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Choisir son fournisseur d'électricité quand on est TPE ou artisan

Comparez les offres d’électricité pour TPE et artisans : prix, indexation, durée, service pro et pièges commerciaux, pour signer sans surprise ni surcoût.

13 min de lecture Mis à jour le La rédaction ÉlectricitéPasCher
Artisan compare des devis électriques dans son atelier de menuiserie.

Choisissez votre fournisseur d’électricité professionnel en partant de votre activité réelle : consommation surtout en journée, puissance nécessaire, saisonnalité et besoin d’assistance. Pour une TPE ou un artisan, l’offre la moins chère sur un comparateur n’est souvent pas la moins coûteuse au bout d’un an : elle peut être indexée, mal adaptée à vos horaires ou assortie d’une durée d’engagement contraignante.

Le bon réflexe est de mettre en concurrence au moins trois propositions écrites, toutes calculées sur la même consommation annuelle et la même puissance souscrite. Ne signez jamais pendant un appel commercial sans avoir reçu la grille tarifaire, les conditions de révision et les conditions de résiliation.

Commencez par vérifier votre profil professionnel

Une petite entreprise ne choisit pas son électricité comme un foyer. Votre consommation est généralement concentrée pendant les heures ouvrées, c’est-à-dire précisément lorsque les prix des options heures pleines/heures creuses sont les moins favorables. Un artisan boulanger, un garage, un salon de coiffure, un cabinet de santé ou une petite boutique n’ont ni les mêmes pointes de puissance, ni les mêmes possibilités de décaler leurs usages.

Avant de comparer, récupérez au minimum les 12 dernières factures ou téléchargez vos données de consommation depuis l’espace client de votre fournisseur ou d’Enedis. Relevez ces cinq informations :

  • la consommation annuelle en kWh ;
  • la puissance souscrite, en kVA ;
  • l’option tarifaire actuelle : Base, heures pleines/heures creuses, ou offre horosaisonnière ;
  • les mois de forte activité ou de forte consommation ;
  • les dépassements de puissance, disjonctions ou alertes déjà constatés.

Pour un local alimenté en basse tension avec une puissance inférieure ou égale à 36 kVA, vous êtes en général sur le segment des petits professionnels. C’est le cas d’une grande partie des commerces, cabinets, ateliers et petites structures de services. Au-delà de 36 kVA, la comparaison devient plus technique : courbe de charge, puissance par plage horaire, composantes d’acheminement et parfois intervention d’un courtier ou d’un consultant spécialisé.

Vérifiez votre accès éventuel au tarif réglementé

Le tarif réglementé de vente d’électricité n’est pas réservé aux particuliers. Une entreprise peut y être éligible si elle emploie moins de 10 personnes et si son chiffre d’affaires annuel, ses recettes ou son bilan annuel ne dépassent pas 2 millions d’euros. Cette possibilité est prévue par l’article L. 337-7 du Code de l’énergie.

Le tarif réglementé n’est pas automatiquement le meilleur prix. Il reste en revanche une référence utile pour analyser une offre de marché : prix lisible, cadre connu, pas de mécanisme commercial compliqué. Si votre entreprise y est éligible, demandez au moins un chiffrage équivalent avant de signer une offre privée de 24 ou 36 mois.

Attention : les tarifs affichés pour les particuliers ne doivent pas être utilisés pour estimer directement votre contrat professionnel. Les grilles, abonnements, options et conditions contractuelles peuvent différer. Un prix séduisant sur une offre résidentielle ne constitue pas une offre souscriptible par une société, un artisan ou une association employeuse.

Les 6 critères qui comptent vraiment pour une TPE

Le prix du kWh est nécessaire, mais il ne suffit pas. Voici la grille de lecture à appliquer à chaque proposition commerciale.

CritèreCe qu’il faut demanderPourquoi c’est décisif
Prix du kWhTarif HT, TTC, période de validité et formule de calculUne remise de départ peut disparaître lors d’une révision semestrielle ou annuelle.
Abonnement et puissanceMontant annuel HT, puissance souscrite, coût d’un changement de puissanceUn abonnement trop élevé pénalise les très petits consommateurs ; une puissance trop basse perturbe l’activité.
Type de prixFixe, indexé sur le TRV, indexé marché ou formule mixteLe risque de hausse n’est pas le même selon le contrat.
Durée et sortieDurée ferme, préavis, indemnité de résiliation, reconductionUn contrat professionnel peut vous immobiliser plusieurs années.
Horaires de consommationRépartition réelle jour/nuit, semaine/week-end, été/hiverLes heures creuses ne sont rentables que si une part suffisante des usages est déplaçable.
Service professionnelInterlocuteur dédié, délai de réponse, facture multi-sites, canal d’urgenceUne erreur de facturation ou un changement de local peut faire perdre du temps et de la trésorerie.

Ajoutez un septième critère si vous avez un engagement environnemental dans vos appels d’offres, votre communication ou vos réponses à des marchés : la qualité de l’électricité dite verte. Une garantie d’origine standard et un approvisionnement direct auprès de producteurs français ne recouvrent pas la même réalité. Demandez ce que finance précisément le supplément vert, s’il existe.

Base, heures creuses ou offre saisonnière : choisissez selon vos horaires

L’option Base convient à la plupart des petits commerces et artisans

L’option Base applique le même prix du kWh toute la journée. Elle est souvent pertinente lorsque l’essentiel de la consommation a lieu entre 8 h et 19 h : éclairage, informatique, machines, cuisson, climatisation, ventilation, caisse, froid commercial ou outillage.

C’est fréquemment le cas pour :

  • un salon de coiffure ou d’esthétique ;
  • une boutique ouverte en journée ;
  • un cabinet libéral ;
  • une agence ou un bureau ;
  • un atelier dont les machines tournent pendant les horaires de travail ;
  • un restaurant dont les appareils de cuisson fonctionnent avant et pendant le service.

Une offre heures pleines/heures creuses n’est avantageuse que si vous pouvez réellement faire basculer une part significative de vos consommations la nuit ou pendant les plages creuses : chauffe-eau professionnel programmable, recharge d’utilitaires électriques, froid, machines de lavage, stockage thermique ou certains équipements de production.

Les heures creuses sont souvent mal vendues aux professionnels

Un commercial peut vous présenter un prix d’heures creuses très bas. La question à poser est simple : combien de kWh votre entreprise consomme-t-elle réellement pendant ces plages ?

Si votre atelier consomme 85 % de son électricité en semaine et en journée, une offre avec des heures creuses attractives ne compensera pas forcément un prix d’heures pleines plus élevé. Pire : certains contrats prévoient un abonnement plus important en option HP/HC.

Ne vous contentez pas d’une promesse du type « vous paierez moins la nuit ». Demandez une simulation fondée sur vos données quart-horaires ou, à défaut, sur les relevés mensuels et les horaires de votre activité.

Les offres saisonnières peuvent être utiles, mais elles demandent de la discipline

Les contrats horosaisonniers ou à prix variable selon l’été, l’hiver, les jours ou les plages horaires peuvent convenir à une activité très flexible. Par exemple, un entrepôt pouvant piloter la recharge de véhicules, le froid ou certains cycles de production peut profiter de prix bas sur des créneaux ciblés.

Pour la plupart des petites entreprises, ces offres deviennent un piège lorsqu’elles s’ajoutent à une activité déjà tendue : vous n’allez pas arrêter un fournil, un appareil médical, une chambre froide ou une machine de chantier parce que le prix du kWh est haut ce jour-là. Si vous ne pouvez pas déplacer au moins une partie mesurable de vos usages, préférez une structure tarifaire simple.

Prix fixe, prix indexé ou prix de marché : le risque à accepter

Les contrats professionnels proposent généralement trois logiques de prix. Elles ne se valent pas.

Le prix fixe : le choix de la visibilité

Dans une offre à prix fixe, le fournisseur bloque tout ou partie du prix hors taxes pendant une durée donnée. Vérifiez bien ce qui est réellement fixe : certains contrats bloquent seulement la composante fourniture, tandis que l’acheminement, les taxes et les contributions évoluent.

Depuis le 1er août 2026, l’accise sur l’électricité est de 30,62 €/MWh, soit 0,03062 €/kWh. La TVA est de 20 % sur la totalité de la facture depuis le 1er août 2025, y compris sur l’abonnement. Un prix fixe HT n’empêche donc pas votre facture TTC d’évoluer si les taxes ou les tarifs d’acheminement changent.

Le prix fixe est souvent le meilleur arbitrage pour une TPE qui veut budgéter ses charges, à condition que la durée ne vous enferme pas et que l’écart avec une offre indexée reste raisonnable.

Le prix indexé : moins cher aujourd’hui, incertain demain

Une offre indexée peut suivre le tarif réglementé, un indice de marché, un produit de gros ou une formule combinant plusieurs références. Elle peut inclure une remise, par exemple sur le prix HT du kWh. Cette remise est parfois garantie pendant une période donnée ; le prix final, lui, ne l’est pas nécessairement.

Demandez toujours :

  1. l’indice précis suivi par le contrat ;
  2. la fréquence de révision ;
  3. le délai de prévenance avant une hausse ;
  4. la formule mathématique de calcul ;
  5. la possibilité de résilier sans frais après une modification tarifaire.

Une clause du type « prix révisable selon les conditions de marché » sans indice identifiable est insuffisante. Vous devez pouvoir refaire le calcul ou au moins comprendre quel événement déclenche la hausse.

Le prix de marché : à réserver aux entreprises qui suivent leurs consommations

Les offres dépendant fortement des marchés de gros peuvent être compétitives, mais elles exigent une capacité de suivi. Elles ont du sens pour une activité flexible, dotée d’un pilotage énergétique ou d’un volume de consommation suffisamment élevé. Pour un artisan seul ou une TPE sans responsable énergie, le gain potentiel ne justifie pas toujours le temps passé ni le risque de volatilité.

Exemple chiffré : pourquoi la clause de révision peut coûter plus cher que la remise

Prenons un atelier de menuiserie ouvert du lundi au vendredi, avec éclairage, aspiration, compresseur et machines-outils. Sa consommation est de 12 000 kWh par an, dont environ 85 % en journée. L’option Base est donc plus cohérente qu’une offre heures creuses.

Le dirigeant reçoit deux propositions professionnelles fictives, comparables sur la même puissance souscrite :

OffreAbonnement annuel HTPrix du kWh HTCoût annuel HT initial
Offre A, prix fixe 24 mois300 €0,175 €300 € + (12 000 × 0,175 €) = 2 400 €
Offre B, prix indexé240 €0,165 €240 € + (12 000 × 0,165 €) = 2 220 €

L’offre B paraît meilleure de 180 € HT la première année. Mais son contrat autorise une révision du prix de 0,025 €/kWh. Après cette hausse, le calcul devient :

  • abonnement : 240 € HT ;
  • consommation : 12 000 × 0,190 € = 2 280 € HT ;
  • total : 2 520 € HT.

L’offre B devient alors 120 € HT plus chère que l’offre fixe. Cet exemple ne signifie pas qu’un prix indexé est toujours mauvais. Il montre qu’une différence de 2,5 centimes par kWh représente 300 € HT par an pour 12 000 kWh. La stabilité a une valeur économique, surtout quand votre trésorerie est serrée.

Durée d’engagement : lisez les clauses avant de regarder la remise

C’est l’erreur la plus coûteuse des petites entreprises : confondre durée de prix et liberté de sortie.

Pour les particuliers, les contrats d’électricité sont en principe résiliables à tout moment sans frais. Pour les professionnels, ce n’est pas une règle générale. Un fournisseur peut proposer une durée ferme de 12, 24 ou 36 mois, un préavis de résiliation et une indemnité si vous partez avant l’échéance. Le montant peut dépendre des mois restants, d’un volume estimé ou d’une formule contractuelle.

Avant de signer, obtenez une réponse écrite à ces questions :

  • Quelle est la date exacte de fin d’engagement ?
  • Le contrat se reconduit-il automatiquement ?
  • Quel préavis faut-il respecter pour éviter la reconduction ?
  • Quel est le coût de résiliation anticipée, avec un exemple chiffré ?
  • Que se passe-t-il en cas de déménagement, cessation d’activité, vente du fonds ou changement de forme juridique ?
  • Le fournisseur peut-il modifier le prix pendant la période d’engagement ?

Méfiez-vous des formulations telles que « contrat sans engagement » lorsqu’elles signifient seulement que le fournisseur ne garantit pas son prix. L’absence d’engagement du client et l’absence d’engagement du fournisseur sont deux sujets distincts.

Service client professionnel : ne payez pas pour un nom, exigez un fonctionnement

Un service dédié n’a de valeur que s’il répond aux besoins de votre entreprise. Une TPE n’a pas forcément besoin d’un chargé de compte attitré, mais elle doit pouvoir obtenir rapidement une facture corrigée, une modification de puissance, une attestation, un échéancier ou une réponse lors d’un déménagement.

Évaluez le service sur des éléments concrets :

  • numéro professionnel direct ou plateforme généraliste ;
  • horaires compatibles avec votre activité ;
  • délai annoncé de traitement des réclamations ;
  • disponibilité d’une facturation mensuelle sur consommation réelle ;
  • accès aux données de consommation ;
  • possibilité de gérer plusieurs sites sur un seul espace ;
  • canal écrit permettant de garder une preuve des échanges.

Si votre comptable traite vos factures, vérifiez aussi le format disponible : facture PDF, export CSV, relevé détaillé, ventilation HT, TVA et taxes. Une facture inutilisable fait perdre plus de temps qu’une petite remise ne fait gagner d’argent.

Pour une entreprise qui dépend fortement de l’électricité — chambre froide, atelier de production, cabinet recevant du public, commerce avec caisse et TPE bancaire — séparez deux sujets : le fournisseur facture l’énergie ; le réseau reste géré par Enedis ou l’entreprise locale de distribution. Changer de fournisseur ne modifie ni la qualité physique de l’électricité ni le dépannage du réseau. En cas de panne générale, le fournisseur ne répare pas le réseau.

Les erreurs classiques face à un commercial

Signer sur un pourcentage de remise

« -15 % sur le kWh » ne veut rien dire sans préciser la référence, le montant HT ou TTC, la durée de garantie et l’abonnement. Une remise sur une composante seulement peut laisser intactes les autres lignes de la facture.

Exigez un coût annuel total estimé, construit sur votre consommation réelle, avec abonnement, fourniture, acheminement, taxes connues et éventuels frais de service. Comparez ensuite les offres sur la même base HT ou TTC selon votre situation comptable, jamais l’une HT contre l’autre TTC.

Croire que le commercial représente votre fournisseur actuel

Un démarcheur peut employer des formulations ambiguës : « nous intervenons pour votre contrat », « nous faisons une mise à jour », « votre tarif arrive à échéance ». Demandez immédiatement son identité, celle de son employeur, le nom exact du fournisseur proposé et son numéro de téléphone professionnel. Ne communiquez pas votre point de livraison, votre RIB ou une facture complète avant d’avoir vérifié l’offre.

Donner son numéro de PDL ou PRM sans vérifier le mandat

Le numéro de point de livraison ou PRM permet d’identifier votre compteur. Il est nécessaire pour une souscription, mais ne le transmettez pas sous pression. Une facture contient aussi des données commerciales utiles à un concurrent. Envoyez-la uniquement après avoir demandé une proposition écrite et identifié clairement votre interlocuteur.

Confondre changement de fournisseur et changement de compteur

Le changement de fournisseur est une démarche commerciale et administrative. Il n’impose généralement pas le remplacement du compteur ni une coupure d’électricité. Si l’on vous annonce des frais techniques ou un changement d’équipement obligatoire pour vous faire signer vite, demandez une confirmation écrite et indépendante.

Oublier la tacite reconduction

Notez dans votre agenda la date de fin d’engagement et la date limite de préavis dès la signature. Pour un contrat de 24 mois avec trois mois de préavis, vous devez parfois agir au 21e mois. Attendre la dernière facture est trop tard.

Marche à suivre : votre méthode en 45 minutes

  1. Rassemblez vos éléments. Prenez une facture récente, le total de kWh sur 12 mois, la puissance en kVA, votre option tarifaire et vos dates contractuelles.

  2. Décrivez votre profil en une phrase. Par exemple : atelier ouvert de 7 h 30 à 18 h, fermé le week-end, consommation forte de novembre à mars, pas de capacité de décalage la nuit. Cette phrase élimine déjà les offres mal adaptées.

  3. Demandez trois devis comparables. Imposer le même périmètre : même puissance, même option, même consommation annuelle, prix HT et TTC, durée, date de validité, frais de sortie et formule de révision.

  4. Calculez le coût annuel complet. Additionnez abonnement annuel et consommation estimée. Ne retenez pas une offre uniquement parce que son premier mois est moins cher.

  5. Choisissez le niveau de risque acceptable. Une activité avec peu de marge et une consommation prévisible a souvent intérêt à privilégier un prix fixe transparent. Une entreprise flexible peut envisager une offre indexée ou horosaisonnière, après simulation sur ses données réelles.

  6. Vérifiez les clauses de sortie avant la signature. Si le fournisseur refuse de chiffrer l’indemnité de résiliation, de préciser l’indice de révision ou d’envoyer les conditions contractuelles, écartez l’offre.

Pour une TPE classique consommant surtout en journée, l’arbitrage le plus rationnel est généralement une offre professionnelle simple, en Base, à prix fixe ou avec une indexation parfaitement lisible, sans pénalité disproportionnée. Le contrat le moins cher est celui qui reste adapté à votre activité le jour où les prix changent, où vous déménagez ou où votre consommation baisse.

Comparer trois offres d’électricité pour sa TPE

Méthode rapide pour choisir un contrat professionnel en comparant les coûts, les clauses et l’adéquation avec les horaires de l’entreprise.

  1. Réunir les données de consommation

    Prenez une facture récente et relevez la consommation annuelle en kWh, la puissance souscrite en kVA, l’option tarifaire, la date de fin de contrat et les éventuels dépassements de puissance.

  2. Décrire les horaires réels

    Indiquez la part de consommation en journée, la nuit, le week-end et selon les saisons. Cette étape permet d’écarter les offres heures creuses ou saisonnières qui ne correspondent pas à votre activité.

  3. Demander trois devis identiques

    Exigez le même périmètre pour chaque devis : consommation annuelle, puissance, option, prix HT et TTC, durée, préavis, frais de sortie, index de révision et date de validité.

  4. Calculer le coût annuel complet

    Additionnez l’abonnement annuel et le prix du kWh multiplié par votre consommation. Ne comparez pas uniquement le pourcentage de remise ou le prix du premier mois.

  5. Lire les clauses de risque

    Vérifiez ce qui est fixe, la fréquence de révision, l’indice utilisé, la reconduction automatique et l’indemnité de résiliation anticipée. Écartez les offres dont le mécanisme de prix n’est pas compréhensible.

  6. Signer seulement après validation écrite

    Conservez le devis, les conditions particulières et les conditions générales. Notez immédiatement la date de fin d’engagement et la date limite de préavis dans votre agenda.

Questions fréquentes

Une TPE peut-elle encore choisir le tarif réglementé d’électricité ?

Oui, sous conditions. Une entreprise peut être éligible au tarif réglementé de vente si elle emploie moins de 10 personnes et si son chiffre d’affaires annuel, ses recettes ou son bilan annuel ne dépasse pas 2 millions d’euros. Cette règle figure à l’article L. 337-7 du Code de l’énergie.

Le tarif réglementé n’est pas forcément le moins cher, mais il constitue une référence claire pour comparer les offres de marché professionnelles.

Un artisan doit-il choisir les heures creuses ?

Pas automatiquement. Les heures creuses ne deviennent intéressantes que si une part suffisante de votre consommation peut être déplacée sur ces créneaux : recharge d’un véhicule électrique, chauffe-eau programmable, froid, lavage ou production nocturne.

Un artisan qui travaille surtout entre 8 h et 18 h consomme majoritairement en heures pleines. Il doit comparer le coût global, car un prix d’heures creuses attractif peut être annulé par un prix d’heures pleines et un abonnement plus élevés.

Peut-on résilier gratuitement un contrat d’électricité professionnel ?

Ne le supposez pas. Les contrats conclus par les professionnels peuvent prévoir une durée ferme, un préavis et une indemnité de résiliation anticipée. Les protections applicables aux contrats particuliers ne s’appliquent pas automatiquement à une société, un artisan ou une association employeuse.

Avant de signer, demandez un exemple écrit du coût de sortie à 6, 12 et 18 mois. Vérifiez aussi les règles applicables en cas de déménagement, cessation d’activité ou vente du fonds.

Que signifie un prix fixe sur un contrat professionnel ?

Un prix fixe signifie souvent que la composante fourniture hors taxes est bloquée pendant une période définie, par exemple 12 ou 24 mois. Cela ne garantit pas forcément que la facture totale TTC restera identique.

L’acheminement, les taxes et les contributions peuvent évoluer. Depuis le 1er août 2026, l’accise sur l’électricité est de 30,62 €/MWh, soit 0,03062 €/kWh, et la TVA est de 20 % sur la totalité de la facture.

Quel fournisseur est le moins cher pour une TPE ?

Il n’existe pas de fournisseur universellement moins cher pour toutes les TPE. Le meilleur contrat dépend de la puissance, du volume annuel, des horaires, de la saisonnalité, de la durée souhaitée et du risque de hausse acceptable.

Un commerce consommant 4 000 kWh par an peut être très sensible à l’abonnement. Un atelier à 15 000 kWh par an sera davantage affecté par un écart de 0,01 €/kWh, soit 150 € par an hors taxes.

Faut-il signer une offre proposée par téléphone ?

Non, pas immédiatement. Demandez le nom exact du fournisseur, la grille tarifaire, les conditions générales, la durée d’engagement, le préavis et la formule de révision. Comparez ensuite cette proposition à au moins deux autres devis écrits.

Ne transmettez pas votre RIB, votre numéro de point de livraison ou une facture complète sous pression. Un commercial sérieux vous laisse le temps de vérifier les conditions et de faire relire le contrat.

Changer de fournisseur coupe-t-il l’électricité de l’entreprise ?

Non. Le changement de fournisseur est une opération administrative : l’électricité continue d’être acheminée par Enedis ou par l’entreprise locale de distribution compétente. Votre compteur, la qualité de l’électricité et les interventions de dépannage réseau ne dépendent pas du fournisseur choisi.

Le changement peut toutefois être bloqué ou retardé si vous êtes encore engagé auprès de votre fournisseur actuel ou si les informations de votre point de livraison sont inexactes.

Comment comparer une offre HT et une offre TTC ?

Ne les comparez jamais directement. Demandez aux fournisseurs une présentation homogène : prix du kWh HT, abonnement HT, taxes estimées, TVA et coût annuel TTC. Si votre entreprise récupère la TVA, votre comparaison économique peut être menée hors taxes, mais vous devez conserver la même méthode pour tous les devis.

Vérifiez que l’accise, l’acheminement et les éventuels frais de service sont traités de façon identique dans chaque simulation.

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  • Le Tarif Bleu réglementé reste accessible aux professionnels raccordés à 36 kVA ou moins, à condition d'employer moins de 10 salariés et de ne pas dépasser 2 millions d'euros de chiffre d'affaires ou de bilan annuel.
  • Une entreprise paie généralement une accise de 26,58 €/MWh, soit 0,02658 €/kWh, contre 30,62 €/MWh pour les ménages et assimilés depuis le 1er août 2026.
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  • La bonne puissance souscrite dépend de vos pointes en kVA, pas de vos seuls kWh annuels : 200 MWh consommés peuvent correspondre à 40 kW ou 80 kW de puissance moyenne selon les heures de fonctionnement.
  • Jusqu’à 36 kVA, une puissance trop basse provoque surtout des coupures ; au-delà de 36 kVA, les dépassements peuvent être facturés selon les règles de votre contrat d’accès au réseau.