Mobilité électrique

Recharge publique : 197 663 points, jusqu’à 0,70 €/kWh

En juin 2026, la France compte 197 663 points de recharge publics. Le prix va de 0,38 à 0,70 €/kWh, contre environ 0,17 € à domicile en heures creuses.

Conducteur branchant une voiture électrique à une borne publique au crépuscule.

La France comptait 197 663 points de recharge électrique ouverts au public en juin 2026. Le total progresse par rapport aux 189 943 points recensés en janvier, puis aux 194 996 relevés en avril. L’augmentation est réelle, avec près de 8 000 points supplémentaires en six mois, mais elle ne règle pas la question principale pour un automobiliste : le prix du kilowattheure. Hors domicile, il varie d’environ 0,38 €/kWh à 0,70 €/kWh selon l’opérateur et la puissance de charge. À domicile, une recharge effectuée en heures creuses est estimée autour de 0,17 €/kWh.

Ce qui change exactement

Le parc français de recharge publique poursuit sa hausse :

  • 189 943 points étaient ouverts au public en janvier 2026 ;
  • 194 996 points étaient recensés en avril ;
  • 197 663 points le sont en juin 2026.

Cela représente une progression de près de 8 000 points depuis le début de l’année. Ce chiffre décrit le nombre de points accessibles au public, mais ne permet pas de savoir si une borne est disponible près de chez soi, sur un trajet précis, ni à quel prix elle sera facturée au moment de la recharge.

Côté tarifs, le repère disponible est le suivant : une recharge publique coûte environ 0,38 €/kWh jusqu’à 50 kW, tandis que la facture peut monter jusqu’à 0,70 €/kWh sur autoroute. Le prix dépend donc à la fois de l’opérateur et de la puissance de charge proposée.

La puissance s’exprime en kilowatts, ou kW : elle correspond à la vitesse maximale de recharge. L’énergie réellement achetée est facturée en kilowattheures, ou kWh. Une borne annoncée à 50 kW peut donc délivrer jusqu’à cette puissance, tandis que le conducteur paie les kWh effectivement ajoutés à la batterie.

Certaines enseignes affichent des prix plus bas. La grille Leclerc Charge E-Lec se situe entre 0,25 et 0,45 €/kWh. À l’inverse, les bornes autoroutières peuvent atteindre 0,70 €/kWh : l’écart entre deux recharges publiques peut donc être très significatif pour une même quantité d’électricité.

La gratuité devient marginale. Un total d’environ 6 233 points gratuits est mentionné. Toutefois, ce même total est présenté comme représentant moins de 0,2 % du parc de 197 663 points, ce qui n’est pas cohérent mathématiquement. Le nombre exact de bornes gratuites et leur part dans le parc ne peuvent donc pas être établis avec certitude à ce jour. Pour un conducteur, la conséquence pratique reste la même : une recharge gratuite ne doit plus être considérée comme une solution régulière ou garantie.

Pourquoi les prix restent très différents

Il n’existe pas de tarif unique de la recharge publique. Chaque opérateur applique sa propre grille, avec des écarts liés notamment au type de borne et à sa puissance. Les chiffres disponibles montrent un niveau d’environ 0,38 €/kWh pour des recharges jusqu’à 50 kW, contre jusqu’à 0,70 €/kWh sur autoroute.

Le prix de l’autoroute est donc près de deux fois plus élevé que le repère de 0,38 €/kWh. La hausse du nombre de points de recharge ne signifie pas automatiquement une baisse homogène des tarifs : le parc progresse, mais les prix demeurent très variables selon le lieu choisi.

La recharge à domicile obéit à une logique différente. Le repère de 0,17 €/kWh en heures creuses est inférieur à tous les prix publics indiqués, y compris à la grille basse de Leclerc Charge E-Lec. L’écart est particulièrement net face à une recharge autoroutière à 0,70 €/kWh.

Le tarif réglementé de vente en option Base s’élève, depuis le 1er août 2026, à 0,2001 €/kWh TTC pour une puissance de 6 kVA. Le prix de 0,17 €/kWh correspond au repère de recharge à domicile en heures creuses : il ne s’applique donc pas à tous les foyers ni à tous les moments de la journée.

La réforme des heures creuses renforce néanmoins l’intérêt de programmer une voiture électrique à domicile. Les clients concernés conservent huit heures creuses par jour, avec au moins cinq heures consécutives la nuit et, selon les cas, jusqu’à trois heures l’après-midi entre 11 heures et 17 heures. La première phase, concernant 1,7 million de clients, s’est achevée en juin 2026. Une seconde phase doit toucher 9,3 millions de clients supplémentaires jusqu’en octobre 2027.

Ce que ça change sur votre facture

L’écart de prix se mesure facilement en appliquant le tarif à la quantité d’électricité rechargée. Les calculs ci-dessous utilisent uniquement les prix au kWh indiqués.

Énergie ajoutée à la batterieDomicile HC à 0,17 €/kWhBorne publique à 0,38 €/kWhAutoroute à 0,70 €/kWh
10 kWh1,70 €3,80 €7,00 €
40 kWh6,80 €15,20 €28,00 €
50 kWh8,50 €19,00 €35,00 €

Pour 40 kWh, une recharge publique à 0,38 €/kWh coûte donc 8,40 € de plus qu’une recharge à domicile en heures creuses. Sur autoroute, le surcoût atteint 21,20 € par rapport au domicile.

La grille Leclerc Charge E-Lec réduit cet écart, sans l’effacer. À 0,25 €/kWh, 40 kWh coûtent 10 €. À 0,45 €/kWh, la même quantité revient à 18 €. La différence avec une recharge domestique à 0,17 €/kWh reste comprise entre 3,20 € et 11,20 € pour ces 40 kWh.

Ces montants ne prennent en compte que le prix au kWh mentionné. Les éventuelles conditions tarifaires propres à une borne ou à un opérateur ne sont pas précisées ici et ne peuvent pas être chiffrées.

Ce que vous pouvez faire

La première économie consiste à réserver autant que possible les recharges complètes au domicile, pendant les heures creuses réellement attribuées à votre contrat. Pour les foyers dont le créneau évolue, la date et les nouveaux horaires sont communiqués par Enedis. Une voiture programmée sur l’ancien créneau peut continuer à se déclencher en heures pleines si son réglage n’est pas modifié.

La recharge publique garde son intérêt pour les trajets, l’absence de stationnement privé ou les besoins ponctuels. Dans ce cas, comparer le prix au kWh avant de brancher le véhicule permet de visualiser immédiatement l’écart : entre 0,38 € et 0,70 €/kWh, le coût varie presque du simple au double pour une même recharge.

Lorsqu’une borne jusqu’à 50 kW suffit au besoin, le niveau d’environ 0,38 €/kWh constitue un repère plus favorable que le tarif autoroutier maximal de 0,70 €/kWh. Les offres Leclerc Charge E-Lec, comprises entre 0,25 et 0,45 €/kWh, peuvent également être moins coûteuses que l’autoroute selon la borne concernée.

Enfin, mieux vaut ne pas organiser un trajet en comptant sur une recharge gratuite. Leur nombre exact et leur part du parc nécessitent encore une clarification, et la gratuité est annoncée comme étant en voie de disparition. Pour les automobilistes équipés d’une prise ou d’une borne à domicile, la recharge programmée en heures creuses reste le repère économique le plus avantageux parmi les prix disponibles.

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