Combien votre logement consomme-t-il vraiment ?

Chauffage, eau chaude, électroménager, véhicule électrique : ce simulateur reconstitue votre consommation annuelle en kWh à partir des caractéristiques de votre logement, puis la traduit en euros au tarif réglementé.

2 min Calcul dans votre navigateur, rien n’est envoyé Tarifs du 1er août 2026

Type de logement

Consommation annuelle estimée

kWh/an

soit environ par an au tarif réglementé, ou par mois

Répartition par poste

    Où vous situez-vous ?

    Comment fonctionne ce calcul

    Le simulateur additionne les consommations d’électricité du chauffage, de l’eau chaude, des appareils courants, de l’éclairage et des usages déclarés, comme la recharge d’un véhicule électrique. Il ne part pas d’une consommation moyenne unique : la surface chauffée, le DPE, le système de chauffage, le climat et le nombre d’occupants modifient le résultat.

    1. Le chauffage : besoin du logement, puis performance du système

    Le point de départ est un besoin annuel de chauffage en kWh utiles, c’est-à-dire la chaleur à fournir dans le logement. Le simulateur associe à chaque classe DPE une valeur centrale de besoin de chauffage par mètre carré. Ce sont des hypothèses de calcul, pas les seuils officiels du DPE :

    Classe DPEBesoin de chauffage retenu
    A15 kWh utiles/m²/an
    B35 kWh utiles/m²/an
    C65 kWh utiles/m²/an
    D100 kWh utiles/m²/an
    E145 kWh utiles/m²/an
    F200 kWh utiles/m²/an
    G275 kWh utiles/m²/an

    La formule est la suivante : B = surface chauffée × besoin DPE × correctif climatique. Le correctif climatique vaut 0,85 en zone douce, 1 en zone tempérée de référence et 1,15 en zone froide. Il représente une année climatique moyenne, non la météo exacte de l’hiver passé.

    Ce besoin est ensuite converti en électricité selon l’équipement. Avec des radiateurs électriques, consommation = B ÷ 0,98. Avec une pompe à chaleur air-air, le COP saisonnier retenu est de 3,0 ; avec une PAC air-eau, 2,7 ; avec une PAC géothermique, 3,5. Par exemple, 6 000 kWh de chaleur utile demandent environ 2 000 kWh d’électricité avec une PAC air-air : 6 000 ÷ 3,0. Pour une chaudière ou un poêle, le besoin de chauffage peut être converti en combustible à partir de son rendement, mais il n’est pas ajouté à la consommation électrique du logement.

    Le DPE ne se transpose pas mécaniquement dans cette formule. Il mesure une consommation conventionnelle en énergie primaire, incluant plusieurs usages, tandis que le simulateur isole d’abord le besoin de chauffage utile. Cette distinction évite de compter deux fois l’eau chaude et les appareils électriques.

    2. Eau chaude, appareils et usages spécifiques

    Pour l’eau chaude sanitaire, l’hypothèse est de 40 litres d’eau chaude par personne et par jour, avec une élévation de température de 40 °C. Le besoin théorique est donc nombre d’occupants × 40 × 4,186 × 40 ÷ 3 600 × 365, soit environ 678 kWh utiles par personne et par an. Le modèle ajoute 20 % pour les pertes du ballon et de distribution. Avec un chauffe-eau électrique, cela représente environ 814 kWh par personne et par an. Avec un chauffe-eau thermodynamique, cette quantité est divisée par un COP retenu de 2,1.

    La base pour les équipements courants est calculée ainsi : 300 kWh pour le froid alimentaire, 110 kWh par occupant pour lavage et vaisselle, 200 kWh pour la cuisson, 180 + 80 × nombre d’occupants pour le numérique, les téléviseurs et les veilles, et 3 × surface pour l’éclairage LED. Ces valeurs sont modulées lorsque vous déclarez des appareils particuliers ou des équipements plus énergivores.

    Pour les usages spécifiques, le calcul repose sur la puissance et la durée : consommation = puissance en kW × heures d’usage annuelles. C’est le cas d’une climatisation, d’une piscine, d’un sèche-linge très utilisé ou d’un atelier. Pour un véhicule électrique, la formule est : kilomètres parcourus × 17 kWh ÷ 100 × part rechargée à domicile ÷ 0,90. Le facteur 0,90 tient compte des pertes de recharge. À 10 000 km par an, entièrement rechargés chez vous, cela représente environ 1 890 kWh sur le compteur du logement.

    3. La traduction en euros

    Le montant affiché au tarif réglementé repose sur l’option Base 6 kVA : coût annuel TTC = 190,32 € + consommation annuelle × 0,2001 €. Pour 4 114 kWh, soit la consommation moyenne résidentielle par site, le calcul donne environ 1 014 € TTC par an. Ce montant inclut l’abonnement et l’énergie, mais pas une éventuelle mensualisation, régularisation ou remise commerciale.

    Les prix sont TTC. Depuis le 1er août 2025, la TVA est de 20 % sur la totalité de la facture : le taux réduit de 5,5 % ne s’applique plus. L’accise, fixée à 30,62 €/MWh, la CTA et les coûts de réseau sont déjà intégrés dans les tarifs utilisés ; ils ne sont pas ajoutés une seconde fois. En moyenne, une facture d’électricité se répartit entre 40 % de fourniture, 28 % de réseau et 32 % de taxes.

    Repères pour interpréter le résultat

    Un résultat élevé n’est pas nécessairement anormal. Le chauffage électrique direct, une grande surface, une mauvaise isolation et la recharge d’un véhicule électrique font rapidement monter le compteur. À l’inverse, un logement chauffé au gaz ou au bois peut afficher une faible consommation électrique tout en ayant une facture d’énergie totale plus élevée.

    Profil de logementOrdre de grandeur annuel hors véhicule électrique
    Studio de 20 à 35 m², 1 occupant, chauffage non électrique1 200 à 2 000 kWh
    Appartement de 45 à 70 m², 2 occupants, chauffage non électrique1 900 à 3 200 kWh
    Appartement de 45 à 70 m² chauffé à l’électricité3 500 à 6 500 kWh
    Maison de 90 à 120 m², 4 occupants, PAC5 000 à 8 500 kWh
    Maison de 90 à 120 m², 4 occupants, radiateurs électriques9 000 à 16 000 kWh

    La moyenne nationale de 4 114 kWh par site résidentiel mélange des logements très différents et ne constitue pas une cible. Le client type de la CRE est établi à 4 500 kWh pour 1 072 € TTC par an ; ce repère sectoriel repose sur son propre profil de consommation et ne correspond pas exactement au calcul Base 6 kVA du simulateur, qui donnerait 1 091 € TTC avec les prix affichés ici.

    Que faire de ce résultat, concrètement

    Comparez d’abord l’estimation à 12 mois glissants de consommation, relevés sur votre espace client, vos factures ou votre compteur Linky. Prenez les kWh, pas seulement les euros : un changement de tarif, d’abonnement ou de mensualité peut brouiller la comparaison. Si votre chauffage est électrique, regardez aussi vos consommations journalières en hiver. Une hausse nette pendant les périodes froides confirme que le chauffage explique l’essentiel de l’écart.

    Si le simulateur sous-estime ou surestime votre situation, corrigez en priorité la surface réellement chauffée, le nombre d’occupants, le type de chauffage et l’existence d’un ballon d’eau chaude électrique. Ajoutez ensuite les usages souvent oubliés : sèche-linge, climatisation, piscine, aquarium, congélateur supplémentaire, télétravail intensif et véhicule électrique. Pour estimer votre budget mensuel, divisez le coût annuel par 12, en gardant une marge pour les variations tarifaires et climatiques.

    Les limites de cette estimation

    Une marge d’écart de 20 % avec la consommation réelle est courante, même lorsque les informations saisies sont correctes. Le DPE couvre des situations très différentes à l’intérieur d’une même lettre. Deux logements classés D peuvent avoir une isolation, une exposition, une ventilation, des ponts thermiques et des habitudes de chauffage très éloignés. La température réellement choisie, l’occupation en journée, les absences, les apports solaires et la météo peuvent modifier fortement la consommation.

    Le COP d’une pompe à chaleur varie avec le froid extérieur, la température d’eau de chauffage, l’entretien et le dimensionnement de l’installation. Les consommations d’appareils dépendent de leur âge, de leurs programmes et de leur fréquence d’usage. Le modèle ne connaît pas non plus les pannes, les travaux récents, les consommations des parties communes ou les erreurs de relevé. Dans un logement ancien, avec chauffage électrique et DPE inconnu, l’écart peut dépasser 40 %. Votre consommation mesurée sur 12 mois reste le chiffre de référence ; le simulateur sert à l’expliquer, à la décomposer et à tester l’effet d’un changement d’équipement ou d’usage.

    Questions fréquentes

    Pourquoi le DPE ne suffit-il pas pour connaître ma consommation électrique ?

    Le DPE est une estimation conventionnelle de consommation en énergie primaire. Il tient compte de plusieurs usages et applique des scénarios d’occupation standardisés. Votre compteur mesure, lui, les kWh réellement soutirés, avec votre température de consigne, vos absences, votre météo et vos équipements. Le simulateur utilise donc le DPE comme indicateur du besoin de chauffage, puis ajoute séparément l’eau chaude et les appareils.

    Comment est calculée la consommation d’une pompe à chaleur ?

    Le besoin de chaleur du logement est divisé par un COP saisonnier. Le modèle retient 3,0 pour une PAC air-air, 2,7 pour une PAC air-eau et 3,5 pour une PAC géothermique. Ainsi, une PAC air-air qui produit 6 000 kWh de chaleur consomme environ 2 000 kWh d’électricité. Le résultat réel peut être moins favorable lors des périodes très froides ou si l’installation est mal dimensionnée.

    Pourquoi mon résultat peut-il s’écarter de plus de 20 % de mes factures ?

    Une différence de 20 % est habituelle pour une estimation résidentielle. L’écart devient plus grand si le DPE est ancien, si la surface chauffée est mal renseignée, si vous chauffez davantage que la moyenne ou si certains appareils ne sont pas déclarés. Les cas les plus fréquents sont le sèche-linge, la climatisation, le ballon d’eau chaude électrique, la piscine, un congélateur supplémentaire et la recharge d’un véhicule électrique.

    Comment retrouver ma consommation réelle sur un an ?

    Relevez les kWh consommés sur douze mois consécutifs depuis vos factures, votre espace client ou le suivi Linky. Pour un compteur en option Base, additionnez simplement les consommations. En heures pleines/heures creuses, additionnez les deux index. Évitez de comparer un mois isolé au résultat annuel : le chauffage concentre une grande part des kWh entre l’automne et le printemps, surtout dans les logements électriques.

    Le coût affiché convient-il si je suis en heures pleines/heures creuses ou Tempo ?

    Le montant principal utilise l’option Base 6 kVA : 0,2001 €/kWh et 190,32 €/an TTC. En heures pleines/heures creuses, les prix de l’énergie sont de 0,2142 €/kWh en heures pleines et 0,1589 €/kWh en heures creuses. Tempo dépend en plus de la couleur du jour et de vos horaires. Sans connaître la part réellement décalée sur les huit heures creuses quotidiennes, une comparaison fiable entre options reste impossible.

    La recharge de mon véhicule électrique est-elle bien comptée ?

    Oui, si vous indiquez le kilométrage annuel et la part rechargée à domicile. Le modèle retient 17 kWh/100 km à la batterie et ajoute les pertes de recharge en divisant par 0,90. Une voiture parcourant 10 000 km et chargée exclusivement chez vous ajoute donc environ 1 890 kWh/an. Les recharges publiques, au travail ou chez un proche ne figurent pas sur la facture du logement.

    Pourquoi le prix calculé ne correspond-il pas toujours au montant prélevé chaque mois ?

    Le simulateur calcule une dépense annuelle théorique avec le tarif réglementé Base 6 kVA en vigueur. Votre prélèvement mensuel peut être une mensualité lissée, suivie d’une régularisation. Il peut aussi inclure une autre puissance, une autre option tarifaire, une offre de marché, des frais ponctuels ou un changement de prix en cours d’année. Comparez le résultat au total annuel TTC et aux kWh facturés, plutôt qu’à un seul prélèvement.