organisatrice coordonne l’opération, enregistre les participants et fixe les clés de répartition. Ainsi, dans une résidence de 12 logements équipée de panneaux en toiture, chaque foyer peut recevoir une fraction de la production selon une clé fixe ou variable. Chaque participant conserve son propre contrat d’électricité pour le complément acheté au réseau.
Voir aussi : Autoconsommation · Surplus · Personne morale organisatrice · Taux d’autoconsommation
Autorelevé
Contrat et souscription L’autorelevé consiste à transmettre soi-même au fournisseur ou au gestionnaire de réseau les chiffres affichés par son compteur d’électricité.
Définition complète
L’autorelevé consiste à relever vous-même l’index affiché par votre compteur et à le communiquer selon le canal proposé par le fournisseur ou le gestionnaire de réseau. Il peut être utile lors d’un déménagement, d’une régularisation ou lorsqu’aucun relevé à distance n’est disponible. Il ne s’agit pas d’une estimation : vous transmettez un chiffre visible sur l’appareil.
Sur un compteur classique en option Base, vous relevez généralement un seul index en kWh. En heures pleines/heures creuses, il faut distinguer les 2 index. Avec un compteur Linky, les données peuvent souvent être collectées à distance, mais un autorelevé peut rester demandé dans certaines situations. Prenez une photo datée de l’écran lors d’une relève de départ : elle peut aider à justifier l’index déclaré sur la facture de clôture.
- Relevez les chiffres en kWh, sans confondre l’index avec la puissance en kVA.
- Indiquez séparément les index HP et HC lorsque votre contrat le prévoit.
- Un autorelevé incohérent peut être contrôlé ou corrigé ultérieurement.
Voir aussi : Index · Facture de clôture · Résiliation · Linky
Certificats d’économie d’énergie
Taxes et contributions Dispositif obligeant les fournisseurs d’énergie à financer des économies d’énergie, dont le coût peut être répercuté dans leurs offres.
Définition complète
Les certificats d’économie d’énergie, ou CEE, ne sont pas une taxe directement prélevée sur chaque kWh. C’est un dispositif qui oblige les fournisseurs d’électricité, de gaz, de carburants et de chaleur à promouvoir ou financer des travaux réduisant les consommations d’énergie. Pour remplir leur obligation, ils peuvent verser une prime, proposer une aide à la rénovation ou acheter des certificats obtenus par d’autres acteurs.
Un CEE est exprimé en kWh cumac : un kWh d’énergie économisée, cumulé sur la durée de vie conventionnelle de l’opération et actualisé. Par exemple, l’isolation de combles ou le remplacement d’un ancien équipement de chauffage peuvent ouvrir droit à des CEE si les conditions du dispositif sont respectées. Le coût des obligations CEE peut être intégré dans les prix des offres d’énergie, mais il n’existe pas nécessairement comme ligne séparée et identique sur chaque facture. À la différence de l’accise fixée à 30,62 €/MWh, son incidence dépend de la stratégie commerciale du fournisseur et des opérations qu’il finance.
Voir aussi : Accise sur l’électricité · TURPE · TVA sur l’électricité
Chèque énergie
Droits et aides Aide nominative de l’État, attribuée sous conditions de ressources, pour aider un ménage à régler ses factures ou achats d’énergie.
Définition complète
Le chèque énergie est une aide de l’État destinée aux ménages aux revenus modestes. Il permet de payer tout ou partie d’une facture d’électricité, de gaz, de chaleur, de fioul, de bois ou d’autres combustibles utilisés pour le logement. Il ne peut pas être encaissé sur un compte bancaire.
Son attribution dépend notamment des ressources et de la composition du foyer fiscal. Les modalités d’identification des bénéficiaires et de réclamation évoluent selon les campagnes : il convient donc de vérifier les conditions applicables à l’année concernée. Le montant n’est pas identique pour tous les ménages : par exemple, un chèque de 100 € peut être déduit d’une facture d’électricité de 180 €.
Le chèque est valable jusqu’au 31 mars de l’année suivant son émission. Il peut être utilisé en ligne ou transmis au fournisseur. Il ne supprime pas les dettes antérieures qui dépasseraient son montant.
Voir aussi : Précarité énergétique · Fonds de solidarité pour le logement · Trêve hivernale
Compteur Linky
Réseau et compteur Linky est le compteur communicant qui mesure la consommation électrique et transmet des données utiles à la relève et à la facturation.
Définition complète
Linky est le compteur électrique communicant déployé sur le réseau géré par Enedis. Il mesure l’énergie consommée en kilowattheures, affiche des informations utiles au client et permet la transmission à distance des index de consommation. Cette communication évite habituellement une relève manuelle et facilite les mises en service, changements de puissance ou modifications d’option tarifaire, lorsque les conditions techniques sont réunies.
Le compteur peut aussi enregistrer une consommation détaillée par pas de 30 minutes, notamment pour établir une courbe de charge lorsque cette fonctionnalité est activée. Ces données peuvent aider à repérer les usages les plus consommateurs selon l’heure.
- Linky ne choisit pas le fournisseur d’électricité.
- Il peut couper l’alimentation si la puissance appelée dépasse durablement la puissance souscrite.
- Le disjoncteur de l’installation conserve son rôle de protection électrique.
Voir aussi : Courbe de charge · Puissance apparente · Disjoncteur · Enedis
Contrat pour différence
Marché et production Un contrat pour différence stabilise le revenu d’un producteur en compensant l’écart entre un prix de référence et le prix de marché.
Définition complète
Un contrat pour différence, souvent appelé CFD, est un contrat qui stabilise le prix reçu par un producteur d’électricité. Il compare un prix de référence, parfois nommé prix d’exercice, au prix observé sur le marché de gros. L’écart entre les deux donne lieu à un paiement dans un sens ou dans l’autre.
Par exemple, avec un prix de référence de 80 €/MWh, si le prix de marché est de 60 €/MWh, le contrat peut verser 20 €/MWh au producteur. Si le marché atteint 100 €/MWh, le producteur reverse au contraire 20 €/MWh à la contrepartie prévue par le contrat. Les règles précises dépendent de chaque dispositif.
Ce mécanisme peut faciliter le financement d’installations dont les revenus seraient trop incertains avec le seul marché de gros. Il protège partiellement le producteur contre les prix bas, tout en permettant de récupérer une partie des revenus lorsque les prix deviennent élevés.
Voir aussi : Versement nucléaire universel · Marché de gros · Prix spot · Prix négatif
Contrat unique
Contrat et souscription Le contrat unique permet de souscrire auprès d’un fournisseur la fourniture d’électricité et l’accès au réseau public de distribution.
Définition complète
Le contrat unique réunit dans une même souscription la fourniture d’électricité et l’accès au réseau public de distribution. Vous signez avec votre fournisseur, qui facture l’électricité consommée, l’abonnement, les coûts d’acheminement et les taxes applicables. Vous n’avez donc pas à signer séparément un contrat avec le gestionnaire du réseau pour un logement raccordé.
Le fournisseur reste votre interlocuteur commercial pour la facture, la souscription, la résiliation ou le changement d’offre. Le gestionnaire de réseau conserve toutefois la responsabilité technique : compteur, relevés, raccordement, qualité de l’alimentation et dépannage en cas de panne sur le réseau. Par exemple, une coupure de quartier ne se résout pas par un changement de fournisseur, même si la facture est éditée par celui-ci.
- Un seul interlocuteur commercial facture l’ensemble des composantes.
- Le réseau demeure commun à tous les fournisseurs.
- Le contrat ne modifie ni le compteur ni la qualité physique de l’électricité livrée.
Voir aussi : Fournisseur d'électricité · Mise en service · Résiliation · TURPE
Contribution au service public de l’électricité
Taxes et contributions Expression désignant historiquement la CSPE, contribution liée au financement de certaines charges publiques du système électrique français.
Définition complète
La contribution au service public de l’électricité est le développement du sigle CSPE. Cette expression désigne historiquement une contribution destinée à couvrir des charges de service public liées au système électrique, comme le soutien à certaines productions renouvelables, la solidarité territoriale ou des mécanismes sociaux. Elle ne correspond toutefois plus, en 2026, à une ligne fiscale autonome à ajouter à la facture.
Depuis la réforme de 2016, l’ancienne composante fiscale de la CSPE a été intégrée à la TICFE, devenue l’accise sur l’électricité en 2022. Le prélèvement applicable est donc l’accise, dont le tarif est de 30,62 €/MWh au 1er août 2026. Pour 1 000 kWh consommés, cela représente 30,62 € d’accise avant TVA. Certains documents emploient encore « contribution au service public de l’électricité » de manière générale pour évoquer les charges financées par la puissance publique. Pour lire une facture actuelle, il faut surtout repérer l’accise et ne pas la cumuler avec une CSPE distincte.
Voir aussi : CSPE · TICFE · Accise sur l’électricité · TVA sur l’électricité
Courbe de charge
Réseau et compteur La courbe de charge retrace la puissance ou la consommation d’un site au fil du temps, par intervalles de mesure successifs.
Définition complète
La courbe de charge représente l’évolution de la consommation électrique d’un logement, d’une entreprise ou d’un site de production au cours du temps. Elle permet de visualiser les moments où la puissance appelée augmente ou diminue, plutôt que de ne regarder qu’un total mensuel ou annuel en kilowattheures.
Avec un compteur communicant, la courbe peut être établie par intervalles de 30 minutes. Par exemple, deux logements consommant chacun 300 kWh sur un mois peuvent avoir des profils très différents : l’un peut surtout consommer le soir, l’autre la nuit ou en journée.
Cette information sert à mieux comprendre certains usages, à vérifier l’intérêt d’une option heures pleines/heures creuses ou à détecter des pointes de consommation. Elle ne remplace pas la facture : elle décrit le profil temporel de l’énergie ou de la puissance appelée.
Voir aussi : Compteur Linky · Kilowattheure · Puissance apparente · Heures pleines et heures creuses
Coût complet du kWh
Prix et facturation Coût moyen réellement payé par kWh après répartition de l’abonnement, des taxes et de toutes les composantes de la facture.
Définition complète
Le coût complet du kWh est le coût moyen réellement supporté pour chaque kWh consommé, une fois l’abonnement inclus. Il se calcule en divisant le montant total annuel de la facture par le nombre de kWh consommés. Il donne une vision plus utile que le seul prix affiché du kWh, en particulier pour les petits consommateurs.
Au tarif réglementé en 6 kVA Base au 1er août 2026, avec une consommation hypothétique de 3 500 kWh par an, le calcul est le suivant : 190,32 € d’abonnement + 3 500 × 0,2001 €, soit 890,67 € TTC. Le coût complet atteint donc environ 0,2545 € par kWh. Il est supérieur au prix unitaire de 0,2001 €, car l’abonnement est réparti sur chaque kWh.
À consommation plus élevée, la part de l’abonnement par kWh diminue. Pour comparer des offres, utilisez votre consommation annuelle réelle et additionnez systématiquement abonnement et part variable.
Voir aussi : Prix du kWh · Abonnement · Part variable · Estimation de consommation
CSPE
Taxes et contributions Ancienne contribution dédiée au financement du service public de l’électricité, dont la composante fiscale a été intégrée à la TICFE.
Définition complète
La CSPE, pour contribution au service public de l’électricité, était une contribution historiquement distincte, destinée à financer certaines charges de politique énergétique et de solidarité. Elle a notamment été associée au soutien aux énergies renouvelables, à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées et à des dispositifs sociaux. Depuis la réforme de 2016, elle n’est plus prélevée comme une taxe séparée sur la facture : sa composante fiscale a été intégrée à la TICFE, devenue ensuite l’accise sur l’électricité.
En 2026, il ne faut donc pas ajouter une « CSPE » de plus aux 30,62 €/MWh d’accise : cela reviendrait à compter deux fois la même continuité fiscale. Le sigle reste fréquent dans des contenus anciens ou comme raccourci pour parler des charges de service public de l’énergie. Sur une facture actuelle, le libellé pertinent est plutôt celui d’accise sur l’électricité, soumis à la TVA de 20 %.
Voir aussi : Contribution au service public de l’électricité · TICFE · Accise sur l’électricité · TVA sur l’électricité
CTA
Taxes et contributions Contribution calculée sur la part fixe du tarif d’acheminement, destinée au financement de droits spécifiques de retraite dans les industries énergétiques.
Définition complète
La CTA, ou contribution tarifaire d’acheminement, est un prélèvement lié à l’utilisation des réseaux d’électricité. Elle ne porte ni sur le prix de l’énergie elle-même ni sur les kWh consommés. Elle est calculée sur la part fixe du TURPE, c’est-à-dire la composante d’acheminement liée notamment à la puissance du compteur et à l’abonnement. Son taux est de 15 % de cette part fixe pour l’électricité.
Par exemple, si la part fixe de TURPE retenue dans un abonnement représentait 100 € hors taxes par an, la CTA correspondante serait de 15 € avant TVA. Elle sert au financement de droits spécifiques de retraite des personnels relevant des industries électriques et gazières. La CTA est généralement intégrée au montant facturé par le fournisseur et elle est soumise à la TVA de 20 %. Elle ne doit pas être confondue avec le TURPE : le TURPE rémunère les réseaux, tandis que la CTA est une contribution assise sur une partie de ce tarif.
Voir aussi : TURPE · TVA sur l’électricité · Accise sur l’électricité
Délai de rétractation
Contrat et souscription Le délai de rétractation permet au consommateur d’annuler sans motif un contrat d’électricité conclu à distance ou hors établissement.
Définition complète
Le délai de rétractation permet à un consommateur d’annuler sans avoir à se justifier un contrat conclu à distance, par téléphone ou en ligne, ou hors établissement, par exemple lors d’un démarchage à domicile. Sa durée est de 14 jours calendaires à compter de la conclusion du contrat. Le fournisseur doit communiquer les modalités pratiques et un formulaire ou une information permettant d’exercer ce droit.
Vous pouvez demander que la fourniture commence avant la fin de ces 14 jours, notamment pour emménager rapidement. Dans ce cas, si vous vous rétractez après le début effectif de la fourniture, vous restez redevable de l’électricité consommée et des prestations déjà exécutées à votre demande. La rétractation est différente de la résiliation : elle annule un contrat récent dans son délai légal, tandis que la résiliation met fin à un contrat en cours.
- Le délai s’applique aux consommateurs dans les situations prévues par le droit de la consommation.
- Une demande de mise en service anticipée doit être clairement exprimée.
- Conservez une preuve de l’envoi de votre demande de rétractation.
Voir aussi : Résiliation · Mise en service · Offre de marché · Titulaire du contrat
Délestage
Réseau et compteur Le délestage consiste à interrompre temporairement certains usages électriques pour éviter de dépasser une limite de puissance ou préserver le réseau.
Définition complète
Le délestage consiste à réduire temporairement une consommation électrique en coupant certains appareils ou circuits jugés non prioritaires. À l’échelle d’un logement, un délesteur peut par exemple arrêter pendant quelques minutes le chauffage électrique ou le chauffe-eau lorsque plusieurs appareils font dépasser la puissance souscrite. Cela peut éviter la coupure complète du compteur.
À l’échelle du système électrique, le délestage désigne une interruption organisée de certaines consommations afin de préserver l’équilibre du réseau dans une situation exceptionnelle. Il se distingue d’une panne : il s’agit d’une mesure de protection destinée à éviter un incident plus étendu.
Exemple concret : dans un logement avec un abonnement de 6 kVA, l’usage simultané d’un four, de plaques et de plusieurs radiateurs peut créer une pointe. Un délesteur peut alors couper en priorité un circuit de chauffage avant de le remettre automatiquement en service.
Voir aussi : Puissance apparente · Compteur Linky · Disjoncteur · Effacement électrique
Démarchage abusif
Droits et aides Pratiques commerciales sollicitées ou non qui deviennent abusives lorsqu’elles reposent sur la tromperie, la pression ou l’absence de consentement valable.
Définition complète
Le démarchage abusif désigne des pratiques commerciales qui trompent, mettent sous pression ou obtiennent un accord sans consentement clair. Dans l’énergie, il peut s’agir d’un interlocuteur qui se présente abusivement comme Enedis, comme un service public ou comme le fournisseur actuel du client afin de lui faire changer de contrat.
Les signaux d’alerte sont, par exemple, une prétendue urgence, une promesse d’économie sans prix clairement indiqué, une demande de numéro de compteur ou de coordonnées bancaires, ou l’affirmation qu’une signature est obligatoire. Aucun fournisseur ne peut modifier valablement un contrat sans l’accord explicite du consommateur.
Pour un contrat conclu à distance ou à domicile, le consommateur dispose en principe d’un délai de rétractation de 14 jours. Le démarchage téléphonique non sollicité pour des travaux de rénovation énergétique est interdit. En cas de contrat contesté, il faut conserver les preuves et réclamer rapidement par écrit.
Voir aussi : Médiateur national de l’énergie · MaPrimeRénov’ · Chèque énergie
Disjoncteur
Réseau et compteur Le disjoncteur protège une installation électrique en coupant automatiquement le courant lors d’un défaut, d’un court-circuit ou d’une surcharge.
Définition complète
Le disjoncteur est un appareil de sécurité qui ouvre le circuit électrique lorsqu’il détecte une anomalie. Il protège les personnes et l’installation contre les conséquences d’un court-circuit, d’une surcharge ou, pour les dispositifs différentiels, d’une fuite de courant vers la terre. Après avoir identifié et corrigé le problème, il peut généralement être réarmé.
Dans un tableau électrique, les disjoncteurs divisionnaires protègent les différents circuits : éclairage, prises, chauffe-eau ou plaques de cuisson. Leur calibre est exprimé en ampères. Par exemple, un circuit protégé par un disjoncteur de 16 A sous 230 V peut alimenter une puissance théorique proche de 3 680 W, selon l’installation et les règles applicables.
Le compteur Linky peut également interrompre l’alimentation en cas de dépassement de puissance souscrite, mais cette coupure n’a pas le même rôle qu’un disjoncteur de protection.
Voir aussi : Compteur Linky · Ampère · Puissance apparente · Tableau électrique
DPE
Droits et aides Diagnostic classant un logement de A à G selon sa consommation énergétique conventionnelle et ses émissions de gaz à effet de serre.
Définition complète
Le DPE, ou diagnostic de performance énergétique, évalue la performance d’un logement à partir d’une méthode standardisée. Il attribue une étiquette allant de A à G, soit 7 classes, selon la consommation énergétique conventionnelle et les émissions de gaz à effet de serre. La plus mauvaise de ces deux évaluations détermine l’étiquette finale.
Le DPE doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié. Il est requis dans la plupart des ventes et mises en location. Pour les diagnostics établis depuis le 1er juillet 2021, la durée de validité est en principe de 10 ans, sous réserve des évolutions réglementaires ou de travaux qui justifieraient d’en refaire un.
Le DPE ne prédit pas exactement la facture réelle : les habitudes des occupants, la température de chauffage et le nombre de personnes dans le logement font varier la consommation. Un logement classé C peut donc coûter plus ou moins cher selon l’usage qui en est fait.
Voir aussi : Passoire thermique · MaPrimeRénov’ · Précarité énergétique
Échéancier
Prix et facturation Calendrier indiquant les dates et montants prévus de vos paiements, notamment lorsque votre contrat est réglé par mensualisation.
Définition complète
L’échéancier est le calendrier des paiements à venir communiqué par votre fournisseur. Il indique, pour chaque échéance, la date de prélèvement ou de règlement et le montant prévu. Il est surtout utilisé avec la mensualisation, car les montants reposent alors sur une estimation de consommation annuelle.
Par exemple, un échéancier établi en août peut prévoir 10 mensualités de 95 € entre septembre et juin, puis une régularisation après la relève de compteur. Il ne s’agit pas d’un prix garanti ni d’une facture définitive : si votre consommation ou les tarifs évoluent, le fournisseur peut proposer un nouvel échéancier dans les conditions prévues au contrat.
Vérifiez que les mensualités correspondent à votre situation actuelle : arrivée ou départ d’un occupant, changement de chauffage, travaux d’isolation ou installation d’un véhicule électrique peuvent modifier sensiblement la consommation. L’échéancier doit aussi être distingué de la facture, qui détaille les montants effectivement dus pour une période donnée.
Voir aussi : Mensualisation · Régularisation · Estimation de consommation · Facture d'électricité
Effacement
Marché et production L’effacement consiste à réduire ou décaler temporairement une consommation électrique afin de soulager le réseau ou de valoriser cette flexibilité.
Définition complète
L’effacement consiste à diminuer, interrompre ou reporter temporairement une consommation d’électricité en réponse à un signal de prix, à une demande du réseau ou à un engagement contractuel. Il évite de devoir produire autant d’électricité au même moment, notamment pendant les pointes de consommation.
Un site industriel peut, par exemple, décaler pendant une heure une consommation de 1 MW. Un agrégateur regroupe ce type de réductions chez plusieurs clients et peut les proposer sur les marchés ou dans le mécanisme de capacité. Chez les particuliers, le pilotage du chauffage, du chauffe-eau ou de la recharge d’un véhicule électrique peut également constituer une forme de flexibilité.
L’effacement ne signifie pas forcément une baisse définitive de la consommation : l’énergie non consommée à un moment peut être reportée plus tard. Son intérêt dépend donc de la durée, du moment de l’effacement et de la capacité à éviter un simple report pendant une autre période déjà tendue.
Voir aussi : Mécanisme de capacité · Garantie de capacité · Prix spot · Prix négatif
Enedis
Réseau et compteur Enedis est le gestionnaire du réseau public de distribution qui achemine l’électricité jusqu’à la plupart des logements français.
Définition complète
Enedis est le principal gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité en France. Son rôle est d’acheminer l’électricité depuis le réseau de transport ou les sites de production jusqu’aux particuliers, entreprises et collectivités raccordés à son réseau. Il entretient les lignes, postes électriques et compteurs, réalise les raccordements et intervient en cas de panne sur le réseau public.
Enedis ne vend pas l’électricité : le choix d’un fournisseur ne modifie donc ni le compteur ni l’interlocuteur chargé du dépannage réseau. Par exemple, l’alimentation habituelle d’un logement est délivrée en 230 V en monophasé, via le réseau de distribution exploité localement.
- Pour un déménagement, Enedis peut mettre en service le compteur à la demande du fournisseur.
- Dans certaines communes, ce rôle est assuré par une entreprise locale de distribution plutôt que par Enedis.
Voir aussi : Gestionnaire de réseau de distribution · Compteur Linky · Raccordement électrique · Entreprise locale de distribution
Entreprise locale de distribution
Réseau et compteur Une entreprise locale de distribution gère, dans certains territoires, le réseau électrique et parfois la fourniture d’électricité aux clients locaux.
Définition complète
Une entreprise locale de distribution, ou ELD, est un opérateur qui assure la distribution d’électricité sur un territoire géographique donné, à la place d’Enedis. Ces entreprises sont issues d’anciens services municipaux ou locaux conservés lors de l’organisation nationale du secteur électrique. Leur zone d’intervention est définie : elles n’exploitent pas le réseau sur l’ensemble du pays.
Comme Enedis, une ELD peut raccorder un logement, poser ou gérer le compteur, effectuer une mise en service et intervenir lorsqu’une panne provient du réseau public. Elle achemine l’électricité jusqu’à l’installation du client, habituellement en 230 V pour un logement monophasé.
Selon l’organisation locale, une ELD peut aussi proposer des offres de fourniture. Le client doit donc distinguer ses deux rôles possibles : gestionnaire de réseau et, le cas échéant, fournisseur.
Voir aussi : Enedis · Gestionnaire de réseau de distribution · Fournisseur d'électricité · Raccordement électrique
EPEX SPOT
Marché et production EPEX SPOT est une bourse européenne où les acteurs échangent de l’électricité pour une livraison le lendemain ou au cours de la journée.
Définition complète
EPEX SPOT est une bourse d’électricité qui organise des marchés à court terme dans plusieurs pays européens, dont la France. Elle permet aux producteurs, fournisseurs, négociants et grands consommateurs de proposer des achats et des ventes d’électricité pour une livraison le lendemain ou en infrajournalier.
Sur le marché pour le lendemain, les participants transmettent des offres d’achat et de vente pour chaque période de livraison. La confrontation de ces offres détermine un prix de marché, exprimé en €/MWh. Une offre portant sur 5 MWh pour une heure donnée peut ainsi être achetée, vendue ou partiellement exécutée selon le prix de marché et les volumes proposés.
EPEX SPOT ne fixe pas les tarifs des particuliers et ne vend pas directement d’abonnements d’électricité. Les prix qui y sont formés constituent néanmoins une référence essentielle pour les fournisseurs, les producteurs et les contrats indexés sur le marché de gros.
Voir aussi : Prix spot · Marché de gros · Prix négatif
Estimation de consommation
Prix et facturation Évaluation de votre consommation future ou passée, utilisée pour fixer des mensualités ou établir une facture en l’absence de relève réelle.
Définition complète
L’estimation de consommation est une évaluation des kWh que vous devriez consommer sur une période donnée. Le fournisseur peut la calculer à partir de l’historique du logement, de la puissance souscrite, du type de chauffage, du nombre d’occupants ou d’un profil de consommation. Elle sert notamment à établir les mensualités et, parfois, des factures entre deux relevés réels.
Une estimation de 3 500 kWh par an en option Base représente une part variable de 700,35 € au prix de 0,2001 € TTC/kWh, hors abonnement. Si votre consommation réelle est finalement différente, la facture est corrigée lors de la régularisation.
L’estimation peut devenir inadaptée après un déménagement, l’installation d’une pompe à chaleur, l’arrêt d’un chauffage électrique ou l’achat d’un véhicule électrique. Les données d’un compteur communicant permettent généralement de limiter les écarts, mais il convient de vérifier que les factures reposent bien sur des index réels lorsqu’ils sont disponibles.
Voir aussi : Mensualisation · Régularisation · Échéancier · Part variable
Facture de clôture
Contrat et souscription La facture de clôture est la dernière facture envoyée après la fin d’un contrat, calculée à partir de la consommation finale du logement.
Définition complète
La facture de clôture est la dernière facture établie après la résiliation d’un contrat d’électricité. Elle régularise votre situation entre les mensualités ou factures déjà payées et la consommation réelle ou estimée jusqu’à la date de fin. Elle peut faire apparaître un solde à payer ou, au contraire, un remboursement si vos prélèvements ont dépassé le montant finalement dû.
Le calcul s’appuie sur un index de compteur relevé, transmis par le client ou estimé selon les données disponibles. Par exemple, si l’index final est de 12 480 kWh et que le précédent index facturé était de 12 300 kWh, la période de clôture comprend 180 kWh, auxquels s’ajoute la part d’abonnement correspondant aux jours couverts. Avec Linky, un relevé à distance peut souvent fiabiliser cette étape.
- Vérifiez l’adresse, le PDL ou PRM et la date de fin du contrat.
- Contrôlez si l’index est réel, auto-relevé ou estimé.
- Conservez la facture : elle peut être utile en cas de contestation ou de remboursement.
Voir aussi : Résiliation · Index · Autorelevé · PDL / PRM
Fonds de solidarité pour le logement
Droits et aides Dispositif départemental pouvant accompagner les ménages en difficulté pour accéder à un logement ou régler des impayés de loyer, d’eau et d’énergie.
Définition complète
Le Fonds de solidarité pour le logement, ou FSL, est un dispositif géré au niveau départemental. Il peut aider un ménage en difficulté à accéder à un logement ou à s’y maintenir. Son intervention peut concerner le dépôt de garantie, le premier loyer, les charges, l’eau, le téléphone ou les factures d’énergie impayées.
Les critères d’accès, les montants, les dépenses prises en charge et les modalités de demande ne sont pas identiques dans tous les départements. L’aide peut prendre la forme d’une subvention, d’un prêt ou d’un accompagnement social. Elle n’est donc ni automatique ni systématiquement suffisante pour couvrir l’intégralité d’une dette.
Par exemple, un ménage ayant accumulé plusieurs factures d’électricité impayées peut être orienté vers un travailleur social, un centre communal d’action sociale ou les services du département afin d’étudier une demande de FSL et un plan de règlement avec le fournisseur.
Voir aussi : Chèque énergie · Trêve hivernale · Réduction de puissance · Précarité énergétique
Fournisseur de secours
Contrat et souscription Le fournisseur de secours assure temporairement la continuité de fourniture lorsque le fournisseur habituel ne peut plus honorer ses contrats d’électricité.
Définition complète
Le fournisseur de secours est un fournisseur désigné pour éviter une interruption d’alimentation lorsque le fournisseur habituel ne peut plus assurer ses obligations, par exemple en cas de défaillance. Son rôle est de garantir la continuité de fourniture des clients concernés : l’électricité ne s’arrête pas du seul fait des difficultés commerciales de leur fournisseur.
Ce mécanisme ne signifie pas que tous les clients choisissent librement un fournisseur de secours au moment de leur souscription. Il s’applique dans une situation exceptionnelle et organise une reprise temporaire ou encadrée des contrats. Le client concerné reçoit les informations utiles sur la poursuite de la fourniture, les conditions applicables et les possibilités de choisir ensuite une autre offre. Le compteur, le PDL et la puissance souscrite, par exemple 6 kVA, restent rattachés au logement.
- Le fournisseur de secours protège la continuité de l’alimentation.
- Il ne remplace pas le droit de changer librement de fournisseur.
- Le réseau continue d’être exploité par le gestionnaire de réseau compétent.
Voir aussi : Fournisseur d'électricité · Contrat unique · Résiliation · PDL / PRM
Garantie d’origine
Énergie verte et production locale Certificat électronique attestant qu’un mégawattheure d’électricité renouvelable a été produit et injecté sur le réseau, sans modifier physiquement votre alimentation.
Définition complète
Une garantie d’origine (GO) est un certificat électronique qui prouve qu’1 MWh d’électricité a été produit à partir d’une source renouvelable, puis injecté sur le réseau. Le certificat précise notamment la filière de production, comme l’éolien, le solaire ou l’hydraulique, ainsi que le pays et l’installation d’origine.
Lorsqu’un fournisseur commercialise une offre verte, il doit annuler un volume de garanties d’origine correspondant à la consommation couverte par cette offre. Cela ne signifie pas que les électrons reçus chez vous viennent directement d’un parc solaire précis : tous les clients sont alimentés par le même réseau électrique. La GO trace donc un choix d’approvisionnement, non un trajet physique de l’électricité.
Elle ne mesure pas à elle seule l’impact climatique global d’une offre ni le soutien direct apporté à un producteur. Le label VertVolt apporte, sur ce point, des critères complémentaires.
Voir aussi : VertVolt · Électricité renouvelable · Mix électrique · Autoconsommation
Garantie de capacité
Marché et production La garantie de capacité est un certificat attestant qu’un producteur ou un opérateur d’effacement peut contribuer à couvrir les pointes électriques.
Définition complète
Une garantie de capacité est un certificat utilisé dans le mécanisme de capacité français. Elle représente la capacité d’un moyen de production, d’un effacement ou, selon les cas, d’un dispositif de stockage à contribuer à l’équilibre du système pendant les périodes de forte demande électrique.
Par exemple, une installation certifiée pour 1 MW peut apporter une garantie correspondant à cette puissance, sous réserve des règles de certification et de disponibilité applicables. Une centrale peut obtenir des garanties parce qu’elle peut produire ; un opérateur d’effacement peut en obtenir parce qu’il peut réduire temporairement la consommation de ses clients.
Les fournisseurs doivent acquérir un volume de garanties cohérent avec l’obligation associée à la consommation de leur portefeuille de clients. Les garanties peuvent être échangées entre acteurs. Elles ne sont donc pas des garanties commerciales données à un particulier : ce sont des instruments de marché destinés à renforcer la sécurité d’approvisionnement du réseau électrique.
Voir aussi : Mécanisme de capacité · Effacement · Marché de gros
Gestionnaire de réseau de distribution
Réseau et compteur Le gestionnaire de réseau de distribution exploite les lignes locales, raccorde les clients et garantit l’acheminement physique de l’électricité.
Définition complète
Le gestionnaire de réseau de distribution, souvent abrégé GRD, exploite le réseau électrique de proximité. Il assure l’acheminement de l’électricité jusqu’aux logements et petits sites professionnels, sans la vendre. Ses missions couvrent le raccordement, la pose et la relève des compteurs, l’entretien des câbles et postes, ainsi que le dépannage après une panne située sur le réseau public.
Le réseau de distribution comprend notamment les lignes à basse tension qui alimentent les logements en 230/400 V, ainsi que les réseaux de moyenne tension alimentant les quartiers, immeubles ou entreprises. Enedis est le GRD dans la majeure partie du territoire ; dans certains secteurs, cette mission revient à une entreprise locale de distribution.
- Le fournisseur facture l’énergie et le contrat.
- Le GRD intervient sur le compteur, le raccordement et le réseau.
Voir aussi : Enedis · Entreprise locale de distribution · Raccordement électrique · TURPE
Heures creuses
Options tarifaires Les heures creuses sont huit heures quotidiennes où le kWh est moins cher dans l’option heures pleines/heures creuses.
Définition complète
Les heures creuses sont des plages de 8 heures par jour pendant lesquelles le prix du kWh est inférieur à celui des heures pleines, dans une offre comportant cette option. Elles sont le plus souvent situées la nuit, mais peuvent aussi comprendre une période en journée selon la zone et le point de livraison.
Au tarif réglementé pour 6 kVA, une consommation en heures creuses est facturée 0,1589 € TTC par kWh au 1er août 2026, contre 0,2142 € TTC en heures pleines. Les horaires applicables ne sont pas librement sélectionnables : ils figurent sur la facture, l’espace client ou l’afficheur du compteur Linky.
Le gain dépend de la part de consommation réellement décalée. Une recharge de voiture électrique de 20 kWh effectuée entièrement en heures creuses coûte par exemple 3,18 € pour l’énergie, contre 4,28 € en heures pleines aux prix du tarif réglementé. L’abonnement de l’option doit aussi être intégré à la comparaison avec l’option Base.
Voir aussi : Heures pleines · Option Base · Compteur Linky · Recharge de véhicule électrique
Heures pleines
Options tarifaires Les heures pleines sont les plages quotidiennes où le prix du kWh est plus élevé dans une option à double tarif.
Définition complète
Les heures pleines correspondent aux périodes de la journée où l’électricité est facturée à un prix plus élevé dans l’option heures pleines/heures creuses. Elles couvrent les heures où le réseau est habituellement davantage sollicité, notamment en journée et en début de soirée.
Au tarif réglementé 6 kVA, le prix des heures pleines est de 0,2142 € TTC par kWh au 1er août 2026. Il est à comparer au prix de 0,1589 € TTC en heures creuses. Les plages exactes ne sont pas choisies par le client : elles sont associées au point de livraison et communiquées par le fournisseur ou le gestionnaire de réseau.
Pour qu’une option à double tarif soit pertinente, les appareils les plus énergivores doivent être reportés autant que possible en heures creuses. Par exemple, faire fonctionner un chauffe-eau, un lave-linge ou la recharge d’un véhicule électrique pendant les heures pleines réduit, voire annule, l’intérêt du tarif réduit nocturne.
Voir aussi : Heures creuses · Option Base · Compteur Linky · Tarif réglementé de vente
Heures super creuses
Options tarifaires Les heures super creuses sont des créneaux nocturnes où certaines offres appliquent un prix du kWh encore plus réduit.
Définition complète
Les heures super creuses sont des plages horaires, généralement nocturnes, auxquelles certaines offres de marché associent un prix du kWh inférieur à celui des heures creuses classiques. Elles visent notamment à encourager la recharge des véhicules électriques et le déplacement des consommations vers les périodes de très faible demande.
Il ne s’agit pas d’une option réglementée unique : les horaires, le prix et les conditions varient selon l’offre. Une offre peut par exemple proposer un tarif particulier entre 2 h et 6 h, tout en appliquant un autre prix le reste de la nuit. Le gain annoncé doit être comparé au prix des autres heures, à l’abonnement et à la consommation réellement déplaçable.
Cette formule est surtout adaptée aux foyers disposant d’un compteur communicant et d’équipements programmables. Une voiture électrique consommant 7 kWh pour 100 km peut être rechargée automatiquement pendant ce créneau. Pour 30 kWh rechargés chaque nuit, un écart de 0,05 € par kWh entre deux plages représente 1,50 € d’écart sur une recharge. Sans pilotage automatique ou usage nocturne régulier, l’avantage peut rester limité.
Voir aussi : Heures creuses · Recharge de véhicule électrique · Compteur Linky · Offre de marché
Index
Contrat et souscription L’index est le total cumulé de kilowattheures enregistré par un compteur, utilisé pour calculer l’électricité consommée entre deux relevés.
Définition complète
L’index est le nombre cumulé de kilowattheures enregistrés par le compteur depuis sa pose ou sa remise à zéro technique. Il sert à calculer la consommation facturée entre deux dates : le fournisseur soustrait l’ancien index du nouvel index. Par exemple, un compteur passant de 8 425 kWh à 8 610 kWh indique une consommation de 185 kWh sur la période.
L’index n’est ni le montant de la facture ni la puissance souscrite. Il ne faut donc pas le confondre avec 6 kVA, qui indique une capacité de puissance, ou avec le prix du kWh. En option Base, un seul index de consommation est généralement utilisé. En heures pleines/heures creuses, le compteur affiche au moins deux index distincts ; l’offre Tempo distingue les index selon les jours et les plages horaires.
- Un index peut être relevé à distance, relevé sur place, auto-relevé ou estimé.
- Il figure sur les factures et peut être consulté sur le compteur.
- Un index exact limite les régularisations fondées sur une estimation.
Voir aussi : Autorelevé · Facture de clôture · Linky · Heures pleines / heures creuses
Jour rouge
Options tarifaires Un jour rouge Tempo est une journée d’hiver où l’électricité coûte particulièrement cher, surtout entre 6 heures et 22 heures.
Définition complète
Un jour rouge est l’une des 22 journées les plus coûteuses de l’option Tempo. Il est utilisé en période hivernale, lorsque la consommation nationale d’électricité est susceptible d’être très élevée. Les jours rouges ne sont activés qu’entre le 1er novembre et le 31 mars, à l’exclusion des samedis, dimanches et jours fériés.
La couleur du lendemain est généralement communiquée la veille. Lors d’un jour rouge, le prix Tempo atteint 0,7295 € TTC par kWh en heures pleines, soit de 6 h à 22 h, au 1er août 2026. Le prix en heures creuses reste nettement inférieur, mais les six prix Tempo doivent être vérifiés avant de souscrire.
Un foyer chauffé à l’électricité peut limiter son exposition en anticipant : abaisser temporairement le chauffage, éviter le sèche-linge et la cuisson électrique intensive, ou utiliser un chauffage d’appoint non électrique si cela est adapté et sûr. Consommer 10 kWh en heures pleines lors d’un jour rouge représente 7,30 € de part énergie à ce tarif.
Voir aussi : Option Tempo · Heures pleines · Heures creuses · Effacement électrique
Kilowattheure
Réseau et compteur Le kilowattheure mesure une quantité d’énergie consommée ou produite sur une durée et sert de base à la facturation électrique.
Définition complète
Le kilowattheure, symbole kWh, mesure une quantité d’énergie. Il correspond à l’énergie consommée par un appareil d’une puissance de 1 kW fonctionnant pendant une heure. Ainsi, un appareil de 2 000 W, soit 2 kW, qui fonctionne pendant 30 minutes consomme 1 kWh.
Les compteurs enregistrent les consommations en kWh et les fournisseurs facturent généralement l’énergie sur cette base. Au tarif réglementé de vente en option Base pour une puissance de 6 kVA, le prix est de 0,2001 € TTC par kWh au 1er août 2026, hors part fixe de l’abonnement.
Le kWh ne mesure pas une puissance instantanée. Une consommation de 10 kWh peut provenir d’un appareil de 10 kW utilisé une heure ou d’un appareil de 1 kW utilisé dix heures. La courbe de charge permet de connaître la répartition de cette énergie dans le temps.
Voir aussi : Watt · Courbe de charge · Compteur Linky · Tarif réglementé de vente
kVA
Contrat et souscription Le kVA, ou kilovoltampère, est l’unité utilisée pour exprimer la puissance souscrite et la capacité électrique disponible au compteur.
Définition complète
Le kVA, pour kilovoltampère, mesure la puissance apparente mise à disposition au compteur. C’est l’unité retenue dans les contrats d’électricité résidentiels pour choisir la puissance souscrite : 6 kVA, par exemple, est un niveau très fréquent dans un appartement ou une maison de taille modérée.
Le kVA ne doit pas être confondu avec le kWh. Le kVA indique la puissance disponible à un instant donné, tandis que le kWh mesure l’énergie effectivement consommée au fil du temps et facturée selon votre offre. Faire fonctionner un appareil de 2 kW pendant 3 heures représente environ 6 kWh consommés, mais l’appareil mobilise une puissance pendant son fonctionnement.
- Une puissance souscrite insuffisante peut entraîner un dépassement et une coupure du compteur.
- Une puissance supérieure coûte généralement plus cher en abonnement.
- Pour les particuliers, les compteurs et contrats affichent habituellement la puissance en kVA.
Voir aussi : Puissance souscrite · kWh · Linky · Abonnement
MaPrimeRénov’
Droits et aides Aide de l’Anah destinée à certains projets de rénovation énergétique, dont les règles, montants et conditions varient selon le ménage et les travaux.
Définition complète
MaPrimeRénov’ est une aide publique administrée par l’Agence nationale de l’habitat, l’Anah, pour financer certains travaux de rénovation énergétique. Elle peut concerner les propriétaires occupants, les propriétaires bailleurs ou les copropriétés, selon le parcours de travaux et les conditions en vigueur.
L’aide dépend notamment des revenus du ménage, du logement, de l’ampleur de la rénovation et de la nature des équipements installés. Elle peut soutenir une rénovation globale ou certains gestes ciblés, comme l’isolation d’une toiture, l’installation d’une pompe à chaleur ou l’amélioration de la ventilation. Un projet combinant isolation et chauffage performant est un exemple de rénovation susceptible d’améliorer nettement l’étiquette du logement.
Les règles, plafonds et parcours évoluent régulièrement. La demande doit en principe être déposée et acceptée avant le début des travaux. Signer un devis ne garantit donc pas, à lui seul, l’obtention de l’aide.
Voir aussi : DPE · Passoire thermique · Précarité énergétique
Marché de gros
Marché et production Le marché de gros organise les achats et ventes d’électricité entre professionnels, avant la livraison physique aux consommateurs finaux.
Définition complète
Le marché de gros de l’électricité est l’ensemble des marchés sur lesquels producteurs, fournisseurs, négociants et grands consommateurs achètent ou vendent des volumes d’électricité. Les échanges peuvent porter sur une livraison très proche, pour le lendemain ou le jour même, mais aussi sur des périodes plus lointaines, par exemple le mois, le trimestre ou l’année suivante.
Les prix y sont généralement exprimés en €/MWh : 1 MWh équivaut à 1 000 kWh. Un fournisseur qui prévoit de livrer 10 000 MWh à ses clients en décembre peut, par exemple, acheter à l’avance tout ou partie de ce volume afin de limiter son exposition aux variations futures.
Le marché de gros influence les offres d’électricité, mais il ne se confond pas avec le prix TTC d’une facture. Celui-ci inclut aussi l’acheminement, les taxes, l’abonnement et la marge ou les frais du fournisseur.
Voir aussi : Prix spot · EPEX SPOT · Prix négatif · Versement nucléaire universel
Mécanisme de capacité
Marché et production Le mécanisme de capacité vise à garantir que la France dispose de suffisamment d’électricité disponible lors des périodes de forte consommation.
Définition complète
Le mécanisme de capacité français vise à sécuriser l’alimentation électrique lors des périodes de tension, en particulier pendant les pointes de consommation hivernales. Il ne rémunère pas directement les kWh produits : il valorise la capacité d’un moyen de production ou d’effacement à être disponible lorsque le système en a besoin.
Les producteurs, les opérateurs d’effacement et certains dispositifs de stockage peuvent faire certifier leur capacité. En parallèle, les fournisseurs doivent détenir des garanties correspondant à la consommation de leurs clients lors des périodes de pointe. Une centrale capable de fournir 1 MW, ou un agrégateur capable d’effacer 1 MW de consommation, peut ainsi contribuer à la sécurité d’approvisionnement.
Le coût de ce mécanisme est intégré, directement ou indirectement, dans le prix des offres des fournisseurs. Il contribue à financer la disponibilité, pas seulement l’énergie effectivement livrée.
Voir aussi : Garantie de capacité · Effacement · Marché de gros · Prix spot
Médiateur national de l’énergie
Droits et aides Autorité publique indépendante qui aide gratuitement les consommateurs à résoudre un litige non réglé avec leur fournisseur ou gestionnaire d’énergie.
Définition complète
Le Médiateur national de l’énergie est une autorité publique indépendante qui intervient dans les litiges liés à l’électricité, au gaz naturel ou aux réseaux d’énergie. Son rôle est d’aider les consommateurs à trouver une solution avec un fournisseur ou un gestionnaire de réseau, par exemple après une facture contestée, un changement de fournisseur non souhaité ou un problème de raccordement.
La saisine est gratuite, mais elle suppose d’avoir d’abord adressé une réclamation écrite au professionnel concerné. En l’absence de réponse satisfaisante après 2 mois, le consommateur peut saisir le Médiateur. Celui-ci examine Notre relevé et formule une recommandation ou propose un accord amiable.
Cette démarche ne remplace pas un tribunal, mais elle permet souvent de résoudre un différend sans procédure judiciaire. Elle concerne les particuliers, ainsi que certaines petites structures professionnelles.
Voir aussi : Démarchage abusif · Réduction de puissance · Chèque énergie
Mensualisation
Prix et facturation Mode de paiement qui répartit le coût estimé de l’électricité en prélèvements mensuels, suivis d’un ajustement après relève réelle.
Définition complète
La mensualisation est un mode de paiement qui lisse votre dépense d’électricité sur l’année. Le fournisseur estime votre consommation annuelle et prélève un montant similaire chaque mois. Après une relève réelle du compteur, il compare les sommes déjà versées au coût de votre consommation effective : c’est la régularisation.
Un échéancier peut, par exemple, prévoir 11 prélèvements de 100 €, soit 1 100 € déjà payés, puis une facture de régularisation. Si le coût réel annuel atteint 1 050 €, vous avez un trop-perçu de 50 € ; s’il atteint 1 180 €, il reste 80 € à régler. Le nombre de mensualités et les modalités exactes dépendent du contrat.
La mensualisation ne réduit ni le prix du kWh ni l’abonnement. Elle facilite la gestion du budget, mais une estimation trop faible peut conduire à une régularisation élevée. Avec un compteur Linky communicant, la consommation réelle peut permettre un suivi plus précis selon l’offre choisie.
Voir aussi : Échéancier · Régularisation · Estimation de consommation · Facture d'électricité
Mise en service
Contrat et souscription La mise en service est l’activation de l’alimentation électrique d’un logement après la souscription d’un contrat ou un emménagement.
Définition complète
La mise en service est l’opération qui permet d’alimenter un point de livraison après la souscription d’un contrat. Elle intervient notamment lors d’un emménagement dans un logement dont l’électricité a été coupée, après la création d’un compteur ou lors de la première occupation d’un logement neuf.
Vous demandez la mise en service au fournisseur choisi, qui transmet la demande au gestionnaire de réseau. Avec un compteur Linky communicant, certaines activations ou modifications peuvent être réalisées à distance. Si le logement est déjà alimenté, une nouvelle mise en service n’est pas toujours nécessaire : le fournisseur organise alors simplement la reprise du contrat à la date demandée, par exemple le 3 août 2026.
- La mise en service est distincte du raccordement d’une construction neuve.
- Son coût éventuel dépend de l’intervention et du barème du gestionnaire de réseau.
- Le fournisseur facture généralement cette prestation sur la première facture, même lorsqu’il ne réalise pas lui-même l’opération.
Voir aussi : Point de livraison · PDL / PRM · Raccordement électrique · Contrat unique
Mix électrique
Marché et production Le mix électrique décrit la répartition des sources utilisées pour produire l’électricité, comme le nucléaire, l’hydraulique, le solaire ou le gaz.
Définition complète
Le mix électrique désigne la répartition des différentes sources d’énergie utilisées pour produire l’électricité : nucléaire, hydraulique, éolien, solaire, gaz, charbon, biomasse ou autres filières. Il peut être observé sur une année entière, à une date précise ou heure par heure. Sa composition varie donc selon la météo, la disponibilité des centrales et le niveau de consommation.
En France, la production d’électricité a atteint 547,5 TWh en 2025. Cette production était bas-carbone à 95,2 %, principalement grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Ce chiffre décrit la production nationale ; il ne résume pas, à lui seul, l’électricité effectivement consommée à chaque instant, qui dépend aussi des importations et des exportations.
Le mix électrique ne doit pas être confondu avec une offre « verte ». Une garantie d’origine ou un contrat d’approvisionnement concerne la traçabilité contractuelle de l’électricité, tandis que le mix décrit la production physique d’un territoire.
Voir aussi : Marché de gros · Prix spot · Effacement
Monophasé
Réseau et compteur Le monophasé alimente la plupart des logements avec une phase et un neutre, sous une tension nominale de 230 volts.
Définition complète
Le monophasé est le mode d’alimentation le plus courant dans les logements. L’installation reçoit une phase et un neutre, avec une tension nominale de 230 V entre ces deux conducteurs. Les prises, l’éclairage, l’électroménager et la plupart des appareils domestiques sont conçus pour cette alimentation.
La puissance disponible dépend du contrat souscrit et du réglage du compteur. Dans une installation monophasée, l’ensemble des appareils utilise la même phase : l’intensité appelée s’additionne donc sur ce seul conducteur. Un appareil de chauffage de 2 000 W et une bouilloire de 2 000 W représentent déjà environ 4 000 W de puissance appelée lorsqu’ils fonctionnent simultanément.
Le monophasé est généralement adapté aux besoins résidentiels usuels. Le triphasé peut être envisagé pour des équipements particuliers ou des puissances plus élevées, mais il impose de répartir les usages entre trois phases.
Voir aussi : Triphasé · Watt · Ampère · Puissance apparente
Obligation d’achat
Énergie verte et production locale Mécanisme obligeant un acheteur désigné à acheter, sous conditions et pendant une durée fixée, l’électricité de certaines installations renouvelables.
Définition complète
L’obligation d’achat, souvent abrégée en OA, est un dispositif de soutien aux énergies renouvelables. Il impose à un acheteur désigné, généralement EDF Obligation d’Achat ou une entreprise locale de distribution concernée, d’acheter l’électricité produite par certaines installations éligibles selon des conditions tarifaires fixées par la réglementation.
Pour le photovoltaïque, le contrat d’achat est habituellement conclu pour 20 ans. Selon le régime applicable au projet, il peut porter sur la totalité de l’électricité produite ou seulement sur le surplus injecté après autoconsommation. Le producteur reçoit alors une rémunération pour les kilowattheures effectivement livrés au réseau.
L’OA ne constitue pas un tarif librement négocié avec EDF : les critères d’éligibilité, la puissance de l’installation, le type de vente et la date de la demande déterminent le cadre applicable. Pour les petites installations photovoltaïques, l’arrêté S21 fixe notamment les conditions d’achat et, selon les cas, les primes associées à l’autoconsommation.
Voir aussi : Arrêté S21 · Surplus · Autoconsommation · Photovoltaïque
Offre à prix fixe
Prix et facturation Contrat garantissant pendant une durée définie un ou plusieurs prix, selon les composantes explicitement fixées dans les conditions de vente.
Définition complète
Une offre à prix fixe garantit un prix pendant une durée précisée au contrat, souvent un, deux ou trois ans. Cette promesse doit être lue avec attention : elle peut porter sur le prix de fourniture de l’électricité, sur le prix du kWh, sur l’abonnement, ou seulement sur certains de ces éléments.
Le terme « fixe » ne signifie pas automatiquement que le montant total de votre facture ne changera jamais. Les évolutions de taxes, de contributions ou de coûts d’acheminement peuvent être répercutées lorsque le contrat le prévoit. Depuis le 1er août 2025, par exemple, la TVA de 20 % s’applique à l’ensemble de la facture d’électricité.
Une offre fixe protège surtout contre une hausse du prix contractuellement fixé, mais elle ne vous fait pas automatiquement profiter d’une baisse de marché. Avant de souscrire, contrôlez la durée de fixation, les éléments concernés et le prix appliqué à l’issue de cette période.
Voir aussi : Offre indexée · Prix fixe hors acheminement · Prix du kWh · Taxes sur l'électricité
Offre de marché
Contrat et souscription Une offre de marché est un contrat dont le fournisseur fixe librement le prix et les modalités, dans le respect des règles applicables.
Définition complète
Une offre de marché est une offre d’électricité dont le fournisseur détermine le prix et les conditions commerciales. Le prix peut être fixe pendant une durée donnée, indexé sur le tarif réglementé, indexé sur un indice de marché ou évoluer selon une formule prévue au contrat. Il faut donc lire la durée d’engagement de prix, les modalités de révision et la part concernée : une promesse de prix fixe ne fige pas nécessairement les taxes ou les coûts de réseau.
À titre de repère, le TURPE 7, qui finance l’utilisation des réseaux, a augmenté de 3,04 % au 1er août 2026. Cette évolution peut avoir un effet sur la facture selon les conditions de l’offre. Une offre de marché peut être proposée par EDF ou par un fournisseur alternatif ; elle ne correspond pas automatiquement à une offre moins chère.
- Elle se distingue du tarif réglementé de vente.
- Ses conditions sont décrites dans la fiche descriptive et le contrat.
- Les particuliers peuvent changer de fournisseur sans frais de résiliation.
Voir aussi : Tarif réglementé de vente · Résiliation · Contrat unique · TURPE
Offre indexée
Prix et facturation Contrat dont les prix évoluent selon une référence prévue, telle que le tarif réglementé ou un indice de marché, à la hausse comme à la baisse.
Définition complète
Une offre indexée est un contrat dont le prix évolue en fonction d’une référence clairement indiquée dans les conditions de vente. Cette référence peut être le tarif réglementé de l’électricité, un indice de marché ou une formule contractuelle. L’offre peut prévoir une réduction ou une majoration par rapport à cette référence.
Par exemple, si un contrat est indexé sur le tarif réglementé en option Base, une évolution de ce tarif peut se répercuter sur son prix du kWh. Le tarif réglementé est de 0,2001 € TTC/kWh en 6 kVA Base au 1er août 2026 : ce chiffre ne constitue pas une garantie de prix pour une offre indexée, mais une référence possible selon le contrat.
Une offre indexée peut donc devenir moins chère ou plus chère au fil du temps. Vérifiez précisément l’élément indexé : le seul prix de l’énergie, l’abonnement, ou les deux. Les taxes et l’acheminement suivent leurs propres règles d’évolution.
Voir aussi : Offre à prix fixe · Prix du kWh · Tarif réglementé de vente · Prix fixe hors acheminement
Offre week-end
Options tarifaires Une offre week-end réduit le prix du kWh pendant certains week-ends, selon des conditions et des horaires fixés par le fournisseur.
Définition complète
Une offre week-end est une offre de marché dont le prix du kWh est réduit pendant tout ou partie du week-end. Selon le fournisseur, l’avantage peut s’appliquer du vendredi soir au lundi matin, uniquement le samedi et le dimanche, ou encore inclure certains jours fériés. Les règles ne sont donc pas uniformes d’une offre à l’autre.
Le pourcentage de réduction affiché doit toujours être lu avec sa référence : il peut s’appliquer au prix des heures pleines d’une même offre, au tarif réglementé, ou à une période limitée. Une remise de 20 % le week-end ne garantit pas une facture annuelle plus basse si le prix pratiqué du lundi au vendredi est supérieur ou si l’abonnement est plus cher.
Cette formule peut être adaptée à un foyer absent en semaine et concentrant lessives, cuisson, recharge de véhicule électrique ou chauffage d’appoint durant le week-end. Par exemple, une famille qui reporte 40 % de ses 4 000 kWh annuels sur les périodes remisées peut davantage en tirer parti qu’un ménage consommant principalement les jours ouvrés.
Voir aussi : Heures creuses · Heures pleines · Offre de marché · Compteur Linky
Onduleur
Énergie verte et production locale Équipement qui transforme le courant continu des panneaux solaires en courant alternatif compatible avec les appareils du logement et le réseau électrique.
Définition complète
L’onduleur est l’équipement qui convertit le courant continu produit par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif utilisable par les appareils du logement et compatible avec le réseau français, en 230 V et 50 Hz. Sans cette conversion, l’électricité des panneaux ne peut pas alimenter normalement les prises, les appareils ou le réseau public.
Un onduleur central traite la production de plusieurs panneaux regroupés en chaînes. Des micro-onduleurs, eux, sont installés au niveau de chaque panneau ou de petits groupes de panneaux. Cette seconde architecture peut être pertinente lorsque les ombres ou les orientations diffèrent d’un module à l’autre, mais elle ne convient pas automatiquement à tous les projets.
L’onduleur pilote aussi la sécurité de l’installation. En cas de coupure du réseau, une installation photovoltaïque raccordée s’arrête généralement afin de ne pas réinjecter d’électricité sur une ligne en intervention. Sa puissance et son dimensionnement influencent la production réellement exploitable d’une installation exprimée, elle, en kWc.
Voir aussi : Puissance crête · Autoconsommation · Photovoltaïque · Batterie domestique
Option Base
Options tarifaires L’option Base applique le même prix du kilowattheure toute la journée, quelle que soit l’heure ou la saison.
Définition complète
L’option Base est une option tarifaire dans laquelle le prix du kilowattheure (kWh) reste identique à toute heure, tous les jours de l’année. Elle ne distingue donc pas les consommations de jour et de nuit.
Au tarif réglementé de vente de l’électricité, pour une puissance de 6 kVA, le prix Base est de 0,2001 € TTC par kWh au 1er août 2026, avec un abonnement annuel de 190,32 € TTC. Une consommation de 3 000 kWh par an représente ainsi 600,30 € pour la seule part énergie, hors abonnement.
Cette option convient généralement aux logements dont les usages électriques ne peuvent pas être facilement déplacés la nuit : cuisson, chauffage électrique piloté sans programmation particulière ou présence importante en journée. Elle peut aussi rester plus avantageuse qu’une option heures pleines/heures creuses lorsque la part consommée en heures creuses est trop faible.
Voir aussi : Heures pleines · Heures creuses · Tarif réglementé de vente · Puissance souscrite
Option EJP
Options tarifaires L’option EJP est une ancienne tarification qui rend l’électricité très chère pendant vingt-deux jours hivernaux de forte demande.
Définition complète
L’option EJP, pour « Effacement des jours de pointe », est une ancienne option tarifaire conçue pour inciter les clients à réduire très fortement leurs consommations lors des pointes hivernales. Elle prévoit 22 jours EJP par saison, pendant lesquels le prix de l’électricité devient beaucoup plus élevé sur une large partie de la journée.
Les jours EJP peuvent être déclenchés entre le 1er novembre et le 31 mars, généralement de 7 h à 1 h le lendemain. En contrepartie, les autres jours bénéficient historiquement d’un prix plus favorable. Cette option exige donc de pouvoir couper ou remplacer les usages électriques les jours signalés : chauffage, eau chaude, cuisson ou appareils programmables.
EJP n’est plus proposée à la souscription depuis 1998. Seuls certains clients ayant conservé leur contrat peuvent encore en bénéficier. Elle ne doit pas être confondue avec Tempo : les deux formules reposent sur l’effacement lors des pointes, mais Tempo distingue trois couleurs de jours et six prix, tandis qu’EJP oppose essentiellement les jours normaux aux jours de pointe.
Voir aussi : Option Tempo · Jour rouge · Effacement électrique · Heures pleines
Option Tempo
Options tarifaires L’option Tempo fait varier le prix de l’électricité selon trois couleurs de jours et deux plages horaires quotidiennes.
Définition complète
L’option Tempo est une option tarifaire du tarif réglementé qui combine la couleur du jour et l’horaire de consommation. Chaque journée est bleue, blanche ou rouge, et comporte des heures pleines et des heures creuses. Les jours bleus sont les moins chers, les jours rouges les plus coûteux.
Une année Tempo compte 300 jours bleus, 43 jours blancs et 22 jours rouges. Les jours rouges ne peuvent être déclenchés qu’entre le 1er novembre et le 31 mars, hors week-ends et jours fériés. Les heures creuses Tempo s’étendent habituellement de 22 h à 6 h ; les heures pleines vont de 6 h à 22 h.
Au 1er août 2026, les six prix s’échelonnent de 0,1356 € TTC par kWh en jour bleu heures creuses à 0,7295 € TTC en jour rouge heures pleines. Tempo peut réduire fortement la facture d’un foyer capable d’effacer chauffage et usages importants pendant les jours rouges, mais expose à un prix très élevé en cas de consommation incompressible ces jours-là.
Voir aussi : Jour rouge · Heures pleines · Heures creuses · Tarif réglementé de vente
Part variable
Prix et facturation Part de la facture qui évolue avec les kilowattheures réellement consommés et le prix applicable à chaque kWh.
Définition complète
La part variable est la portion de votre facture directement liée à votre consommation d’électricité. Elle se calcule en multipliant le nombre de kilowattheures (kWh) relevés ou estimés par le prix du kWh prévu au contrat. Elle s’ajoute à l’abonnement, qui reste dû indépendamment des usages.
Au tarif réglementé en option Base, le prix est de 0,2001 € TTC par kWh au 1er août 2026. Une consommation de 100 kWh produit donc une part variable de 20,01 € TTC, hors abonnement. En Heures Pleines/Heures Creuses, le calcul distingue les consommations enregistrées dans chaque plage : 1 kWh n’a pas le même prix selon l’heure.
La part variable intègre les composantes prévues dans le tarif TTC, dont l’énergie, l’acheminement et les taxes. Elle augmente ou diminue avec votre consommation, contrairement à la part fixe.
Voir aussi : Abonnement · Prix du kWh · Heures pleines / Heures creuses · Estimation de consommation
Passoire thermique
Droits et aides Logement très énergivore, généralement classé F ou G au DPE, exposant ses occupants à des factures élevées et à un inconfort durable.
Définition complète
Une passoire thermique est un logement dont la performance énergétique est très dégradée. L’expression désigne généralement les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique. Ils cumulent souvent une isolation insuffisante, des fenêtres peu performantes, un système de chauffage ancien ou une ventilation mal adaptée.
Cette situation peut provoquer des factures élevées, des pièces difficiles à chauffer en hiver, de la surchauffe en été et parfois des problèmes d’humidité. Le terme est descriptif : c’est le DPE en cours de validité qui permet de qualifier officiellement la classe énergétique du logement.
La location est progressivement encadrée. En France métropolitaine, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location dans les nouveaux cas concernés depuis le 1er janvier 2025. Les logements classés F seront concernés à partir de 2028, puis les logements classés E à partir de 2034. Des travaux peuvent améliorer l’étiquette du bien.
Voir aussi : DPE · MaPrimeRénov’ · Précarité énergétique
PDL / PRM
Contrat et souscription Le PDL ou PRM est le numéro à 14 chiffres qui identifie de façon unique un compteur et son raccordement électrique.
Définition complète
Le point de livraison, ou PDL, est l’identifiant du lieu où l’électricité est livrée. Avec un compteur Linky, cet identifiant est couramment appelé PRM, pour point de référence mesure. Dans les deux cas, il s’agit d’un numéro à 14 chiffres, associé au logement ou au local, et non à son occupant.
Ce numéro permet au fournisseur et au gestionnaire de réseau de retrouver le bon compteur lors d’un déménagement, d’une souscription ou d’un changement de fournisseur. Il ne faut pas le confondre avec le numéro de série inscrit sur le compteur, ni avec le numéro de contrat. Par exemple, un changement de fournisseur dans le même appartement conserve le même PDL ou PRM.
- Il figure généralement sur la facture d’électricité.
- Il peut aussi être affiché sur l’écran d’un compteur Linky.
- Il ne communique ni vos coordonnées bancaires ni vos données de consommation détaillées.
Voir aussi : Point de livraison · Mise en service · Linky · Index
Point de livraison
Contrat et souscription Le point de livraison est l’emplacement du réseau public où l’électricité est fournie à un logement ou à un local professionnel.
Définition complète
Le point de livraison désigne le point contractuel auquel le réseau public d’électricité alimente un logement, une maison ou un local. Il est rattaché à un identifiant unique, le PDL ou, avec Linky, le PRM. Ce n’est donc pas seulement l’adresse postale : dans un immeuble, deux appartements voisins disposent de 2 points de livraison distincts et de deux contrats séparés.
Le point de livraison permet d’associer correctement un compteur, une puissance souscrite, un historique d’index et un contrat de fourniture. Il reste normalement attaché au local quand les occupants ou les fournisseurs changent. En revanche, la création d’un logement neuf ou la division d’un bien peut nécessiter la création d’un nouveau point de livraison et, au préalable, un raccordement au réseau.
- Un point de livraison correspond à un compteur alimenté.
- Il est identifié par un PDL ou PRM à 14 chiffres.
- Il ne doit pas être confondu avec le titulaire du contrat.
Voir aussi : PDL / PRM · Mise en service · Raccordement électrique · Titulaire du contrat
Précarité énergétique
Droits et aides Situation dans laquelle un ménage peine à satisfaire ses besoins énergétiques essentiels, en raison de revenus insuffisants, d’un logement inefficace ou des deux.
Définition complète
La précarité énergétique décrit la difficulté d’un ménage à disposer de l’énergie nécessaire pour vivre dans des conditions normales : se chauffer, s’éclairer, cuisiner, produire de l’eau chaude ou conserver des aliments. Elle résulte souvent de la combinaison de revenus faibles, de prix de l’énergie élevés et d’un logement mal isolé ou équipé d’un chauffage coûteux.
Elle ne se mesure pas avec un seuil unique. Consacrer plus de 10 % de son budget à l’énergie peut constituer un indicateur, mais ce n’est pas une règle juridique automatique. Un ménage peut aussi être concerné s’il se prive de chauffage, accumule des impayés ou arbitre entre régler une facture et acheter des produits essentiels.
Par exemple, une personne vivant dans un logement classé F qui maintient son chauffage très bas pour éviter une facture trop élevée peut être en situation de précarité énergétique. Le chèque énergie, le FSL et l’accompagnement social peuvent apporter une aide adaptée.
Voir aussi : Chèque énergie · Fonds de solidarité pour le logement · Passoire thermique · Réduction de puissance
Prix du kWh
Prix et facturation Tarif facturé pour chaque kilowattheure d’électricité consommé, variable selon l’offre, l’option tarifaire et parfois le moment de consommation.
Définition complète
Le prix du kWh est le montant appliqué à chaque kilowattheure d’électricité consommé. C’est lui qui permet de calculer la part variable de la facture. Il doit être lu avec son unité, généralement en euros TTC par kWh, et avec les conditions de l’offre : option tarifaire, durée de prix fixe éventuelle et règles d’indexation.
Au 1er août 2026, le tarif réglementé de vente en 6 kVA Base est de 0,2001 € TTC/kWh. En option Heures Pleines/Heures Creuses, il est de 0,2142 € en heures pleines et 0,1589 € en heures creuses. Le bon choix ne consiste donc pas nécessairement à retenir le prix affiché le plus bas : il dépend de la répartition réelle de vos usages.
Pour évaluer le coût d’une offre, ajoutez toujours l’abonnement au prix du kWh. Deux contrats affichant le même prix de l’énergie peuvent avoir un coût annuel différent.
Voir aussi : Part variable · Abonnement · Heures pleines / Heures creuses · Coût complet du kWh
Prix fixe hors acheminement
Prix et facturation Prix de fourniture garanti par le fournisseur, tandis que les coûts réglementés d’acheminement et les taxes peuvent encore évoluer.
Définition complète
La mention prix fixe hors acheminement signifie que le fournisseur bloque sa composante de fourniture, mais pas nécessairement l’intégralité des éléments qui composent votre facture. L’acheminement correspond à l’utilisation des réseaux de transport et de distribution de l’électricité ; son tarif est réglementé et s’applique quel que soit le fournisseur choisi.
Le TURPE 7, tarif d’utilisation des réseaux, est en vigueur depuis août 2025 et a progressé de 3,04 % au 1er août 2026. Cette évolution peut avoir une incidence sur le montant final facturé si le contrat prévoit la répercussion des variations d’acheminement. Les taxes peuvent également changer, indépendamment du prix de fourniture annoncé comme fixe.
Cette formule est donc moins protectrice qu’un prix TTC entièrement fixe, si celui-ci est réellement proposé et couvre tous les éléments. Consultez la grille tarifaire pour identifier séparément l’énergie, l’abonnement, l’acheminement et les taxes.
Voir aussi : Offre à prix fixe · Offre indexée · TURPE · Taxes sur l'électricité
Prix négatif
Marché et production Un prix négatif signifie que certains producteurs paient pour injecter leur électricité, lorsque l’offre disponible dépasse temporairement la demande.
Définition complète
Un prix négatif apparaît sur le marché de gros lorsque l’offre d’électricité dépasse la demande et que certains producteurs préfèrent continuer à injecter plutôt que d’arrêter leur installation. Cela peut se produire lors d’une faible consommation, par exemple un week-end, combinée à une forte production éolienne ou solaire et à des moyens de production moins flexibles.
Un prix de −20 €/MWh signifie qu’un acteur qui vend 1 MWh dans les conditions concernées paie 20 € pour que cette énergie soit absorbée par le marché. Cela ne veut pas dire qu’un ménage reçoit automatiquement de l’argent pour consommer 1 000 kWh.
Les prix négatifs constituent un signal économique : ils encouragent à diminuer certaines productions, à augmenter la consommation flexible, à charger des batteries ou à exporter lorsque cela est possible. Leur effet sur les offres des particuliers dépend toutefois du contrat souscrit et de sa formule de prix.
Voir aussi : Prix spot · Marché de gros · Effacement · EPEX SPOT
Prix repère du gaz
Prix et facturation Indicateur mensuel publié par la CRE pour aider les particuliers à comparer les offres de gaz naturel, sans constituer un tarif réglementé.
Définition complète
Le prix repère du gaz est un indicateur publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il aide les particuliers à situer les offres de fourniture de gaz naturel disponibles sur le marché. Il ne s’agit ni d’un tarif réglementé de vente, ni d’une offre à laquelle il serait possible de souscrire directement : les tarifs réglementés du gaz ont pris fin le 30 juin 2023.
Le prix repère distingue une part fixe, l’abonnement, et une part variable en euros par kWh. Il varie selon le profil de consommation et la zone de distribution. Pour comparer deux contrats, un foyer consommant par exemple 10 000 kWh par an doit additionner l’abonnement annuel et le prix du kWh de chaque offre, puis rapporter le total à sa consommation.
Le prix repère est un point de comparaison, pas une promesse tarifaire. Une offre peut être moins chère aujourd’hui et évoluer ensuite selon sa formule d’indexation ou ses conditions contractuelles.
Voir aussi : Offre indexée · Offre à prix fixe · Prix du kWh · Abonnement
Prix spot
Marché et production Le prix spot est le prix de l’électricité livrée à très court terme, fixé pour le lendemain ou au cours de la journée.
Définition complète
Le prix spot est le prix de l’électricité achetée ou vendue pour une livraison proche. Il concerne principalement le marché day-ahead, où les prix de chaque heure du lendemain sont fixés la veille, et le marché infrajournalier, où des échanges restent possibles jusqu’à peu avant la livraison.
Ce prix varie heure par heure selon l’équilibre entre l’offre et la demande. Par exemple, une heure froide du soir, avec une consommation élevée et peu de production renouvelable disponible, peut afficher un prix plus élevé qu’une heure de nuit venteuse. Les prix sont exprimés en €/MWh, soit en euros pour 1 000 kWh.
Le prix spot est notamment utilisé comme référence par les fournisseurs et les producteurs. Il ne correspond pas automatiquement au prix affiché sur une offre destinée aux particuliers : un contrat à prix fixe peut rester inchangé même si le spot fluctue chaque jour.
Voir aussi : Marché de gros · EPEX SPOT · Prix négatif
Puissance apparente
Réseau et compteur La puissance apparente, exprimée en voltampères, combine tension et intensité et détermine notamment la puissance souscrite d’un compteur.
Définition complète
La puissance apparente mesure la capacité électrique mobilisée par une installation. Elle s’exprime en voltampères (VA) ou, plus couramment pour un contrat, en kilovoltampères (kVA). C’est cette unité qui sert à définir la puissance souscrite d’un compteur : 3 kVA, 6 kVA, 9 kVA ou davantage selon les besoins.
En courant alternatif, la puissance apparente résulte de la tension et de l’intensité. La puissance réellement transformée en chaleur, mouvement ou lumière est la puissance active, exprimée en watts. Les deux valeurs peuvent différer en présence d’appareils comportant moteurs ou électronique, selon leur facteur de puissance.
Exemple : à 230 V, un courant de 10 A représente une puissance apparente de 2 300 VA, soit 2,3 kVA. Une puissance souscrite insuffisante peut provoquer une coupure du compteur lorsque trop d’appareils fonctionnent simultanément. Augmenter les kVA peut l’éviter, mais augmente généralement le prix de l’abonnement.
Voir aussi : Ampère · Watt · Compteur Linky · Puissance souscrite
Puissance crête
Énergie verte et production locale Unité, exprimée en kilowatt-crête, qui mesure la puissance nominale maximale d’un panneau ou d’une installation photovoltaïque dans des conditions normalisées.
Définition complète
La puissance crête, exprimée en watt-crête (Wc) ou kilowatt-crête (kWc), indique la puissance nominale d’un module photovoltaïque dans des conditions de laboratoire standardisées. Ces conditions correspondent à un éclairement de 1 000 W/m², une température de cellule de 25 °C et un spectre solaire de référence.
Une installation de 6 kWc peut, dans ces conditions précises, fournir une puissance voisine de 6 kW côté panneaux. Dans la réalité, sa puissance instantanée varie selon l’orientation, l’inclinaison, l’ensoleillement, la température des modules, les ombres et les caractéristiques de l’onduleur. Elle ne produit donc pas 6 kW en continu.
Le kWc ne doit pas être confondu avec le kVA de votre abonnement électrique. Par exemple, un abonnement de 6 kVA décrit la puissance maximale appelée sur le réseau par le logement ; 6 kWc décrit la capacité nominale des panneaux. La puissance crête sert aussi à déterminer certains seuils administratifs et tarifaires.
Voir aussi : Onduleur · Autoconsommation · Arrêté S21 · Photovoltaïque
Puissance souscrite
Contrat et souscription La puissance souscrite fixe la capacité maximale d’électricité disponible simultanément dans un logement et influence le prix de l’abonnement.
Définition complète
La puissance souscrite est la capacité maximale que vous pouvez appeler simultanément sur votre installation, exprimée en kVA. Elle détermine notamment le calibre de réglage du compteur et une partie fixe de votre facture. Pour un logement, les puissances les plus courantes sont 3, 6, 9 ou 12 kVA.
Une puissance trop faible peut provoquer une coupure lorsque plusieurs appareils gourmands fonctionnent ensemble : chauffage électrique, four, plaques de cuisson et ballon d’eau chaude, par exemple. Une puissance trop élevée augmente l’abonnement sans améliorer votre consommation en kWh. Au tarif réglementé, l’abonnement Base en 6 kVA s’élève à 190,32 € TTC par an au 1er août 2026 ; ce montant ne correspond pas au prix des kWh consommés.
- La puissance adaptée dépend des équipements et du mode de chauffage.
- Elle peut être modifiée à la demande du titulaire du contrat.
- Le compteur Linky peut signaler les dépassements de puissance.
Voir aussi : kVA · Contrat unique · Linky · Facture de clôture
Rattrapage de facturation
Prix et facturation Facturation tardive de consommations antérieures non encore facturées, distincte de la régularisation normale d’une période estimée.
Définition complète
Le rattrapage de facturation correspond à une demande de paiement portant sur des consommations anciennes qui n’avaient pas été facturées, ou l’avaient été de façon incomplète. Il se distingue de la régularisation habituelle : celle-ci ajuste une estimation récente, tandis que le rattrapage peut couvrir une période plus ancienne à la suite d’un défaut de relève ou d’une erreur de facturation.
Pour un consommateur, le fournisseur ne peut en principe pas facturer des consommations remontant à plus de 14 mois avant le dernier relevé ou autorelevé, sauf exceptions prévues par la loi, notamment en cas de fraude, d’impossibilité d’accéder au compteur ou d’absence de transmission d’index imputable au client.
Si vous recevez un rattrapage, vérifiez la période, les index de départ et d’arrivée, le caractère réel ou estimé des données, ainsi que les tarifs appliqués. Demandez un échéancier de paiement si le montant est élevé : un rattrapage ne doit pas être accepté sans contrôle de son calcul.
Voir aussi : Régularisation · Estimation de consommation · Index de compteur · Facture d'électricité
Réduction de puissance
Droits et aides Limitation temporaire de l’électricité disponible, pouvant remplacer une coupure pour impayé et laissant fonctionner seulement les usages les plus essentiels.
Définition complète
La réduction de puissance consiste à limiter la puissance électrique disponible au compteur, sans interrompre totalement l’alimentation. Elle peut être appliquée dans le cadre d’une procédure pour impayé, notamment pendant la trêve hivernale, lorsque la coupure est interdite dans une résidence principale.
Une puissance limitée à 1 kVA correspond approximativement à 1 000 watts utilisables simultanément. Elle peut permettre de conserver un éclairage, un réfrigérateur ou une box internet, mais elle ne suffit généralement pas à faire fonctionner en même temps un appareil de cuisson de 2 000 watts, un chauffe-eau ou plusieurs radiateurs.
Cette mesure ne règle pas la dette et ne doit pas être confondue avec une simple baisse volontaire de puissance souscrite. Dès les premières difficultés, un ménage peut demander un délai de paiement au fournisseur et, selon sa situation, solliciter le Fonds de solidarité pour le logement.
Voir aussi : Trêve hivernale · Fonds de solidarité pour le logement · Chèque énergie
Régularisation
Prix et facturation Facture ou remboursement qui ajuste les mensualités déjà payées à la consommation réellement relevée sur votre compteur.
Définition complète
La régularisation ajuste les montants déjà facturés ou prélevés à votre consommation réelle. Elle intervient généralement après la transmission d’un index de compteur ou la réception de données de consommation, souvent à l’issue d’une période de mensualisation. Elle peut conduire à un remboursement, à un avoir ou à un complément à payer.
Supposons que votre contrat ait été estimé sur 3 000 kWh, mais que le compteur relève finalement 3 400 kWh. Au prix de 0,2001 € TTC/kWh, l’écart sur la seule consommation en option Base atteint 80,04 € pour 400 kWh, avant prise en compte d’éventuelles différences de prix ou d’abonnement. Cet écart peut être réduit si vos mensualités avaient déjà été révisées.
Une régularisation n’est pas une pénalité : elle corrige un écart entre estimation et réalité. Contrôlez les index de début et de fin, la période concernée, les prix appliqués et les paiements déjà enregistrés.
Voir aussi : Mensualisation · Échéancier · Estimation de consommation · Rattrapage de facturation
Résiliation
Contrat et souscription La résiliation met fin à un contrat d’électricité, notamment lors d’un déménagement, sans couper automatiquement l’électricité du logement.
Définition complète
La résiliation met fin au contrat d’électricité associé à un point de livraison. Elle est le plus souvent demandée lors d’un déménagement : vous choisissez une date de fin, transmettez si nécessaire un index et recevez ensuite une facture de clôture. Pour un particulier, la résiliation d’un contrat d’électricité est sans frais de pénalité ; restent dus les consommations et abonnements jusqu’à la date effective de fin du contrat.
Lors d’un changement de fournisseur sans déménagement, vous n’avez généralement pas à résilier vous-même l’ancien contrat : le nouveau fournisseur s’en charge. Le PDL ou PRM reste le même, mais le fournisseur facturant change. À l’inverse, résilier trop tôt lors d’un départ peut entraîner une coupure ou compliquer la relève finale. Par exemple, un contrat arrêté le 31 août couvre la consommation enregistrée jusqu’à cette date.
- La résiliation ne concerne que votre contrat, pas votre raccordement permanent au réseau.
- Un nouvel occupant doit souscrire un contrat à son nom.
- Elle est distincte du délai légal de rétractation de 14 jours.
Voir aussi : Facture de clôture · Délai de rétractation · Mise en service · Titulaire du contrat
RTE
Réseau et compteur RTE transporte l’électricité à haute et très haute tension, équilibre le système électrique national et relie la France aux pays voisins.
Définition complète
RTE, pour Réseau de Transport d’Électricité, exploite le réseau qui transporte de très grandes quantités d’électricité sur de longues distances. Il reçoit notamment la production des centrales et des grands parcs renouvelables, puis l’achemine vers les réseaux de distribution et les grands sites industriels. Ses lignes fonctionnent à des niveaux de tension élevés, généralement de 63 kV à 400 kV.
RTE assure aussi, en temps réel, l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité sur le système français, à une fréquence nominale de 50 Hz. Il organise les échanges avec les pays voisins et peut demander des ajustements de production ou de consommation lorsqu’un déséquilibre apparaît.
Un particulier n’est pas raccordé directement au réseau de RTE : son logement dépend du réseau de distribution, exploité par Enedis ou une entreprise locale de distribution.
Voir aussi : Enedis · Gestionnaire de réseau de distribution · Réseau de transport · Équilibre offre-demande
Surplus
Énergie verte et production locale Part de l’électricité produite mais non consommée instantanément sur place, qui peut être injectée, vendue ou parfois cédée au réseau.
Définition complète
Le surplus est la partie de l’électricité produite par votre installation qui n’est pas utilisée immédiatement sur le site. Il apparaît lorsque la production dépasse les besoins instantanés du logement ou du bâtiment. Avec des panneaux solaires, cette situation est fréquente en milieu de journée, lorsque les occupants sont absents.
Par exemple, si les panneaux produisent 5 kWh entre 13 heures et 14 heures et que les appareils du logement n’en consomment que 2 kWh, le surplus est de 3 kWh. Il est injecté sur le réseau si l’installation y est raccordée et autorisée à injecter.
Ce surplus peut être vendu, notamment dans le cadre de l’obligation d’achat photovoltaïque, ou faire l’objet d’une autre modalité de valorisation prévue au contrat. Une installation en autoconsommation avec vente du surplus cumule donc économies sur les achats d’électricité et rémunération des kilowattheures injectés. Stocker une partie de ce surplus dans une batterie peut aussi augmenter l’usage différé de la production, sans supprimer les pertes de conversion et de stockage.
Voir aussi : Autoconsommation · Obligation d’achat · Taux d’autoconsommation · Batterie domestique
Tarif réglementé de vente
Contrat et souscription Le tarif réglementé de vente est une offre d’électricité dont les prix sont encadrés par les pouvoirs publics, proposée notamment par EDF.
Définition complète
Le tarif réglementé de vente, souvent appelé Tarif Bleu, est une offre dont les prix sont encadrés par les pouvoirs publics. Il est proposé par EDF sur la majeure partie du territoire et par certaines entreprises locales de distribution dans leur zone. Il ne s’agit pas d’une offre de marché, même si les deux types d’offres utilisent le même réseau et le même compteur.
Au 1er août 2026, pour une puissance de 6 kVA en option Base, le prix du tarif réglementé est de 0,2001 € TTC par kWh et l’abonnement coûte 190,32 € TTC par an. En heures pleines/heures creuses, les prix sont de 0,2142 € et 0,1589 € TTC par kWh. Ces montants servent souvent de repère pour comparer les offres de marché, sans suffire à établir à eux seuls le coût annuel d’un foyer.
- Le tarif réglementé comprend un abonnement et un prix du kWh.
- Il est révisable selon les décisions applicables.
- Vous pouvez le quitter pour une offre de marché et y revenir si vous y êtes éligible.
Voir aussi : Offre de marché · Contrat unique · Heures pleines / heures creuses · Tempo
Tarification dynamique
Options tarifaires La tarification dynamique fait évoluer le prix de l’électricité selon le marché de gros, parfois d’une heure à l’autre.
Définition complète
La tarification dynamique est une formule dans laquelle le prix de l’électricité varie en fonction des prix observés sur le marché de gros. Le prix peut changer chaque jour, voire chaque heure, plutôt que rester fixe pendant plusieurs mois. Les tarifs applicables sont normalement communiqués avant la période de consommation concernée.
Ce type d’offre peut permettre de profiter de prix bas lorsque la production est abondante et la demande faible. À l’inverse, le prix peut fortement augmenter lors d’épisodes tendus. Par exemple, décaler la recharge d’un véhicule électrique de 15 kWh vers une heure affichée à 0,12 € par kWh plutôt qu’une heure à 0,30 € réduit la part énergie de 2,70 € pour cette recharge.
Une tarification dynamique suppose une surveillance réelle des prix et la possibilité de déplacer les usages. Un compteur Linky est généralement nécessaire pour relever la consommation par créneau. Elle convient surtout aux foyers équipés d’appareils programmables, d’une borne de recharge ou d’un système de pilotage, et capables d’accepter un risque de hausse ponctuelle.
Voir aussi : Offre de marché · Compteur Linky · Effacement électrique · Heures creuses
Taux d’autoconsommation
Énergie verte et production locale Pourcentage de votre production solaire consommée directement sur place, calculé en rapportant l’électricité autoconsommée à l’électricité totale produite sur une période.
Définition complète
Le taux d’autoconsommation mesure la part de l’électricité produite par une installation qui est utilisée directement sur place. Sa formule est la suivante : électricité autoconsommée ÷ électricité produite × 100. Il s’exprime généralement sur une année, mais peut aussi être suivi au mois ou à la journée.
Par exemple, une installation photovoltaïque produit 8 000 kWh sur l’année. Si le logement en consomme directement 4 800 kWh au moment où ils sont produits, le taux d’autoconsommation est de 60 %. Les 3 200 kWh restants correspondent au surplus injecté ou stocké selon l’équipement et le contrat.
Un taux élevé ne signifie pas forcément une forte indépendance vis-à-vis du réseau. Il faut le distinguer du taux d’autoproduction, qui compare l’électricité autoconsommée à la consommation totale du logement. Une petite installation peut afficher un taux d’autoconsommation très élevé tout en couvrant une part limitée des besoins annuels. Programmer certains usages en journée peut améliorer ce taux.
Voir aussi : Autoconsommation · Surplus · Taux d’autoproduction · Batterie domestique
TICFE
Taxes et contributions Ancien nom de l’accise sur l’électricité, taxe nationale due sur les consommations et désormais désignée sous le terme d’accise.
Définition complète
La TICFE, ou taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité, est l’appellation historique de la taxe aujourd’hui appelée accise sur l’électricité. Depuis 2022, les deux expressions renvoient à la même fiscalité sur les consommations électriques : elles ne doivent donc jamais être additionnées sur une facture ou dans une estimation. Des anciens contrats, comparatifs ou documents administratifs peuvent encore employer le sigle TICFE.
Au 1er août 2026, le niveau applicable est de 30,62 €/MWh, soit 3,062 € d’accise pour 100 kWh consommés, avant TVA. Cette taxe est indépendante de l’offre commerciale souscrite : une réduction sur le prix du kWh proposée par un fournisseur ne réduit pas la TICFE. La TVA au taux de 20 % s’ajoute ensuite à l’ensemble de la facture, y compris à l’accise. La TICFE a également absorbé l’ancienne composante fiscale de la CSPE.
Voir aussi : Accise sur l’électricité · CSPE · TVA sur l’électricité
Titulaire du contrat
Contrat et souscription Le titulaire du contrat est la personne qui souscrit l’offre d’électricité et assume les droits, informations et paiements liés au logement.
Définition complète
Le titulaire du contrat est la personne, ou dans certains cas la personne morale, qui souscrit l’offre d’électricité pour un point de livraison. Son nom figure sur le contrat et les factures. Il reçoit les informations contractuelles, choisit l’offre et la puissance souscrite, autorise les prélèvements s’il les met en place et reste responsable du paiement des sommes facturées.
Dans une colocation, un seul occupant peut être titulaire, même si plusieurs personnes partagent ensuite les dépenses entre elles. Le fournisseur ne devient pas pour autant partie à leur accord de répartition. Lors d’un déménagement, le nouveau résident doit souscrire un contrat à son nom pour le même PDL ou PRM ; il ne suffit pas de continuer à utiliser l’électricité sous le nom de l’ancien occupant. Par exemple, un contrat de 6 kVA peut être repris avec une autre puissance si les besoins du nouvel occupant diffèrent.
- Le titulaire peut désigner un contact, sans lui transférer automatiquement tous les droits.
- Il peut demander une résiliation ou un changement d’offre.
- Il doit signaler des coordonnées exactes pour recevoir la facture de clôture.
Voir aussi : Résiliation · Mise en service · Puissance souscrite · Facture de clôture
Trêve hivernale
Droits et aides Période du 1er novembre au 31 mars limitant les expulsions locatives et interdisant les coupures d’énergie pour impayé dans la résidence principale.
Définition complète
La trêve hivernale s’étend chaque année du 1er novembre au 31 mars, soit pendant 5 mois. Elle suspend principalement l’exécution des expulsions locatives de la résidence principale. Elle protège aussi les ménages contre les coupures d’électricité et de gaz dues à un impayé dans leur résidence principale.
Cette protection ne fait toutefois pas disparaître les sommes dues : les factures continuent d’être émises, les impayés peuvent faire l’objet de relances et un échéancier de paiement peut être proposé. Pour l’électricité, une réduction de puissance peut, dans certains cas, remplacer la coupure durant cette période.
Exemple concret : un foyer qui ne peut pas régler sa facture de janvier ne peut pas voir son alimentation énergétique totalement interrompue avant le 31 mars, mais doit contacter rapidement son fournisseur ou les services sociaux afin d’éviter l’aggravation de la dette.
Voir aussi : Réduction de puissance · Fonds de solidarité pour le logement · Précarité énergétique
Triphasé
Réseau et compteur Le triphasé alimente une installation avec trois phases électriques, adapté notamment aux puissances élevées et à certains équipements professionnels.
Définition complète
Le triphasé est un mode d’alimentation électrique composé de trois phases, généralement accompagnées d’un neutre. Dans une installation française, la tension est normalement de 230 V entre une phase et le neutre, et d’environ 400 V entre deux phases. Cette configuration permet de répartir la puissance disponible sur trois conducteurs de phase.
Le triphasé peut être pertinent pour certains ateliers, pompes, équipements techniques, bâtiments anciens ou logements ayant des besoins de puissance élevés. Il exige toutefois un bon équilibrage des usages : si une seule phase est trop chargée, la coupure peut intervenir même lorsque les deux autres phases restent peu sollicitées.
Un appareil conçu pour du monophasé se branche entre une phase et le neutre ; certains moteurs ou équipements spécifiques utilisent les trois phases. Pour la majorité des logements ordinaires, le monophasé est plus simple et suffit aux usages courants.
Voir aussi : Monophasé · Ampère · Puissance apparente · Disjoncteur
TURPE
Taxes et contributions Tarif d’utilisation des réseaux d’électricité, inclus dans la facture pour financer le transport, la distribution et l’entretien du réseau.
Définition complète
Le TURPE, ou tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, finance l’acheminement de l’électricité jusqu’au logement : transport à haute tension, distribution locale, raccordement, entretien des lignes, compteurs et interventions sur le réseau. Ce n’est pas une taxe au sens strict, mais un tarif réglementé d’accès aux réseaux. Il est payé par tous les utilisateurs, quel que soit leur fournisseur, puis reversé aux gestionnaires de réseau concernés.
Le TURPE comprend une part fixe, liée notamment à la puissance souscrite, et une part variable liée à l’usage du réseau. La CTA est calculée sur une partie fixe de ce tarif. Le TURPE 7 est en vigueur depuis août 2025 et a progressé de 3,04 % au 1er août 2026. Sur la facture d’un particulier, le TURPE est en pratique inclus dans le prix global facturé par le fournisseur, puis soumis à la TVA de 20 %. Changer de fournisseur ne supprime pas ce coût de réseau.
Voir aussi : CTA · TVA sur l’électricité · Accise sur l’électricité
TVA sur l’électricité
Taxes et contributions Taxe sur la valeur ajoutée appliquée à l’ensemble de la facture d’électricité, y compris à l’abonnement, aux taxes et à l’acheminement.
Définition complète
La TVA sur l’électricité est la taxe sur la valeur ajoutée appliquée au montant de la facture. Depuis le 1er août 2025, le taux est de 20 % sur toute la facture, y compris sur l’abonnement. Il n’existe donc plus de taux réduit de 5,5 % pour la part fixe. La TVA s’applique au prix de l’énergie, au coût d’acheminement via le TURPE, à l’accise sur l’électricité et à la CTA.
Son assiette est donc large : pour un total de 100 € hors TVA, incluant par exemple consommation, abonnement et taxes, la TVA représente 20 €, pour un total TTC de 120 €. Elle est perçue par le fournisseur, qui la reverse ensuite à l’État. Lorsqu’un fournisseur affiche un prix TTC, comme 0,2001 €/kWh au tarif réglementé Base 6 kVA au 1er août 2026, la TVA est déjà comprise dans ce montant. Pour comparer deux offres, il faut comparer des prix exprimés dans la même base, de préférence TTC.
Voir aussi : Accise sur l’électricité · CTA · TURPE · TICFE
Versement nucléaire universel
Marché et production Le Versement nucléaire universel encadre le partage des revenus du parc nucléaire lorsque les prix de marché dépassent certains seuils.
Définition complète
Le Versement nucléaire universel, ou VNU, est le mécanisme qui a remplacé l’ARENH à compter du 1er janvier 2026. Il ne consiste pas à attribuer aux fournisseurs un volume d’électricité nucléaire à prix fixe. Il encadre plutôt les revenus tirés de la production nucléaire lorsque les prix de marché deviennent durablement élevés.
Le dispositif prévoit deux seuils de référence : 78 €/MWh et 110 €/MWh. Au-delà de ces niveaux, une partie des revenus nucléaires peut être prélevée puis destinée à faire bénéficier les consommateurs de la rente correspondante, selon les modalités prévues par le mécanisme.
En 2026, le VNU n’est pas déclenché. Il ne modifie donc pas directement le prix payé par un client sur une facture donnée. Son rôle est de créer un cadre de redistribution lorsque les revenus nucléaires dépassent les seuils prévus.
Voir aussi : ARENH · Marché de gros · Contrat pour différence
VertVolt
Énergie verte et production locale Label de l’ADEME qui distingue les offres d’électricité renouvelable selon la manière dont le fournisseur soutient et trace la production française.
Définition complète
VertVolt est le label de l’ADEME destiné aux offres d’électricité verte commercialisées en France. Il aide à distinguer une offre reposant seulement sur l’achat de garanties d’origine d’une offre dans laquelle le fournisseur s’approvisionne plus directement auprès de producteurs français d’électricité renouvelable.
Le label comporte deux niveaux : « choix engagé » et « choix très engagé ». Les exigences portent notamment sur la provenance des garanties d’origine, la traçabilité de l’approvisionnement et, pour le niveau le plus exigeant, la part achetée directement à des producteurs renouvelables français.
VertVolt ne change ni la qualité ni la continuité de l’électricité livrée à votre logement : le réseau est le même pour tous. Son intérêt est de rendre comparable l’engagement réel des fournisseurs dans le financement et l’achat d’électricité renouvelable. Une offre labellisée peut ainsi être évaluée au-delà de la seule mention « 100 % verte ».
Voir aussi : Garantie d’origine · Électricité renouvelable · Contrat d’électricité · Mix électrique
Watt
Réseau et compteur Le watt mesure la puissance électrique instantanée, c’est-à-dire la vitesse à laquelle un appareil consomme ou produit de l’énergie.
Définition complète
Le watt, symbole W, est l’unité de puissance électrique. Il indique la quantité d’énergie utilisée ou produite à chaque instant. Les puissances des appareils sont souvent exprimées en watts ou en kilowatts : 1 kW équivaut à 1 000 W.
Par exemple, un radiateur électrique affichant 1 500 W appelle une puissance de 1,5 kW lorsqu’il chauffe à pleine puissance. S’il fonctionne ainsi pendant une heure, il consomme 1,5 kWh d’énergie. En pratique, un thermostat peut le faire fonctionner par intermittence : sa consommation sur la journée sera donc différente de sa puissance nominale multipliée par 24 heures.
Le watt décrit une puissance instantanée ; le kilowattheure décrit une quantité d’énergie cumulée. La puissance en watts permet aussi d’anticiper les risques de dépassement de la puissance souscrite lorsque plusieurs appareils fonctionnent simultanément.
Voir aussi : Kilowattheure · Ampère · Puissance apparente · Puissance souscrite
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