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Contrat d'électricité professionnel : ce qui change par rapport aux particuliers

Contrat d'électricité pro : vérifiez votre accès au Tarif Bleu, la TVA récupérable, les taxes et les frais de résiliation avant de signer en entreprise.

11 min de lecture Mis à jour le La rédaction ÉlectricitéPasCher
Artisan comparant des dossiers contractuels près d’un tableau électrique professionnel.

Un contrat d’électricité professionnel n’obéit pas aux mêmes règles qu’un contrat de particulier : votre prix est presque toujours exprimé hors taxes, la TVA peut être récupérable, et une résiliation anticipée peut coûter cher. Vous pouvez toutefois conserver ou demander le Tarif Bleu réglementé si votre site est raccordé à 36 kVA maximum et si votre entreprise répond aux critères de très petite structure.

Le point décisif est de ne jamais comparer un prix professionnel HT affiché sur un devis avec un prix particulier TTC vu sur un comparateur. Comparez des factures annuelles sur la même base fiscale, avec la puissance, l’acheminement, l’accise, la CTA et les conditions de sortie du contrat.

Tarif Bleu professionnel : qui peut encore en bénéficier ?

Le tarif réglementé de vente de l’électricité, appelé Tarif Bleu, ne concerne pas automatiquement tous les petits locaux. Pour y être éligible, il faut réunir trois conditions cumulatives :

  • une puissance souscrite de 36 kVA ou moins ;
  • employer moins de 10 salariés ;
  • réaliser un chiffre d’affaires annuel ou présenter un total de bilan annuel qui ne dépasse pas 2 millions d’euros.

Ces critères correspondent à la microentreprise au sens de l’article L. 337-7 du code de l’énergie. Ils peuvent couvrir une boulangerie, un cabinet libéral, un commerce de proximité, une association de petite taille ou une TPE, mais pas une PME de 25 salariés, même si son compteur est limité à 12 kVA.

Le Tarif Bleu réglementé est commercialisé par EDF dans la majeure partie du territoire et par certaines entreprises locales de distribution dans leurs zones historiques. Un fournisseur alternatif peut vous proposer une offre indexée sur le Tarif Bleu, mais ce n’est pas le tarif réglementé : le prix et les clauses relèvent alors du contrat de marché.

Les trois vérifications à faire avant de demander le Tarif Bleu

  1. Regardez la puissance sur votre facture ou votre espace Enedis. Elle est indiquée en kVA. Un abonnement de 36 kVA reste dans le périmètre ; 42 kVA en sort immédiatement.
  2. Vérifiez la taille réelle de la structure. Le seuil est inférieur à 10 salariés, pas inférieur ou égal à 10. Une entreprise avec exactement 10 salariés ne remplit donc pas ce critère.
  3. Conservez les éléments comptables justifiant le seuil de 2 millions d’euros. Le fournisseur peut demander une attestation ou une déclaration. Si votre entreprise change de catégorie, ne supposez pas que votre contrat réglementé restera applicable sans vérification.

Le particulier n’a pas à démontrer un effectif, un chiffre d’affaires ou un bilan pour accéder au Tarif Bleu. C’est la différence réglementaire la plus nette entre les deux marchés.

Tarif Bleu, Jaune, Vert : ce que ces noms veulent dire aujourd’hui

Les couleurs historiques créent beaucoup de confusion, notamment chez les commerçants qui parlent encore de contrat Jaune alors que cette appellation n’est plus un tarif réglementé.

AppellationPuissance ou raccordement historiqueStatut en 2026Ce qu’il faut comprendre
Tarif BleuJusqu’à 36 kVAToujours réglementé pour les structures éligiblesPeut convenir aux TPE et petits sites professionnels
Tarif JauneAnciennement pour des puissances intermédiaires, au-delà de 36 kVASupprimé le 1er janvier 2016Désigne encore, par habitude, certains contrats basse tension professionnels
Tarif VertAnciennement pour les gros sites, souvent raccordés en HTASupprimé le 1er janvier 2016Désigne encore certains grands sites industriels ou tertiaires

Les anciens tarifs Jaune et Vert ont été remplacés par des offres de marché. Vous n’avez donc plus de prix réglementé au-delà de 36 kVA, même si votre activité est modeste et même si vous étiez auparavant au Tarif Jaune.

En pratique, les fournisseurs et courtiers parlent souvent de profils techniques : basse tension avec puissance supérieure à 36 kVA, ou raccordement HTA. Le prix dépend alors de beaucoup plus d’éléments que pour un foyer : courbe de charge, consommation annuelle, saisonnalité, dépassements de puissance, profil heures pleines-heures creuses, coût de capacité et coût d’acheminement.

Le piège consiste à demander un prix unique au kWh pour un site de 90 kVA ou de 250 kVA. Ce chiffre seul ne permet pas de comparer les offres. Un contrat moins cher de 0,01 €/kWh peut devenir plus coûteux si son abonnement, ses dépassements de puissance ou son TURPE sont élevés.

Prix HT, TVA et taxes : ce que votre devis ne montre pas toujours

Les particuliers regardent logiquement un prix TTC. Les professionnels reçoivent souvent des devis hors taxes, parfois avec un prix de fourniture isolé. C’est utile comptablement, mais cela rend les comparaisons dangereuses.

Un prix affiché à 0,1400 €/kWh HT ne signifie pas nécessairement que votre coût final est de 0,1400 €/kWh. Il faut savoir si ce montant inclut ou non :

  • la fourniture d’électricité ;
  • l’acheminement sur les réseaux, via le TURPE ;
  • le mécanisme de capacité ;
  • l’accise sur l’électricité ;
  • la CTA, contribution tarifaire d’acheminement ;
  • la TVA.

TVA à 20 % : récupérable, mais pas pour tout le monde

Depuis le 1er août 2025, la TVA est de 20 % sur la totalité de la facture d’électricité : abonnement, consommation, acheminement, CTA et accise. L’ancien taux réduit de 5,5 % sur l’abonnement n’existe plus.

Une entreprise assujettie à la TVA peut en principe déduire la TVA facturée si l’électricité est utilisée pour une activité ouvrant droit à déduction. Ce n’est pas une remise accordée par le fournisseur : vous payez d’abord la facture TTC, puis vous récupérez la TVA dans votre déclaration selon vos règles fiscales.

Vous ne récupérez pas automatiquement la TVA si vous êtes en franchise en base, si votre activité est exonérée sans droit à déduction, ou si l’électricité alimente aussi une partie privée. Dans ce dernier cas, une ventilation peut être nécessaire. Pour une profession libérale, une association ou une location meublée, la réponse dépend du régime fiscal réel de l’activité.

Accise, CTA et coût réellement supporté

Pour les entreprises, l’accise sur l’électricité est fixée à 26,58 €/MWh, soit 0,02658 €/kWh. Elle représente 265,80 € pour 10 MWh consommés et 1 329 € pour 50 MWh. Ce montant ne disparaît pas parce que votre entreprise récupère la TVA : l’accise reste une charge d’électricité.

La CTA est calculée sur une partie fixe du TURPE. Son taux est de 15 % pour les clients concernés en basse tension. Elle ne se calcule donc pas directement en multipliant vos kWh par un prix : elle dépend notamment de votre puissance souscrite et de votre raccordement.

Des régimes particuliers d’accise existent pour certaines activités industrielles ou certains usages. Ne déduisez pas de votre propre chef un taux réduit de votre facture : une exonération ou un remboursement suppose de remplir les conditions applicables et d’accomplir les formalités demandées.

Exemple complet : une TPE qui consomme 18 MWh par an

Prenons un atelier de réparation de trois salariés, raccordé en 15 kVA, qui consomme 18 000 kWh par an. L’entreprise reçoit un devis professionnel dont les hypothèses sont les suivantes :

  • fourniture et acheminement variable : 0,1400 €/kWh HT ;
  • part fixe annuelle fourniture et acheminement : 360 € HT ;
  • dans cette part fixe, base de TURPE prise pour l’exemple : 300 € HT ;
  • CTA : 15 % de cette base fixe, soit 45 € HT ;
  • accise entreprise : 26,58 €/MWh ;
  • TVA : 20 %.

Ce n’est pas un tarif de marché de référence : c’est une simulation destinée à montrer les lignes qu’un devis professionnel doit faire apparaître ou permettre de reconstituer.

Ligne de factureCalculMontant
Fourniture et acheminement variable18 000 × 0,1400 €2 520,00 € HT
Part fixe annuelleMontant contractuel360,00 € HT
CTA300 € × 15 %45,00 € HT
Accise18 MWh × 26,58 €478,44 €
Total avant TVA2 520 € + 360 € + 45 € + 478,44 €3 403,44 €
TVA3 403,44 € × 20 %680,69 €
Facture annuelle à payerTotal avant TVA + TVA4 084,13 € TTC

Si l’atelier récupère intégralement la TVA, son coût après récupération de TVA est de 3 403,44 €, soit 0,1891 €/kWh en coût complet hors TVA. S’il ne peut pas récupérer la TVA, son coût réel reste 4 084,13 €, soit environ 0,2269 €/kWh TTC.

Voilà pourquoi un commercial qui annonce 0,1400 €/kWh HT ne vous donne pas encore le coût annuel de votre contrat. Demandez systématiquement une estimation annuelle fondée sur votre consommation réelle, votre puissance et votre profil de soutirage.

Engagement, reconduction et frais de résiliation : la grande différence avec les particuliers

Le contrat d’électricité d’un particulier est sans engagement de durée : il peut changer de fournisseur sans frais de résiliation, sous réserve des sommes déjà dues. Pour une entreprise, cette règle ne s’applique pas automatiquement.

Les offres de marché professionnelles prévoient fréquemment une durée de 12, 24 ou 36 mois. Les offres à prix fixe sont particulièrement concernées : le fournisseur accepte de bloquer tout ou partie de son prix, en échange d’un engagement de votre part.

Avant de signer, vérifiez ces cinq clauses :

  • la date de début et la date de fin ferme du contrat ;
  • la reconduction automatique ou non ;
  • le préavis de non-renouvellement ;
  • la formule de calcul des frais de résiliation anticipée ;
  • les éléments réellement fixes : fourniture seule, fourniture et capacité, ou facture complète hors taxes.

Les pénalités peuvent être substantielles

Il n’existe pas de plafond général de frais de résiliation pour les contrats d’électricité professionnels. Selon les contrats, le fournisseur peut réclamer tout ou partie de la marge qu’il aurait perçue jusqu’au terme, une indemnité calculée sur les volumes non consommés, ou un montant forfaitaire.

Un déménagement, une baisse d’activité ou une fermeture de site ne suppriment pas forcément ces frais. Le contrat peut prévoir un traitement particulier pour une cessation d’activité justifiée, mais cela doit être écrit. Ne vous contentez pas d’une promesse orale de votre interlocuteur.

Le droit de rétractation de 14 jours ne doit pas non plus être présumé. Certaines protections du code de la consommation peuvent s’appliquer à de très petites structures dans des situations précises, notamment lorsque le contrat est conclu hors établissement et que son objet n’entre pas dans le champ principal de l’activité. Un contrat d’électricité souscrit pour faire fonctionner un commerce est toutefois directement lié à son exploitation : mieux vaut considérer que vous êtes engagé dès la signature, sauf clause ou droit expressément applicable.

Pourquoi les professionnels changent davantage de fournisseur

Au premier trimestre 2026, le taux de switch du marché non résidentiel de l’électricité a atteint 14,8 %, un record depuis la création de l’observatoire de la CRE. À la même période, 70,8 % des 5,41 millions de sites non résidentiels étaient déjà en offre de marché, et les fournisseurs alternatifs détenaient 45,6 % des sites.

Ce chiffre de 14,8 % est trimestriel, pas annuel. Il ne veut pas dire que 14,8 % des entreprises ont toutes volontairement résilié un contrat pour un concurrent : l’indicateur comprend les changements de fournisseur et certaines mises en service. Il ne compte pas, en revanche, une simple renégociation chez le même fournisseur.

Cette mobilité s’explique par les écarts de prix, mais aussi par la fin des anciens tarifs Jaune et Vert. Les entreprises ont intérêt à mettre les fournisseurs en concurrence. Elles n’ont pas intérêt à changer tous les ans sans lire leur échéance : une économie apparente de quelques centaines d’euros peut être annulée par une indemnité de sortie ou une mauvaise estimation de consommation.

Le Versement nucléaire universel ne doit pas non plus être intégré à votre budget comme une future remise certaine. En 2026, il n’est pas déclenché : le revenu nucléaire moyen estimé est inférieur au seuil de taxation de 78 €/MWh. Aucun crédit automatique lié à ce mécanisme n’est donc attendu sur les factures cette année.

Marche à suivre avant de signer ou de changer de fournisseur

  1. Rassemblez 12 mois de factures. Relevez votre consommation en kWh, votre puissance en kVA, votre courbe de charge si vous en avez une, votre numéro de PDL ou PRM et votre date de fin d’engagement.
  2. Vérifiez votre droit au Tarif Bleu. Si vous êtes à 36 kVA maximum, moins de 10 salariés et sous le seuil de 2 millions d’euros, demandez une comparaison avec le tarif réglementé professionnel applicable à votre situation.
  3. Demandez au moins trois simulations annuelles comparables. Exigez une estimation en HT et en TTC, avec l’accise à 26,58 €/MWh, la CTA, le TURPE et la TVA explicitement traités.
  4. Lisez la définition du prix fixe. Un prix fixe hors acheminement peut augmenter lorsque le TURPE évolue. Un prix fixe hors taxes peut également évoluer avec l’accise ou la TVA.
  5. Calculez le coût de sortie avant de signer. Demandez la clause exacte de résiliation anticipée et le délai de préavis. Si le fournisseur refuse de chiffrer ou d’expliquer la formule, écartez l’offre.
  6. Ne résiliez pas votre ancien fournisseur trop tôt. Une fois la nouvelle offre correctement souscrite, le changement de fournisseur n’entraîne normalement pas de coupure d’électricité ni de changement de compteur. Le vrai risque est contractuel, pas technique.

Pour une TPE éligible au Tarif Bleu, ce tarif reste un point de comparaison solide et sans surprise réglementaire. Pour un site au-delà de 36 kVA, le bon choix est rarement l’offre au kWh la plus basse : c’est celle dont le coût annuel complet, les indexations et les conditions de sortie correspondent réellement à votre activité.

Comparer et souscrire un contrat d'électricité professionnel

Méthode pour vérifier votre éligibilité au Tarif Bleu et comparer des offres professionnelles sans oublier les taxes, l'acheminement ou les frais de sortie.

  1. Récupérer les informations du site

    Préparez vos 12 dernières factures, votre numéro de PDL ou PRM, votre consommation annuelle, votre puissance souscrite en kVA, votre profil horaire si disponible et la date de fin de votre contrat actuel.

  2. Vérifier l'accès au Tarif Bleu

    Confirmez que votre puissance est au plus de 36 kVA, que l'entreprise emploie moins de 10 salariés et que le chiffre d'affaires annuel ou le bilan annuel ne dépasse pas 2 millions d'euros.

  3. Obtenir des simulations homogènes

    Demandez au moins trois estimations annuelles sur le même profil de consommation. Exigez le détail de la fourniture, du TURPE, de la CTA, de l'accise et de la TVA.

  4. Comparer le coût hors TVA récupérable

    Si votre structure déduit intégralement la TVA, comparez les totaux avant TVA. Sinon, comparez les montants TTC. Dans les deux cas, intégrez l'accise à 26,58 €/MWh et les parts fixes.

  5. Lire les clauses de durée et de sortie

    Vérifiez la date de fin, la reconduction, le préavis, les éléments réellement fixes et la formule de résiliation anticipée. Écartez les offres dont la pénalité n'est pas clairement expliquée.

  6. Souscrire sans résilier prématurément

    Laissez le nouveau fournisseur organiser le changement à la date prévue. Pour un site déjà alimenté, la bascule n'entraîne normalement ni coupure ni changement de compteur.

Questions fréquentes

Une entreprise peut-elle avoir le Tarif Bleu EDF ?

Oui, mais seulement si les trois conditions sont réunies : une puissance souscrite de 36 kVA maximum, moins de 10 salariés, et un chiffre d'affaires annuel ou un bilan annuel ne dépassant pas 2 millions d'euros. Le Tarif Bleu n'est donc pas réservé aux particuliers, mais il n'est pas accessible à toutes les entreprises. Au-delà de 36 kVA, une offre de marché est obligatoire.

Le Tarif Jaune existe-t-il encore pour les professionnels ?

Non. Les tarifs réglementés Jaune et Vert ont pris fin le 1er janvier 2016. Les expressions restent utilisées pour désigner des profils professionnels de consommation, mais elles ne correspondent plus à une grille réglementée. Un site professionnel dépassant 36 kVA doit signer une offre de marché, dont le prix dépend de la puissance, du profil de consommation, de l'acheminement et des conditions contractuelles.

La TVA sur l'électricité est-elle récupérable par une entreprise ?

La TVA est facturée à 20 % sur toute la facture d'électricité : abonnement, consommation, accise et CTA. Elle peut être récupérée si votre structure est assujettie à la TVA et si l'électricité est utilisée pour une activité ouvrant droit à déduction. Une entreprise en franchise en base ou exerçant une activité exonérée ne récupère pas nécessairement cette TVA. La TVA récupérable ne réduit pas l'accise, qui reste une charge.

Quel est le montant de l'accise sur l'électricité pour une entreprise ?

Le taux standard applicable aux entreprises est de 26,58 €/MWh, soit 0,02658 €/kWh. Une consommation de 20 000 kWh entraîne donc 531,60 € d'accise, avant TVA. Certaines activités ou certains usages peuvent relever d'un régime particulier, mais il ne faut jamais appliquer un taux réduit sans vérifier les conditions et formalités. Être simplement professionnel ne donne pas droit à une exonération.

Peut-on résilier un contrat d'électricité professionnel sans frais ?

Pas toujours. Contrairement au contrat d'un particulier, une offre professionnelle peut prévoir un engagement de 12, 24 ou 36 mois et des frais de résiliation anticipée. Leur montant est fixé par le contrat : indemnité forfaitaire, marge restante ou calcul sur les volumes prévus. Vérifiez aussi le préavis de non-renouvellement. Un déménagement ou une fermeture de site ne supprime pas automatiquement les pénalités prévues.

Changer de fournisseur professionnel coupe-t-il l'électricité ?

Non, un changement de fournisseur pour un site déjà alimenté ne provoque normalement aucune coupure et ne nécessite pas de remplacer le compteur. Enedis continue d'assurer la distribution, quel que soit le fournisseur choisi. La vigilance porte surtout sur le contrat : date de fin d'engagement, préavis, éventuels frais de sortie et cohérence entre la puissance souscrite et les besoins réels du site.

Un prix fixe professionnel protège-t-il de toutes les hausses ?

Non. Beaucoup d'offres dites fixes bloquent seulement le prix de fourniture. Le TURPE, l'accise, la CTA ou la TVA peuvent continuer à évoluer. Demandez si le prix est fixe sur la fourniture seule, sur fourniture et capacité, ou sur l'ensemble hors taxes. Un prix de 0,1400 €/kWh HT peut aussi exclure l'acheminement et les taxes : il faut comparer le total annuel estimé, pas uniquement ce chiffre.

Pourquoi le taux de changement de fournisseur pro est-il de 14,8 % ?

Le taux de 14,8 % observé au premier trimestre 2026 est un record sur le marché non résidentiel. Il reflète l'intensité de la concurrence et la recherche d'offres moins chères, mais il ne correspond pas uniquement à des résiliations volontaires : l'indicateur de la CRE inclut aussi certaines mises en service. C'est un taux trimestriel, pas un taux annuel, et il ne compte pas les renégociations chez le même fournisseur.

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  • Pour un site professionnel de puissance inférieure ou égale à 36 kVA, comparez au moins 3 offres sur le coût annuel complet, pas sur la seule remise affichée sur le kWh.
  • Une TPE de moins de 10 salariés et dont le chiffre d’affaires, les recettes ou le bilan annuel ne dépassent pas 2 millions d’euros peut encore être éligible au tarif réglementé de vente.
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  • Le contrat électrique des parties communes est souscrit au nom du syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic ; au Tarif Bleu 6 kVA, le prix de référence est de 0,2001 € TTC/kWh et l’abonnement de 190,32 € TTC/an.
  • Une infrastructure collective de recharge se vote en principe à la majorité simple de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965, tandis que le droit à la prise ne peut être bloqué qu’en saisissant le tribunal dans un délai de 3 mois.
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  • La bonne puissance souscrite dépend de vos pointes en kVA, pas de vos seuls kWh annuels : 200 MWh consommés peuvent correspondre à 40 kW ou 80 kW de puissance moyenne selon les heures de fonctionnement.
  • Jusqu’à 36 kVA, une puissance trop basse provoque surtout des coupures ; au-delà de 36 kVA, les dépassements peuvent être facturés selon les règles de votre contrat d’accès au réseau.