Solaire & autoconsommation · Guide pratique

Revendre son surplus d'électricité : tarifs et démarches

Comprenez le contrat EDF OA, les tarifs S21, la fiscalité et le choix entre vente du surplus, vente totale, batterie et pilotage pour rentabiliser panneaux.

14 min de lecture Mis à jour le La rédaction ÉlectricitéPasCher
Propriétaire et installateur inspectent panneaux, compteur et batterie sur une ferme.

Revendre votre surplus photovoltaïque est simple sur le principe : vous consommez d’abord l’électricité produite chez vous, puis EDF OA achète les kWh non utilisés pendant 20 ans. Pour la plupart des foyers, c’est plus rentable que la vente totale, car un kWh autoconsommé évite d’en acheter un autour de 0,2001 € TTC au Tarif Bleu Base 6 kVA, alors que le surplus est acheté à un tarif inférieur.

Le point décisif n’est pas seulement le tarif de rachat : c’est votre capacité à utiliser votre production quand le soleil brille. Une installation surdimensionnée, vendue avec une promesse de revenus élevés, peut produire beaucoup de surplus mal valorisé. À l’inverse, une installation bien dimensionnée et pilotée réduit durablement vos achats au réseau.

Ce que vous pouvez vendre avec des panneaux solaires

Une installation photovoltaïque raccordée au réseau peut fonctionner selon trois schémas différents.

SchémaCe que vous consommezCe que vous injectezRémunérationUsage pertinent
Autoconsommation sans venteVotre production instantanéeRien, ou injection limitéePas de recette de venteTrès petite installation, objectif simplicité
Autoconsommation avec vente du surplusVotre production instantanéeLes kWh non consommésTarif d’achat S21 sur le surplusCas le plus fréquent en maison occupée le jour
Vente totaleVous achetez 100 % de votre consommation au réseau100 % de la production solaireTarif d’achat S21 sur toute la productionCas particuliers, bâtiment peu occupé ou installation dédiée

L’autoconsommation avec vente du surplus est généralement le montage le plus cohérent pour un particulier. Vous réduisez vos achats d’électricité, tout en valorisant l’excédent injecté. Vous restez libre de choisir votre fournisseur pour l’électricité que vous achetez : le contrat EDF OA ne remplace pas votre contrat de fourniture.

La vente totale fonctionne autrement. Toute la production part sur le réseau et votre logement continue d’acheter son électricité, y compris lorsque les panneaux produisent. Vous ne pouvez donc pas compter les économies de consommation directe dans votre rentabilité. Cette formule peut avoir un sens pour un hangar, une dépendance ou une toiture d’investissement sans consommation sur place. Pour une maison familiale, elle est souvent moins intéressante.

Obligation d’achat et contrat EDF OA : comment cela fonctionne

L’obligation d’achat est un mécanisme légal qui impose à un acheteur obligé de rémunérer l’électricité produite par certaines installations renouvelables. En métropole continentale, EDF OA est l’interlocuteur le plus courant pour les installations photovoltaïques de particuliers. Dans certaines zones desservies par une entreprise locale de distribution, c’est cette entreprise qui peut être votre acheteur obligé.

Le contrat d’achat photovoltaïque est distinct de :

  • votre contrat de fourniture d’électricité ;
  • votre contrat de raccordement avec Enedis ;
  • le devis de votre installateur ;
  • votre éventuel crédit affecté au projet.

Cette séparation compte. Un installateur ne peut pas vous faire croire qu’il décide seul de votre tarif de revente ou qu’il vous garantit l’acceptation du contrat EDF OA. Le tarif et l’éligibilité relèvent du cadre réglementaire, du raccordement et des caractéristiques réelles de l’installation.

La durée du contrat : 20 ans

Le contrat d’obligation d’achat est conclu pour 20 ans. Cela ne signifie pas que votre installation est garantie 20 ans : les garanties des panneaux, de l’onduleur, de la pose et de l’étanchéité relèvent de contrats différents. Un onduleur central peut notamment nécessiter un remplacement avant la fin du contrat d’achat.

Ne confondez pas non plus durée du contrat et retour sur investissement. Une installation peut être techniquement éligible à un contrat de 20 ans tout en étant mal rentable si elle a été surpayée, financée par un crédit coûteux ou largement surdimensionnée.

La qualification de l’installateur

Pour accéder au dispositif d’obligation d’achat et, le cas échéant, à la prime à l’autoconsommation, l’installation doit respecter les conditions réglementaires applicables. Pour les petites installations photovoltaïques, le recours à un professionnel qualifié est un point de contrôle central.

Vérifiez avant de signer :

  • la qualification exacte de l’entreprise à la date de la pose ;
  • son assurance décennale couvrant bien le photovoltaïque ;
  • l’adresse et le SIREN de l’entreprise ;
  • le détail des matériels proposés, avec puissance, marques et références ;
  • qui dépose la demande de raccordement et à quel moment ;
  • qui reste responsable si Notre relevé est refusé ou incomplet.

Une promesse orale du type « tout est pris en charge » ne vaut rien si le devis ne détaille pas les démarches et les responsabilités.

Tarifs S21 : le prix applicable n’est pas celui d’une publicité

Les tarifs photovoltaïques dits S21 proviennent de l’arrêté tarifaire applicable aux installations sur bâtiment, hangar ou ombrière. Ils sont publiés par périodes tarifaires et varient notamment selon :

  • la puissance de l’installation, exprimée en kWc ;
  • le choix entre vente du surplus et vente totale ;
  • la date de votre demande complète de raccordement ;
  • les conditions techniques et administratives de l’opération.

Il n’existe donc pas un seul « tarif EDF OA » valable pour tous les particuliers. Deux voisins qui installent 3 kWc à quelques semaines d’écart peuvent ne pas relever du même barème. Votre référence est le tarif correspondant à la date retenue pour votre dossier, puis le contrat d’achat qui vous est proposé.

Au 3 août 2026, la période tarifaire en cours doit être vérifiée dans la grille S21 officielle avant toute signature. Ne basez pas votre décision sur une capture d’écran ancienne, un simulateur commercial non daté ou un chiffre annoncé au téléphone. Un vendeur qui vous donne un revenu annuel précis sans préciser la puissance, le mode de vente, la production estimée, la date de raccordement et le tarif retenu vous vend une projection, pas une garantie.

Ce que couvre réellement le tarif de rachat

Le tarif d’achat rémunère les kWh mesurés comme injectés sur le réseau. Il ne rémunère pas :

  • les kWh produits et consommés immédiatement chez vous ;
  • une puissance théorique annoncée sur le devis ;
  • une production estimée par le commercial ;
  • les kWh perdus dans une batterie ou limités par l’onduleur ;
  • les pannes, ombrages ou défauts de pose.

La puissance en kWc n’est pas une production annuelle. Une installation de 3 kWc peut produire bien davantage dans le sud que dans le nord, mais l’orientation, l’inclinaison, les ombres, la ventilation des panneaux et les indisponibilités comptent tout autant.

La prime à l’autoconsommation

L’autoconsommation avec vente du surplus peut ouvrir droit à une prime, dont le montant est lui aussi fixé par périodes tarifaires et dépend de la puissance installée. Cette prime n’est pas un rabais immédiat sur le devis. Elle est versée selon les conditions du contrat d’achat après la mise en service de l’installation.

La vente totale ne donne pas accès à cette prime. C’est un élément à intégrer dans la comparaison : une vente totale ne doit pas seulement battre la valeur du surplus vendu, elle doit aussi compenser l’absence d’économies d’autoconsommation et de prime.

Vente du surplus ou vente totale : le calcul qui évite une mauvaise décision

Le bon arbitrage consiste à comparer les recettes et les économies réellement obtenues, pas à retenir le tarif de rachat le plus élevé affiché dans un argumentaire.

Exemple chiffré : une maison équipée de 3 kWc

Prenons une maison consommant 4 500 kWh par an, équipée de 3 kWc de panneaux produisant 3 300 kWh par an. Le foyer est présent une partie de la journée et autoconsomme directement 45 % de sa production.

  • Production annuelle : 3 300 kWh ;
  • Production autoconsommée : 1 485 kWh ;
  • Surplus injecté : 1 815 kWh ;
  • Prix évité sur les kWh non achetés : 0,2001 € TTC/kWh, sur la base du Tarif Bleu Base 6 kVA ;
  • Hypothèse pédagogique de prix de vente du surplus : 0,04 € par kWh.
Gain ou flux annuelCalculMontant
Électricité non achetée1 485 kWh × 0,2001 €297,15 €
Recette de vente du surplus1 815 kWh × 0,04 €72,60 €
Valeur brute production solaire297,15 € + 72,60 €369,75 €
Électricité restant à acheter4 500 - 1 485 = 3 015 kWh603,30 € hors abonnement

Cet exemple montre pourquoi l’autoconsommation a autant de valeur : le même kWh produit rapporte ici environ cinq fois plus lorsqu’il évite un achat au réseau que lorsqu’il est revendu à 0,04 €.

Pour que la vente totale procure la même valeur brute dans cet exemple, il faudrait obtenir au moins 369,75 € pour les 3 300 kWh produits, soit 0,1120 € par kWh. Cette comparaison reste simplifiée : elle exclut notamment la prime éventuelle, les frais de raccordement, l’évolution du prix d’achat d’électricité, la dégradation des panneaux, l’entretien, l’assurance, le financement et la fiscalité.

Les situations où la vente totale peut rester pertinente

La vente totale peut être étudiée si :

  • le bâtiment consomme très peu pendant les heures solaires ;
  • l’installation est située sur une dépendance ou un local distinct ;
  • vous recherchez une recette contractualisée plutôt qu’une baisse de facture ;
  • la configuration électrique rend l’autoconsommation coûteuse ou complexe ;
  • le barème applicable et l’absence de prime ont été comparés avec précision.

En revanche, vendre toute la production parce que « le réseau est une batterie gratuite » est une mauvaise logique économique. Le réseau ne valorise pas nécessairement votre injection au même niveau que le kWh que vous devrez racheter le soir.

Les démarches : dans quel ordre agir

La règle à retenir est simple : sécurisez le raccordement et le tarif avant de laisser démarrer les travaux. Une demande déposée trop tard ou un dossier incomplet peut compromettre l’accès au dispositif annoncé.

1. Dimensionnez l’installation à partir de vos usages

Téléchargez vos données de consommation Linky dans votre espace Enedis si vous en disposez. Regardez surtout votre consommation entre 10 h et 17 h, quand les panneaux produisent le plus.

Une famille absente du lundi au vendredi n’a pas le même profil qu’un télétravailleur, qu’un foyer avec pompe à chaleur ou qu’un propriétaire rechargeant un véhicule électrique en journée. Ne choisissez pas une puissance uniquement parce qu’un vendeur présente 6 kWc ou 9 kWc comme un « pack standard ».

2. Comparez au moins trois devis comparables

Exigez pour chaque offre : puissance en kWc, rendement estimé, orientation retenue, matériel, coût du raccordement, coût de la pose, garanties, production annuelle estimée, taux d’autoconsommation supposé et solution de financement.

Écartez les devis qui masquent le prix comptant derrière une mensualité. Un crédit de longue durée peut absorber une grande part des gains solaires. Méfiez-vous aussi des promesses de facture « supprimée » : l’abonnement, les achats du soir et de l’hiver, ainsi que les taxes, restent dus.

3. Déposez la demande de raccordement

La demande est faite auprès d’Enedis ou du gestionnaire de réseau compétent. Elle définit notamment le mode d’exploitation choisi : autoconsommation avec injection du surplus ou vente totale.

Conservez la preuve de dépôt, les échanges, l’étude de raccordement, le devis et les dates. Ce sont des pièces déterminantes pour votre contrat d’achat et en cas de litige avec l’installateur.

4. Faites réaliser la pose et obtenez les documents de conformité

L’installateur doit remettre les documents techniques et assurantiels utiles. Selon la configuration, une attestation de conformité de l’installation électrique est nécessaire avant la mise en service. Ne payez pas le solde intégral tant que les documents prévus au devis ne sont pas disponibles et que l’installation n’est pas correctement mise en service.

5. Signez puis activez le contrat d’achat

EDF OA vous transmet les éléments nécessaires à la contractualisation une fois les conditions remplies. Relisez particulièrement : la puissance retenue, le mode de vente, le tarif, la durée, le point de livraison et les coordonnées bancaires.

Une erreur de puissance ou de mode de vente peut avoir des conséquences pendant 20 ans. Ne validez pas un contrat prérempli sans vérifier ces données.

6. Suivez la production et l’injection

Le compteur communicant et le dispositif de comptage permettent de distinguer les flux nécessaires à la facturation. Comparez régulièrement production de l’onduleur, consommation du logement et injection réseau. Un écart anormal peut révéler une panne, une configuration incorrecte ou une promesse de production irréaliste.

Facturation et paiement : ce que vous devez contrôler

La vente d’électricité à EDF OA repose sur les kWh injectés et relevés par le dispositif de comptage. La facturation intervient selon les modalités prévues dans votre contrat et dans votre espace producteur. Le producteur doit vérifier les données retenues avant validation.

Contrôlez chaque facture ou relevé :

  • la période facturée ;
  • les index de début et de fin ;
  • le volume de kWh injectés ;
  • le tarif appliqué ;
  • le montant de la prime éventuelle ;
  • votre RIB ;
  • l’adresse et le numéro de raccordement de l’installation.

Gardez les factures, le contrat d’achat, le devis de raccordement, les attestations de conformité et les factures de pose pendant toute la durée du contrat. En cas de vente de la maison, le contrat d’achat peut être transféré sous conditions : anticipez cette formalité dans le compromis ou l’acte de vente au lieu de découvrir le sujet après la signature.

Fiscalité de la revente photovoltaïque

Les recettes de vente d’électricité ne sont pas toujours imposables de la même manière. Le traitement dépend principalement de la puissance de l’installation, du nombre de points de raccordement concernés et de votre situation d’exploitant.

Les revenus tirés d’une installation photovoltaïque de 3 kWc au plus peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu lorsque les conditions de l’article 35 ter du Code général des impôts sont réunies. L’exonération suppose notamment que l’installation ne soit pas affectée à une activité professionnelle et qu’elle ne soit pas raccordée à plus de 2 points du réseau public.

Au-delà de 3 kWc, les recettes relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux. Vous devez alors les déclarer selon le régime fiscal correspondant à votre situation. Le régime micro peut être accessible sous conditions, mais il ne faut pas le confondre avec une exonération totale.

La TVA mérite aussi une vérification spécifique. Le particulier qui vend quelques kWh ne facture pas nécessairement la TVA comme une entreprise assujettie, tandis qu’une installation de plus grande taille ou intégrée à une activité professionnelle peut entraîner d’autres obligations. Avant de signer pour une puissance supérieure à 3 kWc, demandez une réponse écrite à votre centre des finances publiques ou à un professionnel du chiffre.

Le piège le plus courant est de croire qu’une exonération fiscale rend tout projet rentable. La fiscalité est rarement le premier levier : le prix d’achat de l’installation, la part autoconsommée et le coût du financement pèsent bien davantage.

Augmenter l’autoconsommation avant d’acheter une batterie

Une batterie stocke l’électricité solaire de la mi-journée pour la restituer plus tard. Elle peut augmenter votre autonomie, mais ne crée pas d’énergie et subit des pertes à chaque cycle. Son intérêt économique dépend du prix installé, de sa capacité utile, de sa durée de vie, de son rendement et du tarif de vente du surplus auquel elle vous fait renoncer.

Avant de financer une batterie, commencez par les usages flexibles les moins coûteux à piloter :

  • déclencher le chauffe-eau quand la production est abondante ;
  • programmer lave-linge, lave-vaisselle et sèche-linge en milieu de journée ;
  • recharger un véhicule électrique à partir de la production solaire ;
  • piloter une pompe de piscine ou une climatisation réversible ;
  • décaler certains usages de pompe à chaleur lorsque le confort le permet ;
  • utiliser un routeur solaire pour orienter l’excédent vers le ballon d’eau chaude.

Le pilotage est souvent plus rentable qu’une batterie, car il transforme un surplus peu rémunéré en économie d’achat au prix du réseau, sans acheter un équipement électrochimique coûteux. Un ballon d’eau chaude est déjà une forme de stockage thermique : il peut absorber de l’énergie solaire à moindre coût si sa commande est correctement réglée.

La réforme des heures creuses menée entre 2025 et 2027 renforce cet intérêt. Une partie des plages peut être déplacée vers l’après-midi afin de mieux correspondre à la production solaire. Si vos heures creuses changent, reprogrammez le ballon d’eau chaude, la borne de recharge et les appareils concernés. Sans ce réglage, vous risquez de continuer à consommer en heures pleines alors qu’une partie de votre production est injectée.

L’arbitrage final et la marche à suivre

Pour une résidence principale, partez d’une règle simple : dimensionnez les panneaux pour vos consommations de journée, choisissez l’autoconsommation avec vente du surplus, puis pilotez vos usages avant d’envisager une batterie.

Votre feuille de route :

  1. Téléchargez 12 mois de consommation et identifiez vos usages entre 10 h et 17 h.
  2. Demandez trois devis détaillés, sans accepter de mensualité comme seul indicateur de prix.
  3. Comparez une puissance adaptée à votre consommation de journée plutôt qu’une puissance maximale.
  4. Vérifiez le barème S21 officiel correspondant à la date de votre demande complète de raccordement.
  5. Comparez la valeur d’un kWh autoconsommé avec celle d’un kWh vendu, en intégrant la prime éventuelle.
  6. Déposez et conservez Notre relevé de raccordement avant la pose lorsque les conditions du projet l’exigent.
  7. Vérifiez le contrat EDF OA, les index et la première facture de vente.
  8. Ajoutez d’abord du pilotage ; ne retenez une batterie que si son coût et sa durée de vie sont cohérents avec le surplus réellement disponible.

Si un vendeur vous presse de signer le jour même, vous promet une autonomie totale ou refuse de chiffrer le prix comptant, passez votre chemin. À compter du 11 août 2026, le démarchage commercial téléphonique sans consentement préalable est interdit et un contrat conclu à la suite d’un appel illégal est nul. Pour le photovoltaïque et la rénovation énergétique, ne communiquez jamais votre RIB, votre numéro de PDL ou votre numéro de PRM à un interlocuteur non sollicité.

Mettre en vente son surplus photovoltaïque

Temps administratif indicatif hors étude, pose, raccordement et délais de mise en service.

  1. Analyser votre consommation

    Téléchargez vos données Linky sur 12 mois et identifiez votre consommation entre 10 h et 17 h. Dimensionnez les panneaux selon cette consommation de journée, pas selon une promesse de revenus.

  2. Comparer les devis

    Comparez au moins trois offres avec le prix comptant, la puissance en kWc, les matériels, les garanties, le raccordement, la production estimée et le taux d'autoconsommation supposé.

  3. Choisir le mode de valorisation

    Pour une résidence principale, privilégiez en général l'autoconsommation avec vente du surplus. Étudiez la vente totale seulement si le bâtiment consomme très peu en journée.

  4. Déposer la demande de raccordement

    Déposez Notre relevé auprès d'Enedis ou du gestionnaire local et conservez la preuve de dépôt. Vérifiez le barème S21 applicable à la date de votre demande complète.

  5. Faire poser et mettre en conformité l'installation

    Vérifiez la qualification de l'installateur, ses assurances, les documents techniques, les garanties et les attestations nécessaires avant le paiement intégral du chantier.

  6. Signer le contrat et contrôler les factures

    Relisez le contrat EDF OA : puissance, mode de vente, tarif, durée de 20 ans, point de raccordement et RIB. Contrôlez ensuite les index injectés et les montants facturés.

Questions fréquentes

EDF OA rachète-t-il automatiquement mon surplus solaire ?

Non. Il faut que votre installation soit raccordée selon le bon schéma et que vous concluiez un contrat d'obligation d'achat. EDF OA est l'acheteur obligé le plus fréquent en métropole continentale, mais une entreprise locale de distribution peut remplir ce rôle dans certaines communes. Votre installateur peut vous assister, mais vous devez vérifier Notre relevé, le mode de vente et le contrat final.

Quel est le tarif de rachat EDF OA en août 2026 ?

Il n'existe pas un tarif unique. Le barème S21 dépend notamment de la puissance en kWc, du choix entre vente du surplus et vente totale, ainsi que de la date retenue pour votre demande complète de raccordement. Le prix applicable à votre projet est celui figurant dans le barème officiel correspondant à cette date et dans votre contrat d'achat de 20 ans.

Ne retenez jamais un tarif annoncé sans date ni référence de barème.

La vente du surplus est-elle plus rentable que la vente totale ?

Pour une résidence principale, oui dans la majorité des cas. Un kWh autoconsommé évite d'acheter un kWh au réseau. Au Tarif Bleu Base 6 kVA, ce kWh vaut actuellement 0,2001 € TTC. Un kWh injecté est payé au tarif S21 applicable, généralement plus faible. La vente totale reste à comparer pour un bâtiment très peu occupé en journée ou une installation dédiée à la production.

Dois-je déclarer les revenus de mes panneaux solaires aux impôts ?

Une installation de 3 kWc ou moins peut bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu si les conditions de l'article 35 ter du Code général des impôts sont réunies : installation non affectée à une activité professionnelle et raccordement à 2 points du réseau public au maximum, notamment.

Au-delà de 3 kWc, les recettes relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux et doivent être déclarées.

Faut-il installer une batterie pour vendre moins de surplus ?

Pas forcément. Une batterie peut améliorer votre autonomie, mais elle coûte cher, perd une partie de l'énergie lors des cycles et devra un jour être remplacée. Commencez par piloter les usages : ballon d'eau chaude, borne de recharge, pompe de piscine, lave-linge ou lave-vaisselle. Consommer directement un kWh solaire évite un achat autour de 0,2001 € TTC au Tarif Bleu Base 6 kVA, sans investir dans une batterie.

À quel moment dois-je demander le raccordement Enedis ?

Faites-le avant de considérer votre projet comme sécurisé. La date de la demande complète de raccordement est déterminante pour le barème d'achat applicable. Notre relevé définit aussi le choix entre autoconsommation avec vente du surplus et vente totale. Conservez l'accusé de dépôt, les échanges et l'étude de raccordement : ces documents sont utiles pendant les 20 ans du contrat d'achat.

Puis-je garder mon fournisseur d'électricité avec un contrat EDF OA ?

Oui. EDF OA achète votre production injectée, tandis que votre fournisseur habituel vous facture l'électricité achetée au réseau. Vous pouvez changer de fournisseur d'électricité sans remettre en cause votre contrat d'achat photovoltaïque, sous réserve de respecter les formalités prévues par ce dernier. Les deux contrats sont indépendants : l'un porte sur votre consommation, l'autre sur votre production.

La prime à l'autoconsommation est-elle versée immédiatement ?

Non. La prime liée à l'autoconsommation avec vente du surplus est encadrée par le contrat d'achat et intervient après la mise en service selon les modalités applicables à votre installation. Elle n'est pas une remise immédiate sur le devis. Son montant dépend notamment de la puissance et de la période tarifaire. La vente totale ne donne pas accès à cette prime.

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  • Une installation de 3 kWc produit souvent entre 2 700 et 4 200 kWh par an selon la région, l'orientation et les ombres, mais elle ne couvre pas 100 % de vos besoins au même instant.
  • Sans batterie, un foyer autoconsomme généralement 25 à 45 % de sa production photovoltaïque ; le pilotage du chauffe-eau, de la voiture électrique ou de la PAC peut faire monter ce taux vers 40 à 60 %.
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  • Dans notre simulation prudente, un 3 kWc à 7 500 € ne retrouve son coût qu’environ à la 23e année avec 55 % d’autoconsommation pilotée ; sans pilotage, il ne s’amortit pas sur 25 ans.