Combien pouvez-vous économiser sur votre chauffage ?

Baisser d'un degré, isoler les combles, passer à une pompe à chaleur : chaque action traduite en kWh et en euros par an pour votre logement.

2 min Calcul dans votre navigateur, rien n’est envoyé Tarifs du 1er août 2026

La recommandation ADEME est de 19 °C dans les pièces de vie et 17 °C dans les chambres.

Actions envisagées

Économie annuelle potentielle

sur un budget chauffage actuel de

  • Consommation de chauffage actuelle
  • Après les actions retenues

Effet de chaque action

    Les réglages qui font baisser la facture

    Comment fonctionne ce calcul

    Le simulateur estime d’abord votre besoin annuel de chauffage, puis calcule ce qu’il resterait à fournir après chaque action. Il distingue autant que possible le chauffage de vos autres usages électriques : eau chaude, cuisson, électroménager et usages spécifiques. Si votre consommation annuelle totale est notée C, la consommation attribuée au chauffage est estimée par Cchauffage = C − Chors chauffage.

    Cette consommation n’est pas toujours égale à la chaleur réellement délivrée dans le logement. Le modèle convertit donc l’énergie achetée en besoin de chaleur utile :

    • chauffage électrique par convecteurs ou radiateurs : B = Cchauffage, avec un rendement pris égal à 1 ;
    • chaudière gaz, fioul ou bois : B = Cchauffage × η, où η est le rendement saisonnier retenu pour l’appareil ;
    • pompe à chaleur existante : B = Cchauffage × COPsaisonnier.

    Pour une baisse de température de consigne, la règle appliquée est la suivante : gain de chauffage = 7 % × nombre de degrés baissés. Avec une température passant de 20 °C à 19 °C, le besoin devient donc B′ = B × 0,93. Cette règle correspond à un ordre de grandeur annuel : elle vise le chauffage seul, pas toute votre facture d’énergie.

    Pour les travaux d’isolation, le simulateur applique à chaque action un taux de réduction du besoin de chauffage, noté r. Ce taux dépend du poste choisi et de l’état initial déclaré. La formule est : B′ = B × (1 − r). L’isolation des combles reçoit généralement un taux plus élevé que le remplacement des fenêtres, car une toiture peu isolée pèse souvent davantage dans les déperditions qu’une menuiserie ancienne.

    Lorsque vous cumulez plusieurs actions, les gains sont appliqués les uns après les autres : Bfinal = B × (1 − 0,07 × ΔT) × (1 − rcombles) × (1 − rfenêtres) × …. Pour une pompe à chaleur, le besoin de chaleur restant est ensuite converti en consommation électrique : C PAC = Bfinal / COPsaisonnier. Un COP de 3 signifie qu’en moyenne saisonnière, 1 kWh d’électricité acheté fournit 3 kWh de chaleur au logement.

    Les euros affichés correspondent à la baisse estimée de consommation multipliée par le prix du kWh de votre énergie. Pour l’électricité, si aucun prix personnalisé n’est saisi, la référence est le tarif réglementé Base 6 kVA au 1er août 2026, soit 0,2001 € TTC/kWh. La formule est alors : économie annuelle = kWh évités × 0,2001 €. L’abonnement n’est pas retiré de votre économie, car isoler ou réduire le chauffage ne fait pas automatiquement baisser la puissance souscrite.

    Repères pour interpréter votre résultat

    La règle des 7 % donne une lecture rapide. Pour un logement qui consomme 10 000 kWh par an uniquement pour le chauffage électrique direct, baisser la consigne d’un degré représente environ 700 kWh évités, soit 140 € par an au prix de 0,2001 € TTC/kWh. Si ce même besoin de chaleur est déjà couvert par une pompe à chaleur de COP saisonnier 3, l’économie électrique associée à ce degré est plutôt proche de 233 kWh, soit 47 € : la pompe à chaleur consommait déjà moins d’électricité pour fournir la même chaleur.

    Consommation électrique évitéeÉconomie annuelle au tarif Base de référence
    100 kWh20,01 € TTC
    500 kWh100,05 € TTC
    1 000 kWh200,10 € TTC
    3 000 kWh600,30 € TTC

    Ces montants changent avec votre contrat. En option heures pleines/heures creuses, les prix de référence sont de 0,2142 € TTC/kWh en heures pleines et 0,1589 € TTC/kWh en heures creuses. Une pompe à chaleur réduit surtout des kWh consommés en période de chauffage, souvent le matin et le soir : valoriser tous les kWh au prix des heures creuses surestime donc fréquemment le gain. Avec Tempo, l’écart est encore plus marqué : le kWh en heures pleines rouges atteint 0,7295 €, contre 0,1356 € en heures creuses bleues.

    À titre de contexte, la consommation moyenne d’un site résidentiel est de 4 114 kWh par an, tous usages confondus. Le client type utilisé par la CRE est de 4 500 kWh pour 1 072 € TTC par an. Un logement chauffé à l’électricité dépasse souvent ce niveau, surtout si l’isolation est faible. Sur une facture moyenne, environ 40 % relèvent de la fourniture, 28 % du réseau et 32 % des taxes. Le prix TTC du kWh utilisé par le simulateur inclut ces composantes : la TVA est à 20 % sur la totalité de la facture depuis le 1er août 2025.

    Le résultat le plus utile n’est pas seulement l’économie en euros. Regardez aussi les kWh évités, car ils permettent de comparer des devis, de vérifier le dimensionnement d’une pompe à chaleur et de mesurer votre exposition à une hausse future des prix de l’énergie.

    Que faire de ce résultat, concrètement

    Commencez par vérifier que la consommation utilisée correspond bien au chauffage. Une facture électrique annuelle intégrant un ballon d’eau chaude, une voiture électrique ou une piscine gonfle fortement le point de départ. Idéalement, partez de douze mois de factures, puis isolez les mois sans chauffage pour estimer votre consommation hors chauffage.

    Pour choisir l’ordre des travaux, traitez d’abord les postes qui réduisent durablement le besoin de chaleur. Dans beaucoup de maisons peu ou pas isolées, l’ordre rationnel est :

    • réglage de la consigne, programmation et traitement des défauts évidents d’étanchéité ;
    • isolation des combles ou de la toiture ;
    • murs, plancher bas et ventilation adaptée selon la configuration ;
    • fenêtres lorsque les menuiseries sont très dégradées, fuyardes ou à simple vitrage, ou dans le cadre d’une rénovation coordonnée ;
    • remplacement du générateur, notamment par une pompe à chaleur, après avoir réduit les besoins autant que possible.

    Les fenêtres améliorent le confort près des parois, l’acoustique et l’étanchéité à l’air, mais elles ne constituent pas systématiquement le premier poste d’économie. Isoler les combles coûte souvent moins cher par kWh économisé. Après une isolation, veillez à conserver ou créer une ventilation maîtrisée : boucher des entrées d’air ne remplace pas une VMC et peut créer humidité, moisissures et mauvaise qualité d’air.

    Pour une pompe à chaleur, demandez au professionnel le COP ou SCOP annoncé, la température extérieure de calcul, la température d’eau envoyée dans les radiateurs et la part éventuelle d’appoint électrique. Une PAC surdimensionnée ou fonctionnant avec des radiateurs très chauds peut produire une économie nettement inférieure à celle affichée par une étiquette.

    Le coût d’investissement doit être lu séparément de l’économie d’énergie. Le calcul de retour simple est : temps de retour = reste à payer / économie annuelle estimée. Le reste à payer peut être réduit par MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie, ou CEE. Ces aides sont souvent cumulables sous conditions, mais dépendent notamment de vos revenus, du logement, du type de travaux, des performances exigées et de l’intervention d’une entreprise RGE. Faites les demandes et acceptez l’offre CEE avant de signer un engagement de travaux ou de les commencer.

    Les limites de cette estimation

    Le simulateur fournit une estimation de décision, pas une étude thermique réglementaire ni un engagement de résultat. La règle de 7 % par degré est une moyenne : son effet dépend du climat local, de la température réellement maintenue, des absences, de l’exposition du logement, des apports solaires, de l’inertie des murs et de la ventilation.

    Les taux attribués aux travaux sont forfaitaires. Ils ne remplacent pas une visite du bâtiment, un calcul des surfaces, une analyse des ponts thermiques ni la vérification de l’isolant existant. Une maison très ventilée par des fuites, une toiture déjà partiellement isolée ou des murs humides peut s’écarter sensiblement du résultat.

    Le COP d’une pompe à chaleur varie avec la météo, l’installation hydraulique, le réglage, le dégivrage et la température de départ nécessaire aux émetteurs. Le modèle ne peut pas anticiper avec précision ces conditions, ni les frais de maintenance, le bruit, les contraintes d’implantation, les éventuels travaux électriques ou le remplacement futur de l’équipement. Enfin, les prix de l’énergie et les règles d’aides peuvent évoluer : les montants en euros et le temps de retour doivent donc être relus au moment de choisir les devis.

    Questions fréquentes

    La baisse de 7 % par degré est-elle garantie ?

    Non. Les 7 % constituent une règle de calcul utilisée pour obtenir un ordre de grandeur annuel du chauffage. Le gain réel peut être inférieur ou supérieur selon le climat, l’isolation, les habitudes d’occupation, les apports du soleil et la température effectivement atteinte dans les pièces. Une baisse de 20 °C à 19 °C dans les pièces de vie ne signifie pas forcément que toute la maison chauffe un degré de moins toute la journée.

    Pourquoi l’économie d’un degré est-elle plus faible avec une pompe à chaleur ?

    La température abaissée évite la même quantité de chaleur utile, quel que soit le système. Mais une pompe à chaleur produit cette chaleur avec moins d’électricité qu’un radiateur électrique. Avec un COP saisonnier de 3, 3 kWh de chaleur nécessitent environ 1 kWh électrique. Réduire le besoin de 700 kWh de chaleur évite donc environ 700 kWh avec des convecteurs, mais seulement 233 kWh électriques avec une PAC de COP 3.

    Pourquoi les économies de plusieurs travaux ne s’additionnent-elles pas ?

    Chaque action s’applique au besoin de chauffage qui reste après l’action précédente. Si l’isolation des combles réduit le besoin de 25 %, puis si vous baissez la consigne d’un degré, le gain cumulé n’est pas 25 % + 7 % = 32 %. Il est de 1 − (0,75 × 0,93), soit 30,25 %. La baisse de température porte sur un logement déjà moins énergivore. Cette méthode évite de compter deux fois les mêmes kWh.

    Faut-il toujours isoler les combles avant de changer les fenêtres ?

    Pas systématiquement, mais c’est souvent le choix le plus rentable dans une maison dont la toiture est peu isolée. Les combles représentent fréquemment un poste majeur de déperdition et l’isolation y coûte souvent moins cher par kWh économisé. Des fenêtres à simple vitrage très dégradées, des infiltrations d’air importantes ou un projet de rénovation globale peuvent modifier la priorité. Les fenêtres apportent aussi du confort et de l’acoustique, même lorsque leur gain énergétique est plus modeste.

    Quel COP faut-il retenir pour estimer une pompe à chaleur ?

    Privilégiez un COP saisonnier, souvent appelé SCOP, plutôt qu’un COP mesuré à une température extérieure favorable. Un COP instantané peut être élevé à 7 °C dehors avec une eau de chauffage peu chaude, puis chuter lors des jours froids ou avec des radiateurs demandant 55 °C. Un ordre de grandeur de 2,5 à 4 peut être observé selon l’installation, mais le chiffre pertinent est celui correspondant à votre émetteur, votre région et votre température de départ.

    Les aides MaPrimeRénov’ et CEE sont-elles déduites de l’économie affichée ?

    Non : une aide réduit votre investissement initial, pas votre consommation annuelle d’énergie. Pour calculer un retour simple, soustrayez l’estimation MaPrimeRénov’ et CEE du devis TTC, puis divisez ce reste à payer par l’économie annuelle estimée. Les deux mécanismes peuvent souvent être combinés, sous réserve des règles en vigueur, de plafonds, de conditions de ressources et de performance, ainsi que du recours à une entreprise RGE. Les démarches doivent précéder les travaux.

    Quel prix du kWh est utilisé pour convertir les économies en euros ?

    À défaut de prix saisi, le calcul électrique utilise 0,2001 € TTC/kWh, correspondant au tarif réglementé Base 6 kVA au 1er août 2026. Ce prix est toutes taxes comprises : il reflète aussi le réseau et les taxes, pas seulement l’énergie fournie. En heures pleines/heures creuses ou Tempo, la valeur réelle dépend de l’heure à laquelle votre chauffage consomme. L’abonnement annuel n’est pas inclus dans l’économie, sauf changement effectif de puissance souscrite.

    Pourquoi mon résultat peut-il différer de mes factures après travaux ?

    Vos factures dépendent de la météo de l’hiver, du nombre d’occupants, des températures choisies, de l’eau chaude, des appareils électriques et du prix réellement facturé. Après une isolation, certains ménages chauffent davantage certaines pièces pour gagner en confort : une part du gain théorique devient alors du confort plutôt qu’une baisse de facture. Pour comparer avant et après, utilisez des périodes de douze mois et séparez autant que possible les usages hors chauffage.