Véhicule électrique · Guide pratique
Borne de recharge à domicile : puissance, prix et aides
Choisissez une borne de 3,7 à 22 kW, calculez le budget installé, les aides possibles et rechargez sans disjoncter ni surpayer votre électricité chez vous.
Une borne de 7,4 kW suffit à la grande majorité des voitures électriques et des maisons individuelles : elle recharge une batterie de 50 kWh pendant la nuit, sans exiger le triphasé. Choisissez 3,7 kW si votre kilométrage est faible ou votre compteur limité, 11 kW si votre voiture et votre logement sont déjà en triphasé, et 22 kW seulement dans des cas rares. Le vrai sujet n’est pas seulement la puissance de la borne : c’est la puissance réellement acceptée par votre voiture, la marge disponible sur votre compteur et le pilotage dynamique.
Choisir entre 3,7, 7,4, 11 et 22 kW
La puissance annoncée par une borne n’est pas forcément celle que votre véhicule prendra. La recharge à domicile se fait en courant alternatif : c’est le chargeur embarqué dans la voiture qui fixe la puissance maximale réellement absorbée.
Une voiture limitée à 7,4 kW ne chargera pas plus vite sur une borne 11 ou 22 kW. Acheter une borne surdimensionnée dans ce cas n’apporte aucun gain, sauf si vous prévoyez de remplacer prochainement le véhicule par un modèle compatible.
| Puissance de la borne | Installation électrique requise | Temps théorique pour ajouter 50 kWh, pertes incluses | Compteur à viser | Pour qui ? |
|---|---|---|---|---|
| 3,7 kW | Monophasé, 16 A | Environ 14 h 50 | 6 kVA avec pilotage | Petit rouleur, recharge longue la nuit, budget limité |
| 7,4 kW | Monophasé, 32 A | Environ 7 h 25 | 9 kVA minimum, 12 kVA plus confortable | Cas le plus fréquent en maison individuelle |
| 11 kW | Triphasé, 16 A par phase | Environ 5 heures | 15 à 18 kVA triphasé en pratique | Maison déjà en triphasé et voiture compatible 11 kW |
| 22 kW | Triphasé, 32 A par phase | Environ 2 h 30 | 24 à 36 kVA triphasé | Usage intensif, flotte, gîte, activité professionnelle |
Ces durées sont des ordres de grandeur. Elles supposent que la batterie peut recevoir la puissance maximale durant l’essentiel de la charge. En fin de cycle, la voiture peut réduire légèrement la puissance pour protéger la batterie.
3,7 kW : le choix raisonnable si vous roulez peu
Une borne 3,7 kW délivre environ 16 A sur une installation monophasée. Elle convient si vous roulez moins de 50 à 80 km par jour, si votre voiture dort régulièrement 10 à 12 heures à domicile ou si votre logement est limité à 6 kVA.
Elle permet d’ajouter environ 25 à 30 kWh sur une nuit de 8 heures. Cela représente souvent 140 à 180 km d’autonomie réelle selon le véhicule, la vitesse et la saison.
Son défaut est simple : elle laisse peu de marge si vous rentrez tard avec une batterie presque vide et repartez tôt. Elle devient aussi frustrante pour une voiture familiale utilisée chaque jour sur de longs trajets.
7,4 kW : le meilleur compromis pour une maison
Une borne 7,4 kW est alimentée en monophasé à 32 A. C’est la puissance la plus cohérente pour un foyer équipé d’un véhicule électrique, notamment si vous rechargez la nuit ou pendant les heures creuses.
Elle permet généralement de récupérer une batterie de 50 kWh en une nuit. Son installation est bien moins lourde qu’un passage au triphasé, et beaucoup de véhicules vendus en France acceptent 7,4 kW en courant alternatif.
Le piège est de croire qu’un abonnement 6 kVA suffit. Une borne tirant 7,4 kW dépasse déjà la puissance souscrite. Avec 9 kVA, il reste peu de puissance pour le ballon d’eau chaude, les plaques, le chauffage ou une pompe à chaleur. Sans pilotage, les disjonctions sont probables.
11 kW : pertinent uniquement si le triphasé est déjà là
Une borne 11 kW tire environ 16 A sur chacune des trois phases. Elle est très intéressante pour les voitures équipées d’un chargeur embarqué 11 kW et pour les logements déjà alimentés en triphasé.
Attention : un abonnement triphasé de 12 kVA répartit la puissance sur trois phases, soit environ 4 kVA disponibles par phase. Une borne 11 kW monopolise presque toute cette marge. En pratique, viser 15 ou 18 kVA et installer un délestage dynamique est plus réaliste.
Passer du monophasé au triphasé uniquement pour charger plus vite coûte souvent beaucoup plus cher que le gain obtenu. Il faut parfois modifier le tableau, le disjoncteur, l’équilibrage des circuits et le raccordement. Pour une voiture garée chaque nuit, 7,4 kW reste habituellement plus rentable.
22 kW : une puissance rarement utile chez un particulier
Une borne 22 kW nécessite du triphasé à 32 A par phase. Peu de voitures récentes acceptent encore 22 kW en courant alternatif. Beaucoup sont limitées à 11 kW, voire à 7,4 kW.
Elle peut avoir du sens pour un professionnel, un logement touristique, une grande propriété avec plusieurs véhicules ou un conducteur qui doit récupérer beaucoup d’autonomie entre deux déplacements. Pour une résidence principale classique, elle augmente le coût de l’installation et de l’abonnement sans avantage proportionné.
Ne confondez pas cette puissance avec la recharge rapide en courant continu sur autoroute. Une borne domestique 22 kW reste une borne en courant alternatif ; elle ne transforme pas votre garage en station de recharge rapide de 100 ou 150 kW.
Vérifier ce que votre voiture et votre compteur supportent
Avant de demander un devis, contrôlez trois informations. Elles évitent l’achat d’une borne trop chère ou l’installation qui disjoncte au premier dîner en famille.
- La puissance de charge AC maximale du véhicule. Cherchez dans le manuel, la fiche technique ou la rubrique recharge de l’application constructeur. Les mentions utiles sont 3,7 kW, 7,4 kW, 11 kW ou 22 kW AC.
- Le type de raccordement du logement. Votre tableau électrique ou votre facture indique monophasé ou triphasé. Une borne 11 ou 22 kW nécessite du triphasé.
- La puissance maximale réellement atteinte dans votre logement. Avec Linky, consultez votre espace Enedis. Cette valeur est plus utile que l’intuition : elle montre si votre compteur 6, 9 ou 12 kVA est déjà proche de la limite certains soirs d’hiver.
Le passage à une puissance supérieure est généralement réalisable à distance avec Linky. En revanche, le prix applicable doit être contrôlé dans le catalogue Enedis en vigueur : un nouveau catalogue est entré en application le 1er août 2026.
Ce qui est certain, c’est le coût récurrent de l’abonnement. Au Tarif Bleu EDF en option Base, un compteur 6 kVA coûte 190,32 € TTC par an d’abonnement, contre 279,84 € TTC par an en 12 kVA. La différence atteint donc 89,52 € par an, même si vous ne rechargez pas la voiture.
Le bon calcul consiste à éviter de surdimensionner le compteur grâce au pilotage dynamique, plutôt qu’à souscrire immédiatement une puissance élevée.
Le pilotage dynamique évite les disjonctions et réduit la facture
Le pilotage dynamique, aussi appelé délestage dynamique ou gestion dynamique de charge, mesure la puissance appelée dans le logement et réduit automatiquement la puissance de la borne si nécessaire.
Exemple concret : votre borne peut charger jusqu’à 7,4 kW, mais le four, les plaques et le chauffe-eau démarrent en même temps. Au lieu de dépasser votre abonnement et de couper le courant, la borne ralentit temporairement à 3,7 kW, 2,3 kW ou moins. Dès que les autres appareils s’arrêtent, elle remonte sa puissance.
C’est l’équipement qui rend crédible une borne 7,4 kW avec un abonnement 9 ou 12 kVA. Sans lui, vous financez souvent un abonnement surdimensionné pour absorber quelques pointes de consommation annuelles.
Pilotage dynamique et programmation heures creuses : deux fonctions différentes
Une borne peut cumuler les deux fonctions, mais elles ne répondent pas au même besoin.
- Le pilotage dynamique protège votre installation contre le dépassement de puissance.
- La programmation tarifaire lance la recharge pendant les heures creuses ou à une heure choisie.
- La recharge intelligente connectée peut aussi suivre des plages variables, une production photovoltaïque ou, selon l’offre, des signaux de prix.
Au Tarif Bleu, le kWh coûte 0,2001 € TTC en option Base. En option Heures Pleines-Heures Creuses, il coûte 0,2142 € TTC en heures pleines et 0,1589 € TTC en heures creuses. Charger en heures creuses plutôt qu’en Base économise donc 0,0412 € par kWh ; charger en heures pleines revient au contraire plus cher que l’option Base.
La réforme des heures creuses se poursuit jusqu’en octobre 2027. Certaines plages sont déplacées vers l’après-midi, avec au moins 5 heures consécutives la nuit et jusqu’à 3 heures en journée. Si vos horaires changent, reprogrammez la borne, le ballon d’eau chaude et les autres appareils : une borne réglée sur une ancienne plage peut recharger au tarif heures pleines sans que vous vous en rendiez compte.
Combien coûte une borne installée ?
Le prix dépend moins de la borne elle-même que de la difficulté du chantier : distance entre le tableau et le garage, traversée de murs, tranchée extérieure, puissance disponible, tableau à mettre aux normes, passage en triphasé ou installation en copropriété.
| Projet | Budget courant matériel et pose simple | Ce qui fait monter la facture |
|---|---|---|
| Prise renforcée ou point de charge 3,7 kW | Environ 500 à 1 200 € TTC | Tableau ancien, câble long, mur à percer, extérieur |
| Borne 7,4 kW avec protections électriques | Environ 1 200 à 2 500 € TTC | Pilotage dynamique, câble attaché, distance importante, tranchée |
| Borne 11 kW triphasée | Environ 1 600 à 3 500 € TTC | Équilibrage des phases, adaptation du tableau, changement de raccordement |
| Borne 22 kW triphasée | Environ 2 000 à 4 500 € TTC ou davantage | Passage au triphasé, hausse de puissance, génie civil, longue liaison |
Ces fourchettes correspondent à une installation résidentielle courante, sans gros travaux de terrassement ni reprise complète du tableau. Exigez un devis détaillé : prix de la borne, longueur de câble, protections au tableau, système de pilotage, main-d’œuvre, éventuels frais de déplacement et paramétrage de l’application.
Pour une borne de puissance supérieure à 3,7 kW, faites intervenir un professionnel qualifié IRVE. Cette qualification atteste qu’il est formé aux infrastructures de recharge et qu’il maîtrise les protections nécessaires. Une borne doit être alimentée par un circuit dédié, avec des protections adaptées à son modèle et à l’installation existante.
Évitez la rallonge branchée sur une prise ordinaire pour une recharge quotidienne. La charge continue pendant plusieurs heures échauffe les connexions fragiles, surtout sur une installation ancienne. Le câble de recharge occasionnelle fourni avec la voiture peut dépanner, mais ce n’est pas une stratégie durable pour charger tous les jours.
Aides en 2026 : ce qui existe encore et ce qui a expiré
Le crédit d’impôt dédié aux systèmes de charge pour véhicule électrique, prévu par l’article 200 quater C du code général des impôts, visait les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2025. Pour les dépenses éligibles réglées en 2025, le crédit pouvait atteindre 75 % du coût de l’équipement et de sa pose, dans la limite de 500 € par système de charge pilotable.
En pratique, ce crédit peut encore apparaître dans la déclaration de revenus déposée en 2026 si vous avez payé votre installation en 2025. En revanche, une borne facturée et réglée en 2026 n’entre plus dans ce cadre. Nous n’avons pas identifié de prorogation applicable au 3 août 2026.
La TVA à 5,5 % peut rester un vrai levier
La TVA à 5,5 % peut s’appliquer à la fourniture et à la pose d’un système de charge pilotable dans un logement achevé depuis plus de deux ans, sous conditions. Elle concerne le chantier de pose, pas votre facture d’électricité : depuis le 1er août 2025, l’électricité est soumise à 20 % de TVA sur la totalité de la facture, abonnement compris.
Demandez au professionnel de faire apparaître séparément sur le devis et la facture : le logement concerné, le caractère pilotable de l’équipement, le taux de TVA retenu et les conditions d’application. Une borne simplement connectée à une application n’est pas automatiquement une borne pilotable au sens fiscal.
Advenir et aides locales : surtout en copropriété
Le programme Advenir finance principalement certains projets en habitat collectif, notamment les infrastructures collectives et les points de recharge en copropriété. Les conditions, plafonds, équipements éligibles et règles de dépôt évoluent régulièrement.
Le réflexe à adopter est simple : vérifiez l’éligibilité sur le site Advenir avant de signer le devis ou de commencer les travaux. Une demande déposée trop tard peut rendre la prime inaccessible.
Certaines régions, métropoles, départements ou communes ajoutent une aide locale. Elles sont très variables, parfois réservées aux ménages modestes, aux zones à faibles émissions, aux copropriétés ou aux artisans. Une aide locale ne doit jamais être supposée acquise : demandez une confirmation écrite de l’organisme financeur.
Méfiez-vous des offres annonçant une borne presque gratuite grâce aux aides. Le prix de départ peut être artificiellement gonflé, le pilotage facturé en abonnement obligatoire, ou l’offre conditionnée à un crédit coûteux. Comparez le reste à payer TTC, pas seulement la remise affichée.
Recharger en copropriété : le droit à la prise et les solutions collectives
Vous êtes propriétaire occupant, locataire ou copropriétaire avec une place de stationnement ? Vous pouvez demander l’installation d’une borne à vos frais grâce au droit à la prise, inscrit à l’article L.113-16 du code de la construction et de l’habitation.
Ce droit ne signifie pas que vous pouvez faire intervenir un électricien du jour au lendemain dans les parties communes. Il impose une procédure et un projet techniquement propre.
La procédure pour une borne individuelle
Adressez au syndic, et au propriétaire si vous êtes locataire, une notification par lettre recommandée avec avis de réception. Joignez une description précise : emplacement de stationnement, schéma de raccordement, puissance demandée, installateur, protections prévues et modalités de facturation de l’électricité.
Le syndic ou le propriétaire ne peut pas s’y opposer par principe. Une opposition doit reposer sur un motif sérieux et légitime, par exemple une infrastructure collective déjà existante ou un projet collectif imminent répondant réellement au besoin. En cas de désaccord, il doit saisir le juge dans le délai légal de trois mois.
N’engagez pas les travaux avant l’expiration du délai et avant d’avoir clarifié le cheminement des câbles, les autorisations d’accès et l’assurance de l’installateur. Une borne mal raccordée aux communs peut créer un litige de sécurité et de facturation qui coûtera plus cher que l’installation elle-même.
La solution collective est souvent meilleure à long terme
Dans une copropriété de plusieurs dizaines de places, une infrastructure collective est souvent plus rationnelle qu’une succession de câbles individuels. Elle consiste à installer une colonne électrique dédiée dans le parking, permettant à chaque résident de raccorder ultérieurement sa borne et de payer sa consommation individuellement.
Cette solution évite de refaire les parties communes à chaque nouvelle demande. Elle peut aussi faciliter l’accès aux aides Advenir. Son défaut est le délai : étude technique, mise à l’ordre du jour, vote éventuel, devis et travaux prennent souvent plusieurs mois.
Vérifiez surtout qui paie quoi : infrastructure commune, abonnement éventuel, maintenance, compteur individuel, prix du kWh facturé par l’opérateur et frais fixes mensuels. Une borne bon marché peut devenir coûteuse si l’opérateur facture un abonnement élevé pendant dix ans.
Exemple complet : une maison, une voiture et une borne 7,4 kW
Prenons un foyer vivant en maison individuelle, équipé d’un compteur monophasé 6 kVA, d’un ballon d’eau chaude et de plaques électriques. La voiture consomme 18 kWh aux 100 km à la batterie et parcourt 15 000 km par an.
La consommation annuelle à la batterie est de 2 700 kWh. En ajoutant environ 10 % de pertes entre le compteur et la batterie, le foyer achète environ 2 970 kWh par an pour rouler.
Avec une borne 7,4 kW et une recharge programmée en heures creuses, le coût annuel de la recharge est :
2 970 kWh × 0,1589 € = 472,83 € TTC par an.
En option Base, le même volume coûterait :
2 970 kWh × 0,2001 € = 594,30 € TTC par an.
L’écart est de 121,47 € par an, à condition de charger réellement en heures creuses. Si la recharge se fait en heures pleines à 0,2142 € par kWh, elle grimpe à 636,17 € par an : l’option Heures Pleines-Heures Creuses devient alors une mauvaise affaire.
Pour récupérer 48 kWh dans la batterie après un trajet, il faut acheter environ 52,8 kWh au compteur avec les pertes. À 7,4 kW, la recharge demande environ 7 h 10. Elle tient donc dans une plage de 8 heures creuses. À 3,7 kW, il faudrait environ 14 h 15 : impossible sur une seule nuit d’heures creuses.
Dans ce cas, une borne 7,4 kW avec pilotage dynamique et un passage à 9 ou 12 kVA est cohérent. Le foyer doit comparer le gain des heures creuses avec le coût éventuel de l’abonnement supérieur. Passer de 6 à 12 kVA ajoute 89,52 € par an au Tarif Bleu Base ; cette hausse peut rester justifiée si elle évite les disjonctions et permet une recharge nocturne fiable.
La marche à suivre avant de signer un devis
- Vérifiez la puissance AC maximale de votre voiture. Une voiture limitée à 7,4 kW n’a pas besoin d’une borne 11 ou 22 kW.
- Consultez votre puissance maximale Linky. Si votre logement approche déjà 6 ou 9 kVA en hiver, prévoyez un pilotage dynamique plutôt qu’une borne qui charge constamment à pleine puissance.
- Choisissez la puissance la plus lente qui couvre votre besoin nocturne. Pour la plupart des conducteurs, 7,4 kW est le bon point d’équilibre ; 3,7 kW suffit pour un faible kilométrage ; 11 kW exige du triphasé et un usage qui le justifie.
- Demandez au moins deux devis IRVE comparables. Exigez la référence de la borne, la puissance, le pilotage dynamique, les protections, la longueur de câble, le taux de TVA et les éventuels abonnements logiciels.
- En copropriété, lancez d’abord la procédure écrite. Envoyez le projet au syndic et au propriétaire si vous êtes locataire. Étudiez aussi l’infrastructure collective avant de payer une solution individuelle coûteuse.
- Réglez la programmation après la pose. Paramétrez la borne sur vos heures creuses réellement applicables, puis vérifiez votre première facture Linky. Une borne bien installée mais mal programmée peut annuler l’essentiel du bénéfice tarifaire.
Le choix le plus rationnel est rarement la borne la plus puissante. C’est celle qui recharge votre voiture avant le départ, sans faire sauter le compteur, sans imposer un abonnement excessif et sans vous enfermer dans des frais mensuels inutiles.
Installer une borne de recharge à domicile
Méthode pour choisir une puissance adaptée, obtenir des devis comparables et éviter les surcoûts d’abonnement ou de copropriété.
Identifier la limite de charge de la voiture
Vérifiez la puissance de recharge en courant alternatif indiquée par le constructeur : 3,7, 7,4, 11 ou 22 kW. Ne choisissez pas une borne plus puissante sans projet de changement de véhicule.
Mesurer la marge du compteur
Consultez la puissance maximale atteinte dans votre espace Enedis et identifiez si le logement est en monophasé ou triphasé. Une borne 7,4 kW nécessite généralement 9 ou 12 kVA et un pilotage dynamique.
Comparer des devis IRVE détaillés
Demandez au moins deux devis mentionnant la référence de la borne, le pilotage, les protections électriques, la longueur de câble, la TVA, les travaux annexes et les frais récurrents éventuels.
Vérifier les aides avant la commande
Contrôlez l’application éventuelle de la TVA à 5,5 %, les aides Advenir en habitat collectif et les aides locales avant toute signature ou versement d’acompte.
Programmer et contrôler la recharge
Après la pose, activez le délestage dynamique, programmez les heures creuses réellement applicables et contrôlez la première facture pour vérifier que la voiture ne recharge pas en heures pleines.
Questions fréquentes
Quelle puissance de borne choisir pour une voiture électrique à la maison ?
Pour la majorité des maisons individuelles, une borne 7,4 kW monophasée avec pilotage dynamique est le choix le plus équilibré. Elle recharge environ 50 kWh en 7 à 8 heures et correspond à la puissance AC maximale de nombreux véhicules. Choisissez 3,7 kW si vous roulez peu ou rechargez très longtemps. Les bornes 11 et 22 kW ne sont pertinentes que si votre logement est en triphasé et que votre voiture accepte réellement cette puissance.
Puis-je installer une borne 7,4 kW avec un compteur 6 kVA ?
Pas à pleine puissance de façon fiable. Une borne 7,4 kW dépasse déjà les 6 kVA souscrits, sans compter les autres appareils du logement. Un pilotage dynamique peut limiter temporairement la charge et éviter la coupure, mais il ralentira la borne dès que le logement consomme. Pour une recharge confortable, 9 kVA est un minimum et 12 kVA apporte davantage de marge, notamment avec chauffage électrique, ballon d’eau chaude ou plaques de cuisson.
Combien coûte une borne de recharge 7,4 kW posée ?
Comptez généralement 1 200 à 2 500 € TTC pour une borne 7,4 kW avec une pose simple en maison individuelle. Le montant augmente si le tableau doit être modifié, si le garage est éloigné, si une tranchée est nécessaire ou si vous ajoutez le pilotage dynamique. Demandez un devis qui distingue clairement la borne, les protections électriques, le câble, la main-d’œuvre, la TVA et les éventuels frais d’application ou d’abonnement.
Le crédit d’impôt pour borne électrique existe-t-il encore en 2026 ?
Le crédit d’impôt prévu pour les systèmes de charge concernait les dépenses réglées jusqu’au 31 décembre 2025. Une installation payée en 2025 peut encore être déclarée en 2026, dans les conditions applicables, avec un plafond pouvant atteindre 500 € par système de charge pilotable. Pour une facture réglée en 2026, ce crédit n’est plus applicable à la date du 3 août 2026. Vérifiez en revanche la TVA à 5,5 % et les aides de copropriété ou locales.
La TVA à 5,5 % s’applique-t-elle à une borne de recharge ?
Elle peut s’appliquer à la fourniture et à la pose d’un système de charge pilotable dans un logement achevé depuis plus de deux ans, sous conditions. Elle ne concerne pas votre facture d’électricité : celle-ci supporte 20 % de TVA sur l’abonnement et la consommation depuis le 1er août 2025. Demandez au professionnel de préciser sur le devis le taux de TVA retenu et les conditions qui justifient son application.
Ai-je le droit d’installer une borne dans le parking de ma copropriété ?
Oui. Le droit à la prise permet à un copropriétaire ou à un locataire de demander l’installation d’un point de recharge à ses frais sur sa place de stationnement. Il faut notifier le projet au syndic, et au propriétaire si vous êtes locataire, par lettre recommandée avec une description technique. Le syndic ne peut pas s’y opposer sans motif sérieux et légitime. Une infrastructure collective déjà opérationnelle ou réellement planifiée peut toutefois modifier la solution retenue.
Faut-il choisir l’option heures creuses pour recharger sa voiture ?
Elle devient intéressante si vous pouvez déplacer l’essentiel de la recharge dans les 8 heures creuses quotidiennes. Au Tarif Bleu, le kWh coûte 0,1589 € en heures creuses contre 0,2001 € en Base, soit 0,0412 € d’écart. En revanche, le prix en heures pleines atteint 0,2142 € : si vous rechargez souvent à ce moment-là, l’option peut coûter plus cher que Base. Programmez la borne selon vos plages réellement attribuées.
Une borne 22 kW recharge-t-elle forcément la voiture plus vite ?
Non. La voiture limite la puissance qu’elle accepte en courant alternatif. Si son chargeur embarqué est limité à 7,4 kW, elle ne tirera que 7,4 kW sur une borne 22 kW. Si elle est limitée à 11 kW, elle ne dépassera pas 11 kW. Une borne 22 kW exige en outre du triphasé, une puissance souscrite élevée et une installation plus coûteuse. Vérifiez toujours la puissance de charge AC indiquée par le constructeur.
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