Prix & tarifs · Dossier de référence

Tarif réglementé de l'électricité : comment il est calculé

Comprenez comment se forme le Tarif Bleu : coûts, taxes, révisions et accès, pour contrôler votre facture et éviter un mauvais choix d’option coûteux.

13 min de lecture Mis à jour le La rédaction ÉlectricitéPasCher
Mains comparant une facture électrique et un budget domestique.

Le tarif réglementé de vente de l’électricité, appelé Tarif Bleu d’EDF, n’est pas fixé au hasard ni directement par EDF. La Commission de régulation de l’énergie, la CRE, le construit en additionnant les coûts nécessaires pour fournir un kWh et acheminer l’électricité, puis les pouvoirs publics arrêtent les tarifs applicables. Au 3 août 2026, le prix en 6 kVA option Base est de 0,2001 € TTC par kWh et l’abonnement coûte 190,32 € TTC par an.

Le Tarif Bleu est une référence utile, mais il n’est pas automatiquement le contrat le moins cher. Son intérêt principal est sa méthode de calcul publique, son encadrement réglementaire et l’absence d’engagement. Pour savoir s’il reste pertinent pour vous, il faut comprendre ce que vous payez réellement, vérifier votre option tarifaire et comparer le coût annuel complet, abonnement compris.

Le Tarif Bleu : un tarif réglementé, pas une offre de marché

Le tarif réglementé de vente de l’électricité, ou TRVE, est le prix encadré par l’État pour les clients éligibles. EDF le commercialise sur la plus grande partie du territoire, tandis que les entreprises locales de distribution le proposent dans leurs zones historiques de desserte.

Le Tarif Bleu ne doit pas être confondu avec les offres de marché d’EDF ou d’autres fournisseurs. Une offre de marché peut être indexée sur le TRVE, proposer un prix fixe pendant une durée donnée ou évoluer selon une formule propre au fournisseur. Dans tous les cas, vous pouvez changer de fournisseur gratuitement et sans coupure : le compteur et le réseau restent gérés par Enedis, ou par l’entreprise locale de distribution concernée.

Au 31 mars 2026, 19,368 millions de sites résidentiels, soit 55,2 % des 35,08 millions de foyers raccordés, étaient encore au tarif réglementé. Les fournisseurs alternatifs desservaient 32,1 % des sites résidentiels. Le Tarif Bleu demeure donc majoritaire, mais près d’un foyer sur deux a déjà choisi une offre de marché, chez EDF ou chez un concurrent.

Qui peut bénéficier du tarif réglementé ?

Les particuliers peuvent souscrire le Tarif Bleu pour une puissance allant jusqu’à 36 kVA. Les très petites structures non résidentielles peuvent aussi y avoir droit si elles emploient moins de 10 personnes et réalisent un chiffre d’affaires, des recettes ou un total de bilan annuel inférieur ou égal à 2 millions d’euros. Cette règle figure à l’article L. 337-7 du code de l’énergie.

ProfilTarif réglementé possible ?Condition principale
Particulier, résidence principale ou secondaireOuiPuissance souscrite jusqu’à 36 kVA
Microentreprise, artisan, petit commerceOuiMoins de 10 salariés et seuil financier de 2 millions d’euros
PME ou entreprise plus grandeNon, en principeOffre de marché obligatoire
Collectivité ou copropriétéSelon le profil et la puissanceVérification nécessaire auprès du fournisseur

La puissance de 36 kVA est un plafond d’éligibilité technique. Cela ne signifie pas que toutes les options tarifaires restent souscriptibles à toutes les puissances.

La méthode de calcul de la CRE : l’empilement des coûts

La CRE applique une méthode dite d’empilement. Le principe est simple : le tarif doit couvrir les coûts d’un fournisseur efficace qui achète l’électricité, la livre au client, assure la relation commerciale et rémunère normalement son activité. La CRE ne part donc pas du coût réel propre à EDF pour chacun de ses clients.

Le prix hors taxes résulte de cinq grandes briques.

1. Le coût d’approvisionnement en électricité

C’est le coût de l’énergie elle-même. Un fournisseur doit acheter ou couvrir à l’avance les volumes d’électricité que ses clients consommeront. La CRE prend en compte des prix de marché observés sur différentes échéances, afin de refléter une politique de couverture prudente plutôt qu’un achat intégral au dernier moment.

Cette brique dépend notamment des prix de gros, de la disponibilité du parc nucléaire, de la production renouvelable, du gaz, du charbon, des interconnexions européennes et de la météo. Lorsque les marchés de gros montent fortement, le Tarif Bleu finit généralement par être affecté, avec un décalage lié aux contrats de couverture.

2. Le coût du mécanisme de capacité

L’électricité doit être disponible au moment où tous les consommateurs en ont besoin, notamment lors des pointes hivernales. Le mécanisme de capacité rémunère cette capacité à produire ou à réduire la consommation pendant ces périodes tendues.

Cette composante a pesé lourd dans la hausse du 1er août 2026. La CRE estime que le nouveau coût de capacité a ajouté 2,10 % hors taxes au TRVE, soit 1,73 % TTC sur la facture totale. Le prix issu de l’enchère de capacité pour l’hiver 2026-2027 a atteint 28 183 € par MW.

Le sujet paraît technique, mais son effet est concret : sans changement notable de votre consommation, cette seule ligne explique la plus grande partie de la hausse de l’été 2026.

3. L’ARENH jusqu’en 2025, puis le dispositif post-ARENH

De 2011 au 31 décembre 2025, l’ARENH permettait aux fournisseurs concurrents d’EDF d’acheter une partie de l’électricité nucléaire historique à 42 € par MWh, dans la limite de 100 TWh par an. Créé par la loi NOME du 7 décembre 2010, ce mécanisme a pris fin définitivement le 31 décembre 2025.

L’ARENH jouait aussi un rôle indirect sur le coût de capacité : les volumes ARENH comportaient des garanties de capacité. D’après la CRE, l’ARENH pouvait diminuer ce coût de plus de 40 % selon le niveau d’écrêtement. Sa disparition explique donc une large part du renchérissement de la capacité en 2026, même si les prix de gros de l’électricité ont baissé.

Depuis le 1er janvier 2026, le Versement nucléaire universel, ou VNU, remplace le dispositif de régulation post-ARENH. Attention à une confusion fréquente : le VNU ne donne pas aux fournisseurs un droit d’achat d’électricité nucléaire à prix réduit.

Le VNU est un mécanisme de prélèvement sur les revenus excédentaires du parc nucléaire historique d’EDF. Les articles L. 337-3 à L. 337-3-6 du code de l’énergie prévoient une redistribution à l’ensemble des consommateurs, quel que soit leur fournisseur. Pour 2026, le seuil de taxation est fixé à 78 € par MWh et le seuil d’écrêtement à 110 € par MWh.

Aucune redistribution ne s’applique toutefois en 2026 : la CRE a évalué le revenu nucléaire moyen d’EDF à 65,86 € par MWh, sous le seuil de 78 € par MWh. Le VNU existe juridiquement, mais il ne crée aucune remise sur votre facture cette année.

4. Le TURPE, prix d’utilisation du réseau

Le TURPE finance les réseaux publics d’électricité : lignes de transport, réseau de distribution, compteurs, raccordements, maintenance et interventions. Il rémunère principalement RTE pour le transport et Enedis ou les entreprises locales pour la distribution.

Vous ne recevez pas une facture séparée d’Enedis dans le cadre d’un contrat unique : votre fournisseur collecte cette part dans votre facture. Pourtant, elle ne constitue pas sa marge. Au premier trimestre 2026, le réseau représentait environ 28 % de la facture résidentielle type.

Le TURPE 7 est entré en vigueur le 1er août 2025 pour quatre ans. Sa composante HTA-BT a augmenté de 3,04 % au 1er août 2026. Cette évolution a relevé le TRVE de 1,31 % hors taxes, soit environ 1,14 % TTC sur la facture finale.

5. Les coûts commerciaux et la rémunération du fournisseur

La CRE ajoute les coûts de relation client : facturation, encaissement, service client, systèmes d’information, gestion des impayés et obligations réglementaires. Elle prévoit aussi une rémunération normale de l’activité de fourniture, fixée à 2,5 % des coûts hors taxes pris en compte.

Cela ne signifie pas que 2,5 % de votre facture est du bénéfice net d’EDF. Cette rémunération s’applique à une base de coûts définie par la méthode tarifaire, tandis que votre facture comprend aussi l’acheminement et les taxes. Lors de la révision d’août 2026, la rémunération a contribué à hauteur de 0,07 % TTC à la hausse moyenne.

Les taxes : ce qui s’ajoute au tarif hors taxes

Après l’empilement des coûts hors taxes, les taxes et contributions s’appliquent. Elles représentent environ 32 % de la facture d’un client résidentiel type : 17 % de TVA, 13 % d’accise et 2 % de CTA selon la répartition observée par la CRE au 31 mars 2026.

PrélèvementRègle applicable au 3 août 2026Ce que cela finance ou représente
Accise sur l’électricité30,62 € par MWh, soit 0,03062 € par kWhFiscalité nationale sur la consommation
CTA15 % de la part fixe du TURPEFinancement des droits spécifiques de retraite des personnels des industries électriques et gazières
TVA20 % sur la totalité de la factureTVA sur abonnement, consommation, accise et CTA

Le piège le plus courant concerne la TVA. Depuis le 1er août 2025, le taux réduit de 5,5 % sur l’abonnement a disparu. La TVA est désormais de 20 % sur toute la facture d’électricité, abonnement inclus. Une page qui présente encore une TVA à 5,5 % sur l’abonnement est obsolète.

L’accise est calculée au kWh : plus vous consommez, plus elle augmente. Elle a légèrement baissé, de 30,85 € à 30,62 € par MWh au 1er août 2026. Cette baisse a réduit la facture moyenne d’environ 0,10 %, mais elle n’a pas compensé la hausse du réseau et de la capacité.

Révisions du TRVE : quand le prix change et pourquoi

Le Tarif Bleu est normalement révisé deux fois par an, le 1er février et le 1er août. La CRE publie une délibération proposant les nouveaux niveaux tarifaires, puis les pouvoirs publics prennent la décision applicable. Une révision peut faire monter ou baisser le tarif selon l’évolution des coûts et de la fiscalité.

Depuis 2022, les variations ont été particulièrement visibles. Le bouclier tarifaire a limité les hausses TTC à +4 % le 1er février 2022, +15 % le 1er février 2023 et +10 % le 1er août 2023, alors que les évolutions hors taxes auraient été bien supérieures. À l’inverse, le 1er février 2025 a apporté une baisse moyenne hors taxes de 22,61 %, mais la remontée de l’accise a réduit le gain réellement visible sur les factures.

RévisionÉvolution moyenne du TRVEPrincipale explication
1er février 2025-19,87 % TTC sur le kWh Base 6 kVABaisse des coûts hors taxes, partiellement compensée par l’accise
1er août 2025-3,17 % TTC sur le kWh Base 6 kVAAjustements de coûts et nouvelle TVA à 20 % sur l’abonnement
1er février 2026-0,61 % TTC sur le kWh Base 6 kVAVariation limitée des composantes tarifaires
1er août 2026+2,50 % TTC en moyenneCapacité et TURPE en hausse, légère baisse de l’accise

Au 1er août 2026, l’effet total est de +5,98 € TTC par MWh en moyenne. Pour le client de référence de la CRE, consommant 4 500 kWh par an, la facture annuelle moyenne passe de 1 046 € à 1 072 € TTC, soit 26 € de plus par an.

Prix actuels et options : Base, heures creuses et Tempo

Le calcul de la CRE ne produit pas un prix unique. Il aboutit à des grilles différentes selon la puissance souscrite et l’option tarifaire. En pratique, votre choix d’option peut avoir plus d’effet sur votre facture que certaines petites révisions semestrielles.

Option au Tarif Bleu, puissance 6 kVAAbonnement annuel TTCPrix du kWh TTC
Base190,32 €0,2001 € à toute heure
Heures pleines / heures creuses190,32 €0,2142 € en HP ; 0,1589 € en HC
Tempo189,60 €De 0,1356 € en bleu HC à 0,7295 € en rouge HP

L’option Base est la plus simple : un seul prix du kWh, quelle que soit l’heure. Elle reste souscriptible en 3 et 6 kVA pour les particuliers. En revanche, les puissances de 9 à 36 kVA en Base sont en extinction depuis le 1er août 2026 : elles ne sont plus disponibles à la souscription pour les clients résidentiels.

La grille affiche encore ces puissances, car des contrats existants peuvent encore être facturés selon cette option. Mais si vous êtes déjà en Base avec 9, 12, 15, 18, 24, 30 ou 36 kVA, ne demandez pas un changement d’option ou de contrat sans vérifier les conséquences avec EDF : le retour à la Base peut ne plus être possible.

L’option heures pleines / heures creuses est désormais ouverte aussi en 3 kVA depuis le 1er août 2026. En 6 kVA, l’abonnement est identique à celui de la Base. Le basculement devient mathématiquement rentable si au moins 25,5 % de vos kWh sont consommés en heures creuses. Ce seuil est réaliste si vous programmez un ballon d’eau chaude, une recharge de véhicule électrique ou certains appareils, mais il ne faut pas supposer que les heures creuses font automatiquement économiser de l’argent.

Tempo est souvent très rentable pour les foyers capables de réduire fortement leur consommation pendant les 22 jours rouges, entre le 1er novembre et le 31 mars. Elle peut être une mauvaise idée si vous chauffez à l’électricité et ne pouvez pas éviter de consommer en journée lors des jours rouges : le kWh rouge en heures pleines atteint 0,7295 € TTC, soit plus de 4,4 fois le prix Base.

Exemple complet : un appartement consommant 2 400 kWh par an

Prenons un appartement occupé toute l’année, sans chauffage électrique, avec une puissance de 6 kVA et l’option Base. Sa consommation annuelle est de 2 400 kWh, soit 200 kWh par mois en moyenne.

  • Abonnement : 190,32 € TTC par an.
  • Consommation : 2 400 kWh × 0,2001 € = 480,24 € TTC.
  • Facture annuelle totale : 190,32 € + 480,24 € = 670,56 € TTC.
  • Facture mensuelle moyenne : 55,88 € TTC.

Dans ces 670,56 €, la TVA représente 111,76 €. L’accise représente 73,49 €, calculée ainsi : 2 400 × 0,03062 €. La CTA est estimée autour de 15,40 € pour ce profil, car elle dépend de la part fixe du TURPE et non directement de la totalité de votre abonnement commercial.

Cela signifie que près de 201 € de cette facture correspondent aux taxes et contributions identifiables. Le reste finance l’électricité, son acheminement, le service client et la rémunération réglementaire de la fourniture.

Un foyer tout électrique ne doit pas extrapoler cette facture à son logement. À 10 000 kWh par an en 6 kVA Base, la même grille conduit à 2 191,32 € TTC par an : 190,32 € d’abonnement et 2 001 € de consommation. Dans ce cas, une optimisation des heures creuses, de Tempo ou d’une offre de marché peut justifier une comparaison sérieuse.

Vérifier votre tarif et décider quoi faire

Commencez par relever sur votre facture quatre données : votre option tarifaire, votre puissance, votre consommation annuelle en kWh et la répartition HP/HC si vous avez des heures creuses. Sans ces chiffres, comparer seulement le prix affiché du kWh mène souvent à une mauvaise décision.

  1. Vérifiez votre option actuelle. En Base 6 kVA, votre repère est 0,2001 € par kWh et 190,32 € d’abonnement annuel. Si votre facture affiche un autre prix, vérifiez sa période de facturation : une facture peut couvrir des consommations antérieures au 1er août 2026.
  2. Calculez votre part d’heures creuses. En 6 kVA, l’option HP/HC commence à gagner face à la Base à partir de 25,5 % de consommation en heures creuses. Sans ballon programmé, recharge nocturne ou appareils pilotés, elle peut coûter plus cher.
  3. Ne choisissez Tempo que si vous pouvez effacer les jours rouges. Réduire le chauffage électrique en journée, décaler la cuisson, limiter le sèche-linge et reporter la recharge d’une voiture sont les vrais leviers. Sans cette discipline, le tarif rouge HP annule rapidement les gains des jours bleus.
  4. Contrôlez votre puissance. Passer de 9 kVA à 6 kVA peut réduire l’abonnement, à condition que votre installation ne disjoncte pas lors des usages simultanés. À l’inverse, augmenter inutilement la puissance revient à payer un abonnement plus élevé toute l’année.
  5. Comparez le coût annuel TTC, pas une remise isolée. Les offres de marché peuvent être moins chères que le TRVE, mais une offre à prix fixe hors acheminement peut évoluer avec le TURPE. Vérifiez la durée du prix fixe, le prix de l’abonnement, les conditions de révision et la date de fin de promotion.

Le Tarif Bleu reste un bon point de départ pour contrôler une offre. Il est pertinent si vous voulez une grille connue et facilement vérifiable. Mais si votre consommation dépasse plusieurs milliers de kWh par an, ou si vous pouvez déplacer une part significative de vos usages, l’arbitrage entre Base, HP/HC, Tempo et offre de marché mérite un calcul sur douze mois.

Questions fréquentes

Qui décide du prix du tarif réglementé de l'électricité ?

La Commission de régulation de l'énergie, la CRE, calcule et propose l'évolution du Tarif Bleu selon une méthode réglementaire. Elle additionne les coûts d'approvisionnement, de capacité, de réseau, de commercialisation et une rémunération normale du fournisseur. Les pouvoirs publics arrêtent ensuite les tarifs applicables. EDF commercialise le Tarif Bleu, mais ne fixe pas seul son prix.

Pourquoi le Tarif Bleu a-t-il augmenté au 1er août 2026 ?

La hausse moyenne est de 2,5 % TTC. Le principal facteur est le nouveau coût du mécanisme de capacité, qui ajoute 1,73 % TTC à la facture moyenne. La hausse du TURPE, le tarif d'usage des réseaux, ajoute environ 1,14 % TTC. La baisse de l'accise de 30,85 € à 30,62 € par MWh ne compense qu'environ 0,10 %.

Le tarif réglementé est-il toujours moins cher qu'une offre de marché ?

Non. Le Tarif Bleu est une référence encadrée, pas une garantie de prix minimal. Au premier trimestre 2026, la CRE recensait 46 offres moins chères que le TRVE pour certains profils. Il faut comparer le coût annuel TTC complet, incluant l'abonnement, vos horaires de consommation et les règles d'évolution des prix. Une remise temporaire ou un prix fixe hors acheminement peut être moins avantageux qu'il n'y paraît.

Puis-je encore souscrire l'option Base en 9 kVA ou plus ?

Pour un particulier, non : l'option Base de 9 à 36 kVA est en extinction depuis le 1er août 2026 et n'est plus ouverte à la souscription. La Base reste disponible en 3 et 6 kVA. Si vous détenez déjà une Base en 9 kVA ou davantage, vérifiez très attentivement les conséquences avant une modification de contrat ou d'option, car le retour à cette formule peut ne plus être possible.

La TVA à 5,5 % sur l'abonnement d'électricité existe-t-elle encore ?

Non. Depuis le 1er août 2025, la TVA est de 20 % sur toute la facture d'électricité : abonnement, consommation, accise et CTA. Le taux réduit de 5,5 % sur l'abonnement a été supprimé. Une simulation ou une page tarifaire qui utilise encore deux taux de TVA pour l'électricité d'un particulier ne reflète pas la règle actuellement appliquée.

Qu'est-ce qui remplace l'ARENH en 2026 ?

L'ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, le Versement nucléaire universel, ou VNU, prévoit de redistribuer une partie des revenus nucléaires excédentaires d'EDF à tous les consommateurs. Mais le mécanisme n'est pas déclenché en 2026 : le revenu nucléaire moyen évalué à 65,86 € par MWh reste inférieur au seuil de taxation de 78 € par MWh.

À partir de quelle part d'heures creuses l'option HP/HC devient-elle rentable ?

En 6 kVA au Tarif Bleu, l'abonnement Base et HP/HC coûte le même prix, soit 190,32 € par an. Avec un kWh à 0,2142 € en heures pleines et 0,1589 € en heures creuses, il faut consommer au moins 25,5 % de ses kWh en heures creuses pour battre la Base à 0,2001 € par kWh. Regardez vos données Linky avant de changer.

Tempo est-il forcément le tarif EDF le moins cher ?

Non. Tempo peut faire économiser beaucoup sur les 300 jours bleus, mais le prix atteint 0,7295 € TTC par kWh en heures pleines lors des 22 jours rouges. Cette option est adaptée si vous pouvez fortement réduire chauffage, cuisson, lavage ou recharge électrique pendant ces journées. Avec un chauffage électrique difficile à piloter, elle peut au contraire augmenter sensiblement votre facture.

Puis-je quitter le Tarif Bleu et y revenir plus tard ?

Un particulier éligible peut quitter le Tarif Bleu pour une offre de marché puis y revenir, sans frais de changement de fournisseur et sans coupure. La prudence concerne surtout les options en extinction : la Base 9 à 36 kVA n'est plus souscriptible pour les particuliers. Vous pourrez revenir au Tarif Bleu si vous y êtes éligible, mais pas nécessairement retrouver exactement votre ancienne option tarifaire.

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  • La CTA est fixée à 15 % de la part fixe du TURPE depuis le 1er février 2026, contre 21,93 % auparavant, et représente environ 15 € hors TVA par an pour un compteur 6 kVA.