Économies d'énergie · Guide pratique
Chauffage électrique : les réglages qui font baisser la facture
Réglez votre chauffage électrique pièce par pièce, programmez les absences et calculez l’économie : 77 € par degré baissé pour 5 500 kWh de chauffage annuel.
Le réglage le plus rentable est simple : chauffez à 19 °C les pièces occupées, baissez à 16 °C quand elles sont inoccupées et ne chauffez pas les chambres comme un salon. Pour un logement tout électrique consommant 5 500 kWh par an pour le chauffage, 1 °C de moins sur la température moyenne vaut environ 77 € par an au Tarif Bleu Base. Avant de chercher un nouveau fournisseur ou d’acheter un objet connecté, c’est là que se trouve l’essentiel du gain.
Le chauffage peut représenter jusqu’à 62 % de la consommation d’un foyer tout électrique. À 0,2001 €/kWh TTC au Tarif Bleu EDF en option Base pour 6 kVA, 5 500 kWh de chauffage coûtent déjà 1 100,55 € par an, hors abonnement. Une mauvaise consigne, un programme laissé en mode confort en permanence ou des radiateurs bloqués par des meubles peuvent donc coûter bien plus cher qu’un appareil en veille.
Commencez par les bonnes températures, pièce par pièce
La règle utile est de chauffer les personnes, pas des pièces vides. Une température homogène de 20 ou 21 °C dans tout le logement est confortable pour certains, mais elle est coûteuse et rarement nécessaire.
| Pièce ou situation | Réglage conseillé | Réglage réduit | Ce qu’il faut éviter |
|---|---|---|---|
| Séjour, cuisine occupée, bureau utilisé | 19 °C | 16 °C pendant une absence | Laisser 20 à 21 °C toute la journée sans présence |
| Chambre adulte | 17 °C | 16 °C en journée | Chauffer à 19 ou 20 °C par réflexe |
| Chambre de bébé, personne fragile ou malade | À adapter au besoin réel | À adapter | Appliquer une consigne standard sans tenir compte de la situation |
| Salle de bains pendant la toilette | 22 °C | 16 °C le reste du temps | Laisser 22 °C en continu |
| Couloir, entrée, pièce de passage | 16 à 17 °C | Hors gel si inutilisée longtemps | Chauffer comme une pièce de vie |
La règle des 7 % donne un ordre de grandeur clair : diminuer la température de chauffage de 1 °C réduit en moyenne les besoins de chauffage d’environ 7 %. Ce n’est ni une loi physique exacte ni une garantie contractuelle. Le résultat dépend de l’isolation, de la météo, de l’inertie du logement, des apports du soleil et du comportement des occupants. C’est toutefois un bon repère pour décider.
Pour un chauffage consommant 5 500 kWh par an :
- 1 °C de moins sur la température moyenne correspond à environ 385 kWh évités ;
- 385 kWh à 0,2001 €/kWh représentent 77,04 € ;
- 1,5 °C de moins sur la moyenne annuelle représente environ 578 kWh et 115,56 € ;
- 2 °C de moins sur une zone qui compte pour 20 % du chauffage représentent environ 154 kWh, soit 30,82 €.
Le piège est de cumuler ces chiffres comme s’ils s’ajoutaient tous. Baisser une chambre, programmer une baisse nocturne et réduire la température moyenne décrivent parfois la même économie. Faites un seul calcul global : estimez de combien votre température moyenne annuelle baisse réellement, puis appliquez la règle des 7 %.
Programmez les absences plutôt que de couper au hasard
Un chauffage électrique sans programmation chauffe souvent au mauvais moment : logement vide en journée, chambres chaudes toute la journée, salle de bains maintenue à 22 °C pendant vingt-quatre heures. La programmation corrige cela sans vous imposer de vivre dans le froid.
Pour un rythme classique, commencez avec ce scénario :
- pièces de vie à 19 °C pendant les heures de présence ;
- pièces de vie à 16 °C la nuit et pendant les absences de plusieurs heures ;
- chambres à 17 °C la nuit ;
- salle de bains à 22 °C seulement 30 à 60 minutes avant son utilisation ;
- pièces rarement utilisées à 16 °C, porte fermée si possible.
Une baisse de 19 à 16 °C pendant huit heures peut théoriquement faire gagner l’équivalent de 7 % de la consommation de chauffage si le logement atteint vraiment cette consigne. Dans une maison très inertielle, le gain sera souvent plus faible sur une seule nuit, car les murs et les sols continuent à restituer de la chaleur. Dans un logement peu inertiel, le réglage agit plus vite.
Ne coupez pas systématiquement tout le chauffage avant une courte absence. Le bon réglage dépend de la durée : pour quelques heures, passez à 16 °C ; pour plusieurs jours, utilisez le mode absence ou hors gel, selon les préconisations de votre installation et le risque d’humidité. Remettre tous les radiateurs à fond au retour ne chauffe pas plus vite avec la plupart des appareils : cela pousse seulement la consigne trop haut et favorise les oublis.
Calculez votre gain avec une formule simple
Pour des radiateurs électriques directs, utilisez cette approximation :
économie annuelle = consommation annuelle de chauffage × 7 % × baisse moyenne en °C × prix du kWh
Exemple :
5 500 kWh × 7 % × 1,5 °C × 0,2001 € = 115,56 € par an
Cette formule mesure le gain lié à une température moyenne plus basse. Elle ne mesure pas la qualité de votre isolation ni les économies potentielles liées à un remplacement de chauffage.
Thermostat connecté : utile seulement s’il change vos habitudes
Un thermostat connecté n’économise pas automatiquement de l’électricité. Il devient intéressant s’il vous permet de programmer réellement les périodes de confort et de réduit, de piloter les pièces séparément et d’éviter les oublis à distance.
Un thermostat programmable classique peut produire le même gain qu’un modèle connecté s’il est bien réglé. Le modèle connecté apporte surtout trois avantages pratiques :
- une programmation plus facile à modifier ;
- un passage en mode absence depuis un téléphone ;
- parfois un suivi des températures et des consommations qui révèle une surchauffe persistante.
Avant d’acheter, vérifiez quatre points :
- La compatibilité avec vos radiateurs. Des radiateurs anciens sans fil pilote, sans relais compatible ou sans solution de pilotage par zone ne seront pas tous contrôlés correctement.
- Le nombre de zones. Un seul thermostat dans le séjour ne règle pas le problème d’une chambre à 20 °C ou d’une salle de bains chauffée inutilement.
- Le fonctionnement sans internet. Le réglage local doit rester possible en cas de panne de Wi-Fi ou de changement de box.
- L’absence d’abonnement obligatoire. Un achat peu cher peut devenir coûteux si les fonctions utiles sont placées derrière un paiement mensuel.
Le réglage à viser n’est pas une succession de micro-changements horaires. Créez deux ou trois profils fiables : présence, nuit et absence. Laissez-les fonctionner deux semaines, puis vérifiez si les pièces restent confortables et si la consommation baisse. Modifier les consignes chaque jour empêche de comprendre ce qui marche.
Délestage et puissance du compteur : baissez l’abonnement, pas le confort
Le délestage consiste à couper temporairement certains appareils lorsque la puissance appelée approche la limite du compteur. Il évite le disjonctement et peut permettre de souscrire une puissance plus faible.
Le délesteur ne crée pas, à lui seul, d’économie de kWh. S’il coupe un radiateur quinze minutes puis le relance, l’énergie manquante est souvent rattrapée ensuite. Son intérêt est ailleurs : éviter de payer pour une puissance surdimensionnée à cause de quelques pointes simultanées, par exemple lorsque le four, le chauffe-eau, les plaques et plusieurs radiateurs fonctionnent ensemble.
En option HP/HC au Tarif Bleu EDF, l’abonnement coûte 190,32 € par an en 6 kVA et 238,56 € en 9 kVA. Passer durablement de 9 à 6 kVA représente donc 48,24 € par an sur la ligne abonnement. En revanche, ne baissez pas la puissance sur simple intuition : regardez les alertes de dépassement sur Linky, vos puissances maximales appelées et les appareils utilisés simultanément en hiver.
Attention à l’option Base : les puissances de 9 à 36 kVA sont en extinction pour les nouveaux clients résidentiels. Un client déjà en Base 9 kVA peut aussi avoir un prix du kWh légèrement inférieur à celui de la Base 6 kVA. Il faut donc comparer la facture complète avant toute modification, pas seulement l’abonnement.
Un bon ordre de délestage est généralement : chauffe-eau, radiateur de salle de bains, radiateurs de zones secondaires, puis appareils non essentiels. Évitez de délester toutes les pièces de vie pendant des périodes longues : vous perdez en confort et risquez de compenser ensuite par une hausse excessive de consigne.
Heures creuses et Tempo : réduisez le prix du chauffage, pas forcément les kWh
La programmation peut aussi réduire le coût du chauffage selon votre contrat. Elle ne diminue pas automatiquement la consommation : elle déplace une partie des kWh vers des heures moins chères.
Au Tarif Bleu 6 kVA, le kWh coûte 0,2001 € en Base, 0,2142 € en heures pleines et 0,1589 € en heures creuses. L’abonnement est identique entre Base et HP/HC en 6 kVA : 190,32 € par an. Il faut donc consommer suffisamment en heures creuses pour compenser le prix plus élevé des heures pleines.
Pour le seul prix du kWh, le seuil d’équilibre est d’environ 25,5 % de consommation en heures creuses. En dessous, l’option HP/HC coûte plus cher que la Base. Une maison chauffée surtout le matin et le soir, sans inertie ni chauffe-eau programmé, peut perdre de l’argent avec cette option.
Sur 5 500 kWh de chauffage :
| Situation théorique | Coût du chauffage | Écart avec la Base |
|---|---|---|
| Tout en Base à 0,2001 €/kWh | 1 100,55 € | Référence |
| Tout en heures pleines à 0,2142 €/kWh | 1 178,10 € | +77,55 € |
| 50 % en heures creuses et 50 % en heures pleines | 1 026,03 € | -74,53 € |
| Tout en heures creuses à 0,1589 €/kWh | 873,95 € | -226,60 € |
Ces cas sont volontairement théoriques : un logement ne peut pas vivre uniquement en heures creuses. Programmez le chauffe-eau, la recharge d’une voiture et certains cycles d’appareils avant de chercher à décaler fortement le chauffage. Pré-chauffer légèrement un logement à inertie pendant une plage creuse peut fonctionner, mais seulement si la température ne dépasse pas la consigne de confort et si le logement conserve réellement la chaleur.
Tempo demande une vigilance beaucoup plus forte. En heures pleines rouges, le kWh atteint 0,7295 €, contre 0,1615 € en heures creuses rouges et 0,1654 € en heures pleines bleues. Les jours rouges sont limités à 22 jours entre le 1er novembre et le 31 mars, hors week-ends et jours fériés. Si vous ne pouvez pas réduire franchement le chauffage en journée rouge, Tempo peut devenir une mauvaise idée.
Déplacer 5 kWh par jour des heures pleines rouges aux heures creuses rouges pendant les 22 jours rouges représente : 5 × 22 × (0,7295 € - 0,1615 €) = 62,48 €. La stratégie Tempo est donc de prévoir ces journées : consigne réduite, chauffage de salle de bains limité, usage du four et des appareils puissants reporté autant que possible après 22 heures.
Rideaux, meubles, poussière et purge : ce qui aide, ce qui ne sert à rien
Fermer les volets et les rideaux dès la nuit réduit les pertes par les vitrages et améliore le confort près des fenêtres. Le gain exact dépend de la surface vitrée, du type de fenêtre, du rideau et de l’exposition : aucun montant sérieux ne peut être annoncé sans connaître le logement. Pour vous donner une échelle, 1 % d’économie sur 5 500 kWh de chauffage représente 55 kWh, soit 11,01 € par an au Tarif Bleu Base.
Gardez les radiateurs dégagés. Un canapé collé devant un convecteur, un rideau qui recouvre l’appareil ou du linge posé dessus empêche la bonne diffusion de chaleur, perturbe parfois le thermostat et peut créer un risque de surchauffe. Dépoussiérez les grilles quand l’appareil est froid et coupé. Ne bouchez jamais les entrées d’air ou les bouches de ventilation pour conserver la chaleur : vous dégradez la qualité de l’air et augmentez le risque d’humidité.
La purge est un faux bon conseil pour la plupart des logements chauffés à l’électricité. Un convecteur, un panneau rayonnant, un radiateur à inertie sèche ou un plancher électrique ne contient pas d’eau : il n’y a rien à purger. Purger concerne un circuit hydraulique, par exemple des radiateurs alimentés par une chaudière électrique ou une pompe à chaleur air-eau. Dans ce cas, une purge mal réalisée peut faire baisser la pression du circuit ; faites intervenir un professionnel si vous ne maîtrisez pas le remplissage et les consignes de l’installation.
Exemple complet : un T3 de 70 m² tout électrique
Prenons un T3 de 60 à 70 m² tout électrique consommant environ 9 000 kWh par an. C’est un ordre de grandeur : l’isolation, la région, le nombre d’occupants et l’eau chaude peuvent faire fortement varier le résultat.
Supposons :
- 5 500 kWh pour le chauffage ;
- 3 500 kWh pour l’eau chaude, la cuisson, les appareils et les usages courants ;
- un contrat Base 6 kVA au Tarif Bleu ;
- une température moyenne de chauffage abaissée de 1,5 °C grâce au passage à 19 °C dans le séjour, 17 °C dans les chambres et 16 °C pendant les absences.
Avant réglage, la facture théorique est de :
9 000 kWh × 0,2001 € + 190,32 € d’abonnement = 1 991,22 € par an.
Le gain de chauffage estimé est de :
5 500 kWh × 7 % × 1,5 = 577,5 kWh évités.
La nouvelle consommation annuelle devient 8 422,5 kWh. La facture théorique passe à :
8 422,5 kWh × 0,2001 € + 190,32 € = 1 875,66 € par an.
L’économie estimée est donc de 115,56 € par an, sans compter un éventuel gain sur la puissance souscrite. Le résultat réel peut être inférieur si le logement conserve longtemps la chaleur ou si les anciens réglages étaient déjà raisonnables. Il peut être supérieur si le chauffage était auparavant maintenu à 20 ou 21 °C en permanence.
Marche à suivre : les réglages à faire cette semaine
-
Repérez votre consommation de chauffage. Relevez vos kWh annuels et comparez les mois d’hiver aux mois d’été. La consommation estivale donne une approximation de vos usages hors chauffage, même si l’eau chaude et la climatisation peuvent fausser un peu le calcul.
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Réglez toutes les pièces aujourd’hui. Mettez 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres, 16 °C dans les zones de passage et programmez 22 °C dans la salle de bains uniquement avant les usages.
-
Créez un planning hebdomadaire stable. Prévoyez au minimum un profil présence et un profil absence. Commencez par une baisse à 16 °C pendant la nuit et les journées de travail, puis ajustez si le logement ne retrouve pas le confort souhaité.
-
Dégagez les radiateurs. Retirez les meubles, rideaux et objets qui bloquent la diffusion de chaleur. Fermez volets et rideaux après le coucher du soleil, sans recouvrir les appareils.
-
Vérifiez votre puissance Linky pendant un épisode froid. Si les pointes sont rares mais vous obligent à rester à 9 kVA, un délesteur peut être plus pertinent qu’un abonnement supérieur permanent.
-
Adaptez la programmation à votre contrat. En HP/HC, utilisez les heures creuses pour les usages flexibles. Avec Tempo, préparez un programme spécifique pour les 22 jours rouges ; sans cette discipline, restez sur une formule plus simple.
-
Mesurez pendant au moins deux semaines. Ne comparez pas seulement deux factures mensuelles : une vague de froid peut annuler visuellement le gain. Suivez les kWh journaliers Linky, les températures extérieures et vos réglages, puis conservez le programme qui offre le meilleur compromis entre confort et consommation.
Régler un chauffage électrique pour réduire sa facture
Réglez les températures par pièce, programmez les périodes d’absence et vérifiez que votre puissance souscrite correspond à vos usages réels.
Identifier la consommation de chauffage
Relevez les kWh annuels sur votre espace client ou Linky. Comparez les mois d’hiver aux mois d’été pour estimer la part du chauffage.
Régler les consignes par pièce
Réglez 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres, 16 °C dans les zones peu occupées et 22 °C dans la salle de bains seulement avant son utilisation.
Programmer les absences
Créez au minimum un planning présence et un planning absence. Passez les pièces de vie à 16 °C la nuit et pendant les absences de plusieurs heures.
Supprimer les obstacles à la diffusion de chaleur
Dégagez les radiateurs, dépoussiérez les grilles à froid et fermez volets ou rideaux la nuit sans recouvrir les appareils ni les aérations.
Contrôler le résultat
Suivez les kWh journaliers pendant au moins deux semaines, en tenant compte de la météo. Vérifiez ensuite les pointes de puissance pour savoir si un délesteur ou une puissance souscrite plus faible est pertinent.
Questions fréquentes
Quelle température régler dans un logement chauffé à l’électricité ?
Réglez généralement 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres et 22 °C dans la salle de bains pendant son utilisation. Passez les pièces inoccupées à 16 °C. Ces consignes doivent être adaptées pour un nourrisson, une personne âgée, malade ou particulièrement sensible au froid. Le bon réglage est celui qui évite de surchauffer sans créer d’inconfort durable.
Est-ce vrai qu’un degré de moins fait économiser 7 % ?
La règle des 7 % par degré est un repère pour les besoins annuels de chauffage, pas une promesse exacte. Avec 5 500 kWh de chauffage électrique annuel, elle correspond à environ 385 kWh et 77 € au Tarif Bleu Base à 0,2001 €/kWh. L’isolation, la météo, l’inertie du bâtiment et le temps réellement passé à cette consigne font varier le résultat.
Un thermostat connecté permet-il vraiment de réduire la facture ?
Oui, mais seulement s’il abaisse réellement votre température moyenne ou évite de chauffer un logement vide. Un thermostat connecté ne produit pas d’économie par magie. Un programmateur classique bien utilisé peut faire la même chose. Son avantage est pratique : profils horaires, mode absence à distance et parfois suivi des températures. Vérifiez la compatibilité avec vos radiateurs et l’absence d’abonnement imposé.
Faut-il couper complètement le chauffage quand on part travailler ?
Pour une absence de quelques heures, passez plutôt à 16 °C. Couper entièrement peut créer un inconfort au retour et conduire à remettre une consigne trop haute. Pour une absence de plusieurs jours, utilisez le mode absence ou hors gel selon votre installation, le climat et le risque d’humidité. Un logement très inertiel réagit lentement : testez votre programme au lieu d’appliquer une règle rigide.
Les heures creuses sont-elles intéressantes avec un chauffage électrique ?
Au Tarif Bleu 6 kVA, elles deviennent intéressantes si au moins environ 25,5 % de votre consommation tombe en heures creuses. Le kWh coûte 0,1589 € en heures creuses, mais 0,2142 € en heures pleines, contre 0,2001 € en Base. Programmez d’abord le chauffe-eau et les usages facilement décalables ; déplacer le chauffage n’est utile que si le logement conserve la chaleur sans surchauffe.
Un délesteur fait-il baisser la consommation d’électricité ?
Pas nécessairement. Un délesteur coupe temporairement certains appareils pour éviter de dépasser la puissance du compteur. Son intérêt principal est de permettre, dans certains logements, de passer par exemple de 9 à 6 kVA. En HP/HC, l’écart d’abonnement entre ces deux puissances est de 48,24 € par an. Ne baissez pas la puissance sans analyser vos pointes hivernales sur Linky.
Doit-on purger des radiateurs électriques ?
Non pour un convecteur, un panneau rayonnant, un radiateur à inertie ou un plancher électrique : ces équipements ne contiennent pas d’eau. La purge concerne les radiateurs reliés à un circuit d’eau, notamment avec une chaudière électrique ou une pompe à chaleur air-eau. Dans ce cas, une mauvaise manipulation peut déséquilibrer la pression du circuit. Suivez la notice de l’installation ou faites intervenir un professionnel.
Fermer les rideaux permet-il réellement d’économiser du chauffage ?
Oui, surtout la nuit devant des vitrages peu performants, mais le gain dépend entièrement du logement. Fermer volets et rideaux limite les pertes et réduit l’effet de paroi froide près des fenêtres. Aucun montant unique ne vaut pour tous les foyers. Sur une consommation de chauffage de 5 500 kWh, chaque 1 % d’économie représente néanmoins environ 11 € par an au Tarif Bleu Base.
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- Au tarif réglementé Base d’août 2026, chaque tranche de 100 kWh évitée représente 20,01 € TTC d’économie sur la consommation.
- Changer d’offre peut économiser environ 54 € par an pour une facture moyenne de 1 072 €, sans modifier vos habitudes ni vos appareils.
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Réglez votre chauffe-eau à 55-60 °C, exploitez les heures creuses et choisissez le bon ballon pour réduire une dépense moyenne de 320 € par an pour votre foyer
- Un chauffe-eau électrique consomme en moyenne 1 600 kWh par an, soit environ 320 € par an au Tarif Bleu Base à 0,2001 € TTC/kWh, hors abonnement.
- Réglez le thermostat entre 55 et 60 °C : en dessous de 55 °C, le risque sanitaire augmente ; au-delà de 60 °C, vous augmentez surtout le tartre et les pertes de chaleur.
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- Au Tarif Bleu HP/HC, déplacer 1 kWh des heures pleines vers les heures creuses économise 0,0553 € TTC, soit 5,53 € pour 100 kWh réellement décalés.
- Avec les tarifs au 3 août 2026, l’option HP/HC devient rentable autour de 25,5 % de consommation en heures creuses, à abonnement identique en 6 kVA.