Économies d'énergie · Dossier de référence
30 façons de réduire sa facture d'électricité, chiffrées en euros
30 gestes pour réduire votre facture d’électricité, classés par gain et effort, avec économies annuelles au tarif d’août 2026 et pièges à éviter vraiment.
Réduire sa facture d’électricité commence rarement par acheter un appareil « miracle ». Les gains les plus simples viennent du contrat, de la puissance souscrite et du chauffage ; au tarif réglementé Base d’août 2026, 100 kWh non consommés valent 20,01 € TTC. Pour un foyer de référence consommant 4 500 kWh par an, dont la facture atteint 1 072 € TTC, un plan réaliste peut dégager de 100 à 300 € par an sans gros travaux.
Les économies ci-dessous sont calculées avec le prix du Tarif Bleu EDF en option Base, soit 0,2001 € TTC/kWh et 190,32 € TTC/an d’abonnement en 6 kVA. Elles incluent donc indirectement l’accise, l’acheminement et la TVA à 20 % sur toute la facture. Elles ne s’additionnent pas toujours : baisser le chauffage de 1 °C, programmer le thermostat et fermer les pièces inutilisées agissent sur les mêmes kWh.
Le classement : 30 actions par gain et effort
Le tableau donne un ordre de priorité pratique. La colonne « économie » correspond soit à un calcul exact sur une quantité de kWh indiquée, soit à un scénario explicitement décrit. Ce n’est pas une promesse : votre logement, votre équipement et vos habitudes décident du résultat réel.
| N° | Action | Économie annuelle estimée | Effort | Condition essentielle |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Comparer les offres et changer de fournisseur | environ 54 € | Très faible | Référence de 5 % sur une facture de 1 072 € |
| 2 | Réduire une puissance de 9 à 6 kVA | 48,24 € | Très faible | Aucun dépassement de puissance |
| 3 | Passer en HP/HC avec 40 % de consommation en HC | 36 € | Faible | 4 500 kWh/an, mêmes abonnement et puissance |
| 4 | Choisir Tempo avec un profil adapté | 132 € | Moyen | 4 500 kWh/an, 50 % en HC et consommation lissée |
| 5 | Baisser le chauffage de 1 °C | 77 € | Faible | 5 500 kWh/an de chauffage, baisse de 7 % |
| 6 | Ne chauffer que les pièces réellement utilisées | 110 € | Faible | Réduction de 10 % sur 5 500 kWh de chauffage |
| 7 | Réduire les pertes d’eau chaude | 32 € | Faible | Réduction de 10 % sur 1 600 kWh d’eau chaude |
| 8 | Prendre des douches moins longues | 51 € | Faible | 20 litres d’eau chaude évités par jour |
| 9 | Sécher le linge à l’air libre plus souvent | 30 € | Faible | 150 kWh de sèche-linge évités |
| 10 | Couper les veilles inutiles | 20 à 60 € | Faible | 100 à 300 kWh réellement supprimés |
| 11 | Laver à basse température et à pleine charge | 10 € | Faible | 50 kWh évités sur l’année |
| 12 | Régler et dégivrer réfrigérateur et congélateur | 10 € | Faible | 50 kWh évités sur l’année |
| 13 | Cuisiner avec couvercles et juste quantité d’eau | 5 € | Faible | 25 kWh évités sur l’année |
| 14 | Recharger une voiture électrique en heures creuses | jusqu’à 111 € | Faible | 2 000 kWh déplacés des HP vers les HC |
| 15 | Remplacer dix halogènes par des LED | 99 € | Faible | 10 ampoules, 3 h/jour, 50 W remplacés par 5 W |
| 16 | Installer un thermostat programmable | jusqu’à 77 € | Faible | S’il permet réellement de baisser 1 °C en moyenne |
| 17 | Poser des têtes thermostatiques et zoner | jusqu’à 110 € | Moyen | 10 % de chauffage évité ; non cumulable avec le n° 6 |
| 18 | Isoler les tuyaux et le ballon d’eau chaude | 20 € | Faible | 100 kWh de pertes évitées |
| 19 | Installer une douchette économe | 26 € | Faible | 10 litres d’eau chaude économisés par jour |
| 20 | Programmer le chauffe-eau en heures creuses | jusqu’à 88 € | Faible | 1 600 kWh basculés de HP vers HC |
| 21 | Calfeutrer portes, fenêtres et coffres de volets | 40 € | Faible à moyen | 200 kWh de chauffage évités |
| 22 | Remplacer un vieux réfrigérateur énergivore | 40 € | Moyen | 200 kWh/an d’écart entre les deux appareils |
| 23 | Remplacer un sèche-linge classique en fin de vie | 40 € | Moyen | 200 kWh/an d’écart avec un modèle plus sobre |
| 24 | Réduire le temps de filtration d’une piscine | 18 € | Faible | Pompe de 500 W arrêtée 1 h/jour pendant 180 jours |
| 25 | Changer une plaque ou un four encore fonctionnel | environ 10 € | Élevé | 50 kWh/an évités : faible rentabilité seule |
| 26 | Remplacer un chauffage électrique direct par une PAC | environ 660 € | Élevé | Passage de 5 500 à 2 200 kWh de chauffage |
| 27 | Isoler prioritairement la toiture | 200 € par 1 000 kWh évités | Élevé | Gain thermique à faire chiffrer logement par logement |
| 28 | Isoler murs ou plancher bas | 400 € par 2 000 kWh évités | Élevé | Pertinent surtout si le logement est très déperditif |
| 29 | Installer des panneaux solaires en autoconsommation | 400 € | Élevé | 2 000 kWh produits et autoconsommés sur place |
| 30 | Ajouter une batterie à une installation solaire | 200 € | Très élevé | 1 000 kWh solaires autoconsommés en plus |
Les gestes gratuits qui rapportent vraiment
1. Commencez par le contrat, pas par les ampoules
Comparer les offres est souvent le meilleur rapport gain/effort. Au premier trimestre 2026, la CRE relevait un écart moyen d’environ 5 % entre les dix offres les moins chères et le tarif réglementé pour un profil de comparaison donné. Appliqué à la facture moyenne de 1 072 € TTC, cela représente environ 54 € par an.
Ce chiffre est un repère, pas un tarif garanti. Les prix de marché bougent, et certaines offres affichées comme « fixes » ne bloquent pas l’acheminement ou les taxes. Lisez surtout : le prix du kWh TTC, l’abonnement TTC, la durée du prix fixe et les conditions de révision. Une remise qui ne dure que quelques mois n’est pas forcément une bonne affaire sur un an.
Le changement de fournisseur ne modifie ni votre compteur, ni la qualité de l’électricité, ni l’intervention d’Enedis en cas de panne. Vous pouvez revenir au tarif réglementé si votre logement est éligible, ce qui est le cas de la plupart des particuliers raccordés au réseau d’Enedis.
2. Vérifiez votre puissance souscrite
Un abonnement 9 kVA coûte 238,56 € TTC/an au Tarif Bleu, contre 190,32 € en 6 kVA. Descendre d’un cran économise donc 48,24 € par an, sans réduire le prix du kWh.
Ne baissez pas la puissance au hasard. Regardez les dépassements dans votre espace Enedis ou sur l’écran Linky, puis testez mentalement vos usages simultanés : four, plaques, ballon d’eau chaude, radiateurs, lave-linge et recharge de voiture peuvent vite dépasser 6 kVA. Une coupure répétée annule l’intérêt de l’opération. Pour un logement chauffé à l’électricité, 9 kVA reste parfois nécessaire ; pour un petit logement sans chauffage électrique, 3 ou 6 kVA peuvent suffire.
3. Choisissez Base, HP/HC ou Tempo selon vos horaires réels
L’option heures pleines/heures creuses ne fait pas baisser la consommation. Elle ne réduit la facture que si vous déplacez assez de kWh. En août 2026, le kWh vaut 0,2142 € en heures pleines et 0,1589 € en heures creuses, contre 0,2001 € en Base.
Avec 4 500 kWh/an et 40 % consommés en heures creuses, votre coût moyen devient 0,19208 €/kWh. Le gain est de 36 € par an par rapport à l’option Base. Le seuil théorique de rentabilité est d’environ 25,5 % de consommation en heures creuses, à abonnement identique. En dessous, restez en Base.
Tempo peut faire mieux, mais exige de l’organisation. Dans un scénario standardisé de 4 500 kWh/an, répartis uniformément sur l’année et à 50 % en heures creuses, Tempo coûte environ 132 € de moins que Base. Le piège est connu : les heures pleines des 22 jours rouges coûtent 0,7295 €/kWh. Si vous chauffez, cuisinez, rechargez un véhicule et faites tourner le sèche-linge à ces moments-là, l’économie disparaît vite. Tempo est adapté si vous pouvez effacer ou décaler fortement ces usages entre novembre et mars.
4. Chauffage : là où se trouvent les gros kWh
Le chauffage électrique représente souvent le premier usage d’un logement tout électrique. En prenant le repère de 5 500 kWh/an de chauffage, chaque baisse de 10 % évite 550 kWh, soit 110 € par an au Tarif Bleu Base.
Baisser la consigne de 1 °C est le geste le plus rentable si votre confort le permet. La règle couramment retenue est une baisse de consommation d’environ 7 %, soit 385 kWh et 77 € par an sur cette base. Visez une température stable plutôt que de surchauffer puis de couper brutalement. Fermez les portes des pièces peu utilisées, baissez leur consigne et ne chauffez pas une chambre vide toute la journée : dans le même exemple, 10 % de chauffage en moins valent 110 €, mais ce gain ne s’ajoute pas au gain de température si vous obtenez les deux par le même réglage.
5. Eau chaude, séchage et veilles : petits gestes, résultats mesurables
L’eau chaude sanitaire peut représenter autour de 1 600 kWh/an dans un logement électrique. Réduire de 10 % les besoins ou les pertes équivaut à 160 kWh, donc 32 € par an. Une douche plus courte est souvent plus efficace qu’un réglage hasardeux du ballon : économiser 20 litres d’eau chaude par jour représente environ 254 kWh/an, soit 51 €. Ne descendez pas la température du ballon au point de créer un risque sanitaire ; faites régler l’équipement par un professionnel si vous ne maîtrisez pas son fonctionnement.
Le sèche-linge est pratique, mais énergivore. Éviter 150 kWh de séchage grâce à un étendoir ou à un séchage partiel à l’air libre vaut 30 € par an. C’est plus concret que de multiplier les programmes « éco » sans changer la fréquence d’utilisation.
Les veilles peuvent représenter une consommation non négligeable à l’échelle d’un foyer. Couper réellement 100 à 300 kWh par an avec des multiprises à interrupteur, sur les consoles, téléviseurs, décodeurs et équipements audio peu utilisés, fait gagner 20 à 60 €. Ne coupez pas la box internet, les alarmes, les appareils médicaux, un réfrigérateur ou tout équipement qui doit rester disponible.
Les petits investissements à retour rapide
LED : rentable seulement si vous remplacez des lampes qui consomment beaucoup
Remplacer dix ampoules halogènes de 50 W par des LED de 5 W, allumées trois heures par jour, évite environ 493 kWh/an. L’économie atteint 99 € par an. C’est un excellent retour sur investissement.
En revanche, remplacer une ampoule LED récente de 8 W par une LED de 6 W ne change presque rien : 2 W pendant trois heures par jour représentent seulement 2,2 kWh/an, soit moins de 0,50 €. Gardez les LED déjà en place jusqu’à leur fin de vie.
Thermostat, robinets thermostatiques et calfeutrage
Un thermostat programmable peut rapporter jusqu’à 77 € par an s’il permet une baisse moyenne réelle de 1 °C. Les têtes thermostatiques peuvent aller jusqu’à 110 € dans un logement où elles évitent environ 10 % de chauffage inutile. Ce ne sont pas des économies à additionner mécaniquement : le thermostat, le zonage et la baisse de consigne poursuivent le même objectif.
Les joints de fenêtres, boudins de porte et isolants de coffres de volets coûtent peu. S’ils évitent 200 kWh de chauffage, vous gagnez 40 € par an. Leur intérêt est élevé dans les logements où l’on sent un courant d’air ; il est faible si les menuiseries sont déjà étanches.
Chauffe-eau, appareils froids et appareils en fin de vie
Un programmateur de chauffe-eau peut déplacer la consommation, pas la supprimer. Si les 1 600 kWh annuels d’eau chaude passaient tous d’heures pleines à heures creuses, le gain théorique atteindrait 88 € par an : 1 600 × (0,2142 € − 0,1589 €). Dans beaucoup de logements, le contacteur heures creuses existe déjà ; dans ce cas, le gain supplémentaire est de 0 €.
Pour remplacer un vieux réfrigérateur ou sèche-linge, comparez les consommations annuelles en kWh indiquées sur les fiches produits, pas seulement les lettres de l’étiquette énergie. Un écart de 200 kWh/an représente 40 € par an. C’est un motif valable quand l’appareil est en fin de vie, rarement une raison suffisante pour jeter un équipement encore fonctionnel.
Les gros travaux : les seuls capables de retirer plusieurs centaines d’euros
Pompe à chaleur : gain élevé, projet technique obligatoire
Une pompe à chaleur air/eau ou air/air peut réduire fortement la consommation de chauffage, mais son résultat dépend de l’isolation, du climat, des émetteurs et du dimensionnement. Si un logement passe de 5 500 kWh à 2 200 kWh par an pour se chauffer, l’économie est de 3 300 kWh, soit 660 € par an au tarif Base.
Ce calcul ne couvre ni l’investissement, ni l’entretien, ni une éventuelle hausse de puissance souscrite. Une pompe à chaleur mal dimensionnée ou installée dans une passoire thermique déçoit souvent. Isolez d’abord les fuites les plus évidentes et demandez un chiffrage des besoins de chauffage, pas seulement une promesse de pourcentage d’économies.
Isolation : raisonnez en kWh évités, pas en slogan
L’isolation de la toiture, des murs ou du plancher peut être très rentable dans un logement chauffé à l’électricité, mais personne ne peut annoncer un gain sérieux sans connaître le bâti. La conversion est simple : 1 000 kWh de chauffage évités valent 200 € par an ; 2 000 kWh évités valent 400 €.
La toiture est souvent une priorité quand les combles sont peu ou pas isolés. Les murs et le plancher bas demandent des travaux plus lourds et leur rentabilité dépend davantage de la configuration. Faites établir un scénario avant/après en kWh, puis transformez-le en euros avec le prix du kWh. C’est plus fiable qu’une estimation formulée seulement en pourcentage.
Solaire et batterie : utile pour l’autoconsommation, pas automatique
Des panneaux photovoltaïques réduisent votre facture uniquement pour les kWh autoconsommés instantanément ou stockés puis utilisés chez vous. Si vous autoconsommez 2 000 kWh par an, vous évitez d’acheter 2 000 kWh au réseau, soit environ 400 € par an au tarif Base. La production injectée et revendue n’est pas une économie de facture au même sens : c’est une recette distincte.
Une batterie ajoute de l’autoconsommation, mais son coût reste élevé. Si elle vous permet de consommer 1 000 kWh solaires de plus au lieu de les injecter, le gain brut est environ 200 € par an. Ce n’est pas suffisant, à lui seul, pour justifier automatiquement plusieurs milliers d’euros d’investissement. Calculez le coût par kWh stocké sur la durée de garantie avant de signer.
Ce qui rapporte peu, ou pas du tout
Changer une plaque de cuisson ou un four encore fonctionnel uniquement pour économiser l’électricité est généralement une mauvaise opération. Même 50 kWh évités par an ne représentent que 10 €. Le changement peut se justifier pour la sécurité, le confort ou une panne, pas pour une facture transformée.
Les prises connectées, applications de suivi et écrans de consommation ne créent aucune économie par eux-mêmes. Leur gain est de 0 € tant qu’ils ne déclenchent pas une action mesurable : repérer un appareil en veille, corriger un ballon d’eau chaude qui chauffe en continu, déplacer une recharge ou détecter une surconsommation anormale.
Méfiez-vous aussi des boîtiers prétendant « stabiliser » ou « optimiser » l’électricité de toute la maison. Dans un logement résidentiel, ils ne diminuent pas les kWh facturés de façon démontrée. Leur économie attendue est donc 0 €, malgré des promesses parfois très agressives.
Ordre d’action pour économiser sans se tromper
- Relevez votre consommation annuelle et votre puissance sur une facture ou dans votre espace Enedis. Comparez votre consommation aux 4 500 kWh/an du client résidentiel de référence, sans oublier que le chauffage électrique change totalement l’ordre de grandeur.
- Comparez d’abord le prix TTC du kWh et de l’abonnement avec votre offre actuelle. Une cible réaliste est de chercher environ 5 % de moins que votre facture actuelle, soit 54 € sur une facture de 1 072 €.
- Vérifiez ensuite la puissance souscrite et la pertinence de l’option tarifaire. Passez en HP/HC seulement si vous pouvez dépasser environ 25,5 % de consommation en heures creuses ; envisagez Tempo uniquement si vous pouvez maîtriser les jours rouges.
- Traitez le chauffage et l’eau chaude avant les gadgets : température, programmation, pièces occupées, douches, séchage du linge et chauffe-eau sont les leviers réels.
- Achetez des LED et des petits équipements seulement quand le calcul en kWh le justifie. Pour les gros travaux, demandez une estimation annuelle de kWh évités, puis multipliez-la par environ 0,20 € pour obtenir un premier ordre de grandeur de l’économie électrique.
Le meilleur plan n’est pas celui qui comporte trente actions. C’est celui qui cible vos deux ou trois plus gros postes, vérifie le contrat avant d’acheter quoi que ce soit et évite de compter deux fois les mêmes kWh.
Réduire sa facture d’électricité en cinq vérifications
Une méthode rapide pour identifier les économies adaptées à votre logement avant d’investir dans des équipements ou des travaux.
Relever les chiffres de départ
Prenez votre dernière facture ou votre espace Enedis : consommation annuelle en kWh, puissance souscrite, option Base ou HP/HC, prix du kWh et montant d’abonnement.
Comparer l’offre et la puissance
Comparez le prix TTC du kWh et de l’abonnement avec plusieurs offres. Vérifiez aussi si une baisse de puissance est possible sans risque de disjonction.
Tester l’option tarifaire
Si vous êtes en Base, estimez votre part de consommation déplaçable en heures creuses. En dessous d’environ 25,5 %, gardez Base. Étudiez Tempo seulement si vous pouvez limiter les jours rouges.
Classer les usages par volume
Traitez en priorité le chauffage, l’eau chaude, le sèche-linge et la recharge de véhicule. Transformez les kWh évitables en euros avec 0,2001 € par kWh pour un premier ordre de grandeur.
Décider les investissements
Achetez d’abord les équipements à faible coût et gain mesurable, comme les LED ou un thermostat utile. Pour l’isolation, une pompe à chaleur ou le solaire, demandez une estimation annuelle en kWh avant de signer.
Questions fréquentes
Quelle est la façon la plus simple de réduire sa facture d’électricité ?
Commencez par comparer votre offre, votre puissance souscrite et votre option tarifaire. Un changement d’offre représentant 5 % de la facture moyenne de 1 072 € équivaut à environ 54 € par an, sans modifier vos habitudes. Passer de 9 à 6 kVA ajoute 48,24 € par an d’économie d’abonnement si votre logement supporte cette baisse de puissance.
Ensuite seulement, traitez les gros usages : chauffage, eau chaude et sèche-linge. Les petits gadgets connectés ne remplacent pas cette vérification.
Combien vaut 1 kWh d’électricité économisé en 2026 ?
Au Tarif Bleu EDF en option Base, applicable depuis le 1er août 2026, le kWh coûte 0,2001 € TTC en 6 kVA. Éviter 100 kWh fait donc économiser 20,01 €, 500 kWh valent 100,05 € et 1 000 kWh valent 200,10 €.
Ce calcul porte sur la consommation. Il ne réduit pas l’abonnement, sauf si vous baissez aussi votre puissance souscrite. Le prix inclut les taxes, l’acheminement et la TVA à 20 %.
Les heures creuses sont-elles toujours rentables ?
Non. Avec les tarifs d’août 2026, le kWh coûte 0,2142 € en heures pleines et 0,1589 € en heures creuses, contre 0,2001 € en Base. À abonnement identique, il faut environ 25,5 % de votre consommation en heures creuses pour que l’option commence à battre Base.
À 4 500 kWh/an avec 40 % en heures creuses, le gain est d’environ 36 € par an. Si votre chauffe-eau, votre lave-linge et vos recharges restent en journée, l’option peut au contraire vous coûter plus cher.
Combien fait économiser une baisse de chauffage de 1 °C ?
La règle de calcul courante est environ 7 % de chauffage en moins. Pour un logement consommant 5 500 kWh/an pour se chauffer, cela représente 385 kWh évités, soit environ 77 € par an au tarif Base d’août 2026.
Le résultat dépend de l’isolation, de la température de départ, de la surface et du comportement des occupants. Ne cumulez pas ce gain avec une économie déjà attribuée au thermostat ou au zonage si ces mesures servent à obtenir la même baisse de température.
Faut-il installer une batterie avec des panneaux solaires ?
Pas automatiquement. Une batterie ne produit pas d’électricité : elle décale dans le temps l’usage de votre production solaire. Si elle vous permet d’autoconsommer 1 000 kWh supplémentaires par an, elle évite environ 200 € d’achats au réseau au tarif Base actuel.
Il faut comparer ce gain au prix installé, à la durée de garantie, aux pertes de stockage et à l’évolution possible des tarifs. Une installation photovoltaïque bien dimensionnée sans batterie peut être plus rationnelle financièrement.
Changer de fournisseur d’électricité entraîne-t-il une coupure ?
Non. Le changement de fournisseur ne change ni le réseau, ni le compteur, ni le dépannage : Enedis reste le gestionnaire de réseau dans la majorité des communes. Il n’y a pas de coupure liée au simple changement de contrat.
Comparez le prix TTC du kWh, l’abonnement, les conditions de révision du prix et la durée d’un éventuel prix fixe. Une remise de souscription élevée mais courte peut être moins intéressante qu’un prix durablement bas.
Tempo est-il vraiment moins cher que le tarif Base ?
Tempo peut être moins cher, mais seulement avec un profil compatible. Dans un scénario de 4 500 kWh/an répartis uniformément sur l’année avec 50 % de consommation en heures creuses, l’économie atteint environ 132 € par an par rapport à Base.
Le risque vient des 22 jours rouges : le kWh en heures pleines y coûte 0,7295 €. Si vous ne pouvez pas réduire le chauffage, la cuisson, le sèche-linge ou la recharge de voiture ces jours-là, Tempo peut perdre une grande partie de son intérêt.
Quels appareils faut-il remplacer en priorité ?
Remplacez d’abord les équipements très consommateurs ou en fin de vie, en comparant leur consommation annuelle réelle en kWh. Un écart de 200 kWh/an entre un vieux réfrigérateur et un appareil neuf vaut environ 40 € par an. Pour un sèche-linge, le même écart vaut également 40 €.
Les LED sont souvent plus rentables : remplacer dix halogènes de 50 W utilisés trois heures par jour par des LED de 5 W économise environ 99 € par an. Ne remplacez pas prématurément des LED déjà sobres.
À lire ensuite
Chauffage électrique : les réglages qui font baisser la facture
Réglez votre chauffage électrique pièce par pièce, programmez les absences et calculez l’économie : 77 € par degré baissé pour 5 500 kWh de chauffage annuel.
- Avec 5 500 kWh de chauffage électrique par an au Tarif Bleu Base à 0,2001 €/kWh, baisser la température moyenne de 1 °C représente environ 385 kWh et 77 € d’économie annuelle.
- La consigne utile est de 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres et 22 °C dans la salle de bains seulement pendant son utilisation.
Appareils en veille : combien ça coûte vraiment ?
Calculez le coût réel des veilles, repérez les appareils à couper et économisez jusqu’à 100 € par an sans débrancher ce qui doit rester allumé chez vous.
- Un ensemble de veilles représentant 500 kWh par an coûte 100,05 € par an au Tarif Bleu EDF en option Base, avec un kWh à 0,2001 € TTC.
- Un appareil qui tire 1 watt sans interruption consomme 8,76 kWh par an, soit 1,75 € par an au tarif Base actuel.
Isolation : quel gain réel sur votre facture d'électricité
Chiffrez les économies d’électricité de l’isolation, calculez un retour sur investissement réaliste, mobilisez les aides et évitez les pièges commerciaux.
- Pour un logement chauffé à l’électricité consommant 5 500 kWh de chauffage par an, l’isolation de combles très peu isolés peut éviter environ 825 à 1 375 kWh, soit 165 à 275 € par an au Tarif Bleu Base de 0,2001 €/kWh.
- Les murs, fenêtres et planchers ne produisent pas des économies à additionner mécaniquement : sur le même exemple, l’ensemble d’un bouquet cohérent réduit souvent le chauffage de 35 % à 55 %, et non de 70 % ou 80 %.