Économies d'énergie · Guide pratique
Alarme maison et caméras connectées : combien ça coûte en électricité ?
Une alarme simple coûte moins de 10 € d'électricité par an, mais un système complet avec plusieurs caméras et un enregistreur peut dépasser 80 €. Le calcul poste par poste, et pourquoi c'est souvent le seul équipement à garder actif dans un logement vide.
Une alarme simple, centrale et sirène sans caméra, coûte environ 9,60 € d’électricité par an : c’est l’un des postes les plus légers du logement. Chaque caméra de surveillance connectée ajoutée pèse environ 8,80 € par an, et un enregistreur NVR à disque dur tournant en continu autant qu’un ensemble de quatre caméras. Un système complet peut ainsi dépasser 80 € par an, un montant modeste face au chauffage, mais souvent le seul poste qui empêche de couper totalement l’électricité d’un logement inoccupé.
Les postes qui consomment dans un système d’alarme et de vidéosurveillance
Un système de sécurité résidentiel combine plusieurs équipements, tous branchés au secteur, dont les profils de consommation diffèrent nettement.
- La centrale d’alarme, qui reste alimentée en continu pour surveiller les détecteurs et communiquer une éventuelle intrusion, appelle une puissance modeste, de l’ordre de 3 à 5 W.
- La sirène extérieure, souvent équipée de sa propre batterie tampon rechargée en continu, ajoute une faible puissance permanente, de l’ordre de 1 à 2 W.
- Les détecteurs (mouvement, ouverture de porte ou de fenêtre) fonctionnent le plus souvent sur pile et ne tirent pas de courant du secteur : ils ne pèsent pas sur la facture d’électricité, seulement sur le budget des piles à remplacer.
- Les caméras IP, filaires ou Wi-Fi, tournent en continu pour la vidéo en direct et l’enregistrement, avec une puissance courante de 3 à 8 W chacune selon le modèle et l’éclairage infrarouge nocturne.
- L’enregistreur NVR, quand l’installation stocke la vidéo localement plutôt que dans le cloud, tourne 24 h/24 avec un disque dur mécanique qui consomme sensiblement plus que les caméras elles-mêmes.
Combien ça coûte selon la configuration
| Configuration | Consommation | Coût annuel |
|---|---|---|
| Alarme simple (centrale + sirène) | 48 kWh | 9,60 € |
| Alarme + 2 caméras IP | 136 kWh | 27,21 € |
| Système complet (alarme + 4 caméras + enregistreur NVR) | 398 kWh | 79,64 € |
Coût calculé au Tarif Bleu Base 6 kVA, 0,2001 €/kWh TTC, hors abonnement. Hypothèses : centrale 4 W, sirène 1,5 W, caméra IP 5 W chacune, enregistreur NVR 20 W, tous en fonctionnement continu.
L’écart entre les configurations tient presque entièrement au nombre de caméras et à la présence d’un enregistreur local : la centrale et la sirène, elles, restent un poste marginal quelle que soit la taille de l’installation.
Exemple chiffré complet : un système résidentiel complet
Prenons une maison équipée d’une centrale d’alarme, d’une sirène extérieure, de 4 caméras IP et d’un enregistreur NVR à disque dur, tous fonctionnant en continu :
- Centrale d’alarme (4 W) : 35 kWh, 7,00 €
- Sirène extérieure (1,5 W) : 13 kWh, 2,60 €
- 4 caméras IP (5 W chacune, 20 W au total) : 175 kWh, 35,02 €
- Enregistreur NVR (20 W) : 175 kWh, 35,02 €
- Total : 398 kWh, 79,64 €
L’enregistreur et les caméras se partagent l’essentiel du budget, à parts quasiment égales. C’est sur ces deux postes qu’un réglage peut faire une différence, pas sur la centrale elle-même.
Coupure de courant : ce qui continue de fonctionner, ce qui s’arrête
La quasi-totalité des centrales d’alarme résidentielles intègrent une batterie de secours, rechargée en continu, qui prend le relais automatiquement lors d’une coupure secteur, avec une autonomie de plusieurs heures selon le modèle et l’état de la batterie. C’est un point de vigilance à vérifier périodiquement : une batterie vieillissante perd sa capacité sans que cela se voie tant que le secteur reste présent.
Les caméras et l’enregistreur NVR, en revanche, s’arrêtent en général dès que l’alimentation secteur est coupée, sauf si l’installation comprend elle-même un onduleur dédié, rare dans une installation résidentielle standard. Pendant un délestage électrique ou une coupure de plus longue durée, la surveillance vidéo cesse donc en général avant l’alarme elle-même.
Le cas particulier de la résidence secondaire
Une alarme active est souvent la raison qui empêche de résilier complètement l’électricité d’un logement inoccupé plusieurs mois. Maintenir un abonnement réduit à 3 kVA en option Base coûte environ 145,56 € par an, le prix d’une veille qui protège en même temps le hors-gel des radiateurs et le congélateur, si le logement en compte un. Notre guide sur l’électricité en résidence secondaire détaille l’arbitrage complet entre coupure hivernale et abonnement minimal maintenu, alarme comprise.
Réduire la consommation sans réduire la sécurité
- Ajustez la résolution et la fréquence d’image de l’enregistrement continu : une caméra qui filme en haute résolution 24 h/24 consomme et stocke davantage qu’une caméra réglée sur la détection de mouvement, sans gain de sécurité en l’absence d’activité.
- Privilégiez une alimentation PoE (Power over Ethernet) pour plusieurs caméras plutôt que des adaptateurs secteur individuels, souvent moins efficaces pris un par un.
- Ne touchez pas à la centrale ni aux détecteurs : leur consommation est marginale, et une coupure, même programmée, retire la protection au pire moment.
- Vérifiez l’état de la batterie de secours une à deux fois par an : elle ne pèse rien sur la facture, mais sa défaillance silencieuse est le vrai risque, pas sa consommation.
Ce qu’il faut retenir
- L’alarme seule est un poste négligeable : moins de 10 € par an, loin derrière la plupart des autres équipements du logement.
- Les caméras et l’enregistreur pèsent l’essentiel du budget d’un système complet, à parts à peu près égales.
- La batterie de secours protège l’alarme, pas la vidéosurveillance, en cas de coupure de courant.
- C’est souvent le seul poste qui justifie de garder un abonnement actif dans un logement vide plusieurs mois.
Pour intégrer ce poste, généralement oublié, dans votre budget électrique global, utilisez notre simulateur de consommation avec vos propres usages secondaires, aux côtés des autres appareils en veille souvent responsables d’une facture plus élevée que prévu.
Questions fréquentes
Combien consomme une alarme maison par an ?
Une alarme simple, centrale et sirène extérieure sans caméra, appelle en général environ 5,5 W en continu, soit 48 kWh par an, 9,60 € au Tarif Bleu Base à 0,2001 €/kWh. C'est l'un des postes les plus légers du logement, loin derrière un réfrigérateur ou une box internet.
Combien consomment des caméras de surveillance connectées ?
Comptez environ 5 W par caméra IP en fonctionnement continu, soit environ 44 kWh (8,80 €) par an et par caméra. Une alarme équipée de 2 caméras revient à environ 136 kWh, soit 27,21 € par an. Un système complet avec 4 caméras et un enregistreur NVR (environ 20 W en continu pour le disque dur qui tourne en permanence) grimpe à environ 398 kWh, soit 79,64 € par an.
Que se passe-t-il pour l'alarme en cas de coupure de courant ?
La quasi-totalité des centrales d'alarme résidentielles intègrent une batterie de secours qui prend le relais automatiquement lors d'une coupure secteur, avec une autonomie de plusieurs heures selon le modèle et l'état de la batterie. Les caméras et l'enregistreur, en revanche, s'arrêtent généralement dès la coupure sauf s'ils sont eux-mêmes raccordés à un onduleur, ce que la plupart des installations résidentielles n'ont pas.
Faut-il couper l'électricité d'une résidence secondaire équipée d'une alarme ?
C'est le principal frein à une résiliation hivernale complète. Une alarme active nécessite un abonnement électrique maintenu toute l'année, même réduit à 3 kVA, pour un coût d'environ 145,56 € par an en option Base, le prix d'une veille qui protège aussi le congélateur et le hors-gel des radiateurs. Notre guide sur l'électricité en résidence secondaire détaille l'arbitrage complet entre coupure hivernale et abonnement minimal maintenu.
Peut-on réduire la consommation d'un système de vidéosurveillance sans réduire la sécurité ?
Oui, sur plusieurs réglages qui ne touchent pas à la détection elle-même. Réduire la résolution ou la fréquence d'image de l'enregistrement continu, passer certaines caméras en mode détection de mouvement plutôt qu'enregistrement permanent, ou privilégier une alimentation PoE (Power over Ethernet) plutôt que plusieurs adaptateurs secteur individuels, souvent moins efficaces un par un. La centrale et les détecteurs de présence, eux, doivent rester actifs en continu : ce n'est pas un poste sur lequel chercher des économies.
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Aquarium : combien coûte-t-il vraiment en électricité ?
Un aquarium d'eau douce de taille moyenne coûte entre 50 et 90 € d'électricité par an selon son volume, chauffage, pompe et éclairage compris. Un bac récifal marin, avec écumeur et éclairage puissant, dépasse souvent 180 €. Le calcul poste par poste.
- Un aquarium d'eau douce de 200 litres, équipement standard, coûte environ 88 € d'électricité par an, 51 € pour un petit bac de 60 litres, 172 € pour un grand bac de 450 litres.
- Le chauffage est le poste le plus variable : il dépend de l'écart entre la température de consigne du bac (24-26 °C) et celle de la pièce, donc de la saison et de l'isolation du logement.
Aspirateur : combien coûte-t-il vraiment en électricité ?
Un aspirateur filaire ne peut plus dépasser 900 W depuis 2017, contre 1 600 W en 2014 et aucun plafond avant : la réglementation européenne a largement fait le travail. Le calcul par type d'appareil, ce qui reste hors de tout plafond légal, et le vrai poste de coût d'un robot aspirateur.
- Un aspirateur filaire vendu neuf ne peut plus dépasser 900 W depuis le 1ᵉʳ septembre 2017 (règlement UE n°666/2013), contre 1 600 W entre 2014 et 2017 et aucun plafond avant, certains modèles atteignaient alors 2 400 W selon Que Choisir.
- Ce plafond ne s'applique qu'aux appareils filaires : les aspirateurs sans fil et les robots, alimentés sur batterie, sont explicitement exclus du règlement européen.
Atelier de bricolage : combien coûte l'outillage électrique en électricité ?
Un atelier de bricolage occasionnel coûte environ 5 € d'électricité par an, un atelier hebdomadaire environ 45 €. Avec un poste à souder et un compresseur utilisés souvent, la facture peut dépasser 150 € : et le risque de disjoncter devient réel.
- Un atelier de bricolage occasionnel coûte environ 5 € d'électricité par an ; un atelier hebdomadaire environ 45 € ; un atelier intensif avec soudure régulière peut dépasser 150 €.
- Les outils électroportatifs (perceuse, scie, ponceuse) pèsent peu malgré leur puissance élevée : leur usage par sessions courtes limite fortement la consommation cumulée.